''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 ...La danseuse aux papillons...

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Lily-Rose Tepes



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Lily-Rose Tepes
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Race : Faux parleur
Classe : Oniromancienne
Métier : Danseuse
Croyances : Pluie
Groupe : Solitaire

Âge : inconnue

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...La danseuse aux papillons... _
MessageSujet: ...La danseuse aux papillons...   ...La danseuse aux papillons... EmptySam 20 Aoû 2011 - 18:24

La danseuse aux papillons

Spoiler:
 

Personnage


Nom : Tepes
Prénom : Lily-Rose
Rang : La danseuse aux papillons.
Âge : peut-être 20. Peut-être 30. Peut-être même qu’un jour, on le saura.
Sexe : Féminin
Race : Faux parleur
Classe : Oniromancienne.
Métier : Danseuse
Croyances : Pluie. En tant qu'Oniromancienne, je suis amenée à vouer ma vie au rêve, lui vouant un véritable culte. Lavande disait que d'après la légende, le Dieu de la pluie même avait créé l'Oniromancie.
Groupe : Solitaire
Équipement : Mon équipement se résume à mes accessoires de danseuse. A savoir deux longs rubans de satin roux. Lorsque je prends la route j’y glisse des aiguilles empoisonnées. D’ailleurs, par simple précaution j’en garde toujours deux cachées dans la chevelure. Rien de mortelle bien sur, juste de quoi paralyser ou endormir un ours durant deux trois heures, au choix.

Talents de combat : Je préfère largement m’en tenir à mes charmes et sortilèges mais lorsque je n’ai pas choix, je sais user de ma souplesse de danseuse pour esquiver les coups les plus perfides tout en lançant mes aiguilles à des points stratégiques.

Talents de magie : L'oniromancie est la magie du rêve et de l'illusion. Le principe étant, dans le cas d'une illusion (ma spécialité) de créer une distraction visuelle pour captiver l’esprit de la cible et pouvoir ainsi le manipuler. Dans mon cas, j’utilise une multitude de papillons bleus lumineux fais uniquement de magie. Le piège, se cachant derrière. Ils sont liés au charme destiné à envouter ma cible dont l’esprit croira alors que les ailes de mes papillons sont d’un tranchant incroyable. Alors il mutile lui-même son corps, le fissurant de toutes parts chaque fois qu’un papillon s’approche. Bien entendu, un esprit conscient de ce qui lui arrive sera capable de lutter ce qui me fatiguera surement rapidement. Mais encore faut-il avoir connaitre toutes les subtilités de cet art. Et si ma maitresse, Lavande, m’enseigna tout ce qu’elle savait, il me reste beaucoup à apprendre. Comme par exemple, comment s’immiscer dans les rêves pour perturber une personne, ce qui permet de la déstabiliser psychologiquement.

Talents divers : La danse bien entendu. Et la cuisine ! J’en ai appris des choses avec ce cher Guuiseppe. Quels sont les plantes qui blessent, qui soignent, les plantes bonnes à manger, avec quel animal les faire, comment pécher, où chercher l’eau la plus pure, tout ce qu’il faut pour survivre.

Pouvoirs particuliers : Je suis physiquement bloqué à l’âge de douze ans, je ne sais pas encore si c’est quelque chose de plutôt bon ou plutôt mauvais mais je pencherais plus pour la seconde catégorie.
Ensuite lorsque je subis une charge émotionnelle trop importante, j’ai tendance à perdre le contrôle de moi-même. Je n’ai plus en tête que cette phrase « les papilles du papillon-pépite pépient, palpitent » Elle raisonne en moi, omniprésente si bien que je ne vois plus rien d’autre. Chaque fois, lorsque je reviens à moi… Je retrouve un voir plusieurs corps gisant à mes cotés. Souvent je suis blessé mais jamais très gravement. Je suppose que les gens ont du mal à se défendre contre une enfant…


Apparence physique : Mon corps est celui d’une enfant. Je ne me souviens pas d’ailleurs avoir un jour été autrement. Je crois pouvoir me dire plutôt jolie, en même temps qui qualifierait une enfant de « physiquement sensuel et envoutante » ? Mon visage est resté rond, mes lèvres rosées ont une forme de cœur à prendre. De légère taches de rousseur parsèment mes pommettes ainsi que mon petit nez. Encadrés par une frange rousse, vous me trouverez d’immenses yeux d’un bleu abyssal aux reflets mauves. Les boucles de ma chevelure, retombant sur mes omoplates, vous conduiront vers un corps à l’allure fragile et gracile. Très fin, à la poitrine et aux hanches à peine dessinées.

Caractère, personnalité : Je dirais que ce qui ressort le plus c’est le fait que je sois renfermée. A un point catastrophique. Le seul moment où je me sens en communion avec ce qui m’entoure c’est quand je suis sur scène, dansant au milieu de mes papillons. Espiègle, malicieuse et incommensurable rêveuse, j'aime passer mon temps à regarder les étoiles, plongée dans mes souvenirs. Et souvent la nuit je refais se cauchemar... Sali...
Je suis nostalgique. Mais également résolue. J'ai su apprendre à ravaler ma pitié et à être impitoyable.
On me connait également une fâcheuse tendance à me faire une idée de mon interlocuteur au premier coup d’œil. Étant buttée comme une mule, si je vous juge mal, il vous faudra du temps pour faire changer d'avis. D'ailleurs je serais toujours d'un grand franc parler. Donc, si je vous aime pas, attendez-vous à ce que je le montre clairement. Par contre, je vous apprécie, vous découvrirez une Lily câline, taquine et chipie qui, je l'espère, vous plaira.



En ce qui vous concerne

A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ?
Pour l’instant tout les jours, par la suite cela dépendra de mon emploie du temps mais au minimum trois fois par semaines.

Comment avez-vous découvert le forum ?
Sur le top 50 des forums rpg.

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ?
Il règne une certaine irrégularité dans les dimensions des avatars et signatures présentes sur le forum, pour l'harmonie esthétique des rp, il se serait peut-être intéressant d'avoir un format imposé.


Histoire :

Le propriétaire de l’asile, c’était Monsieur Thundencroc. Je me souviens… Il ne nous aimait pas. Il n’aimait pas les enfants en générale, parce que ses employés pouvaient avoir pitié de nous. Et ça, c’était pas bon pour son business, qu’il disait. Mais nous il était bien obligé de nous garder, on avait nulle part où aller, on avait rien pour manger, pi c’était pas bien vu d’laisser des gosses crever dehors alors… il nous a trouver une petite pièce pour toute les deux, avec un repas froid à se partager tout les jours. On avait des tuniques en lin qui grattaient et pour l’hiver une couverture de laine trouée sous laquelle on pouvait se blottir. Ça pouvait pas être pire que la rue. Et puis il y avait Gisèle, elle était gentille Gisèle, quand elle nous amenait au bain, on savait qu’on aurait de l’eau chaude.
On était là parce que papa avait engrossé maman avant de s’en aller, deux enfants c’était trop. Moi, j’étais venue la première mais Sali… Je lui en veux pas, c’est ma petite sœur après tout. Mais y a des fois je me demande… Et si elle était pas née, comment se serait aujourd’hui ? Maman, elle disait toujours « c’est le destin ma Lily, les choses arrivent pour une raison.» Et puis il y a eu l’accouchement. J’avais tellement peur, je savais pas ce que je pouvais faire et maman elle criait, criait, criait ; je me suis recroquevillée dans un coin, la tête entre mes genoux… et j’ai attendu. Ça a durée des heures. Et maman s’est tu. Le bébé était par terre, plein de sang avec un drôle de file qui le reliait encore à maman. Elle m’a dit de le couper, alors j’ai coupé. Elle m’a dit de pas pleurer, j’ai arrêté de pleurer. Elle m’a dit de laisser le bébé à une porte et qu’on partirait toute les deux, qu’on avait pas la place pour elle. Et le bébé a crié. Je le sentait dans mes bras , tout chaud, qui gigotait, comme si il me disait « Lily, me laisse pas » . Je l’ai pas laissé. Je m’accrochait à elle comme à la vie, parce qu’elle, elle était trop petite pour défendre la sienne.
Maman s’est levée, elle voulait la prendre mais moi j’ai vu. J’ai vu comme ses yeux étaient méchants, j’ai vu, à ce moment, la colère qu’elle portait, cette colère qui avait grandie dans son ventre avec le bébé, qui la rongeait, qui la rendait folle. Alors j’ai couru.
J’ai couru jusqu’à perdre haleine, sans voir où j’allais, bousculant les gens, trébuchant, glissant dans la crasse des pavés. Je ne pensais qu’à elle, je l’imaginais grande pour me donner la force, je l’imaginais rire pour me donner le courage, je la voyais grande, pour retenir mes larmes.
Je me souviens avoir percuter quelqu’un, le choc m’a fait tomber à la renverse et mon corps s’est écraser sur le sol. Je n’avais pas lâcher le bébé, il comptait plus que moi. Là j’ai entendu une voie douce « Petite, tout va bien ? »c’est un peu flou, j’étais sonné, mais sans répondre je sais que je la gardais serrer contre mon cœur. « laisse moi t’aider, qu’est-ce que tu cache là ? » J’ai redressé la tête d’un coup, reculant sur le pavé, apeurée, elle aussi, elle en voulait à ma sœur ? Le bébé a gémit, je crois que je devais l’étreindre trop fort. Le visage de la dame a changé soudain. « Mon Dieu, viens avec moi, tu ne peux pas laisser ce bébé comme ça, il va mourir de froid ! » Elle avait vraiment l’aire inquiète et d’un coup je me suis souvenue que je ne savais pas, moi, comment m’occuper d’un bébé… Alors je l’ai suivie tout en gardant Sali dans mes bras. J’ai choisi son nom sur le chemin. On passait devant une boulangerie dont l’écriteau disait « Au délice de Sali ». J’avais toujours rêvé de manger un gâteau comme ceux dans la vitrine. Avec de la crème et du chocolat et de la vanille et tout plein de bonne chose dedans. En fait je ne savais pas si c’était bon le chocolat ou la vanille. Mais ce que je savais c’était que ça sentait rudement bon. Et tandis que je rêvais au jour où je mangerais du bon chocolat avec Sali, la dame me dit :
_ Je m’appelle Gisèle… Et toi ?
_ Lily-Rose.
Elle me sourit. Je n’avais jamais vu un aussi joli sourire. Enfin si mais… il avait quelque chose de chaud, qui chatouillait le cœur et donner envie de pleurer. Des larmes de soulagement, parce que son sourire, il disait de ne plus avoir peur, que tout irait bien à présent. Et je voulais le croire.
On est arrivé à un grand bâtiment solitaire, à l’orée de la ville. Gisèle m’expliqua qu’elle travaillait ici, que c’était un asile. Elle me dit de ne pas m’inquiéter, qu’on ne nous mettrait pas avec les fous et elle me pria de comprendre qu’à l’orphelinat, les enfants étaient méchants, qu’ils feraient du mal à Sali et qu’on nous entasserait tous dans la même pièce. Elle me promit qu’ici elle prendrait soin de ma petite sœur, qu’elle lui donnerait même du lait, parce qu’a son âge elle ne pouvait pas manger autre chose.
Monsieur Thundencroc, lui, il était pas très content… Du tout. Mais quand il a vu Sali, il a dit avec sa grosse voie bourrue « Bon. C’est d’accord… Mais la première et dernière fois. C’est pas une maison de charité ici. » Gisèle m’a fait un clin d’œil et puis on est allé dans la cuisine. Sur le chemin on entendait des cris, c’était les malades de l’asile. Gisèle disait que parfois, ils supportaient mal les traitements mais qu’on s’habituait au bruit assez vite, que le pire c’était la nuit.
Les années ont passées. Froides, sombres, humides comme les pierres de l’asile. Sali allait fêter ses six ans, mais moi… je ne changeais pas. Je l’avais vu passer de nouveau né à petite fille en pleine forme sans même grandir d’un centimètre. Je voyais bien que ça embêtait Gisèle, que même le directeur s’en rendait compte, que ça leur faisait peur. Pour l’occasion elle était allée à la boulangerie pour acheter trois petits gâteau, faute de pouvoir en prendre un grand. Alors pour la première fois, on a mangé du chocolat. Dieu que c’était bon ! Jamais je n’aurais pu imaginer quelque chose de meilleurs ! Mais derrière le délice de cette découverte se cachait une amère nouvelle.
_ Les filles… Mes chéries je dois vous dire… Monsieur le directeur…
_ Qu’est-ce qu’il a ? Avions-nous toute deux demandés.
Elle prit une profonde inspiration.
_ Il… estime que maintenant, vous êtes assez grandes pour partir et que par la même occasion, il n’a plus besoin de moi.
Je voyais bien que Sali ne comprenait pas. Mais pour moi… ça voulait dire retourner dans la rue. Trainer à nouveaux dans les dédales de cette ville pourrie, mendier pour un bout de pain sec. Voilà qui était impossible à concevoir.
_ Mais qu’est-ce qu’on va faire ?
_ On va se débrouiller comme des grandes.
Le plan de Gisèle c’était de faire une auberge confortable pour les voyageurs infortunés et même pour héberger deux ou trois mendiants. Comme si on manquait d’auberges à Madorass. Mais bon, quand Gisèle décidait quelque chose, on avait plus la paix jusqu’à ce que ça marche, elle aurait mené la rébellion s’il le fallait. Et puis elle semblait si enjouée, elle pensait aux plats qu’elle servirait, au sourire sur le visage des clients. Alors on l’a aidé du mieux qu’on pouvait. Avec ses économies, elle rachetât une vieille et affreuse maison avec pour projet de lui offrir une seconde jeunesse. C’est là qu’elle se rendit compte que ce serait plus difficile que prévu. On avait presque plus d’argent, alors j’allais mendier dans les rues passantes et en rentrant, c’était planches et clous jusque tard dans la nuit.
Et Sali… Elle aussi, elle voulait faire quelque chose. Aider Gisèle pour faire du chocolat dans son auberge. Mais elle était bien petite Sali pour porter des planches, peindre les hauts murs ou même tenir le marteau sans se blesser.
Un jour que les travaux avançaient bien, j’étais parti mendier pour le pain du soir. Les gens, jamais très généreux, laissaient tomber plus de dédain que de pièce. La fin d’après midi approchait. Je passais devant cette boulangerie, la même que six ans au paravent. Les fragrances sucrées de la vanille, la cannelle, le chocolat étaient toujours si présente et délicieuse. Mais aujourd’hui, ça sentait surtout la tarte aux pommes. Et je m’imaginais le jour où nous servirions des tartes, nous aussi, dans notre belle auberge. D’ailleurs, comment on l’appellerait cette auberge ?
Je songeais à un nom pour notre futur. Parce que cette auberge c’était notre rêve, notre avenir et notre espoir d’une vie meilleure. Il y avait une bonne odeur ce jour là, sur le chemin du retour. Une saveur de braise, cette bonne odeur du feu qui crépite, réchauffant les cœurs, étreignant les âmes perdues d’un confort inestimable. Et tout allait bien au fond, je me sentais détendue. Comme si la fin du parcours approchait, qu’on allait enfin pourvoir voler de nos propres ailes, vivre au grand jour dans la joie et surtout, la tranquillité.
A cet instant, je sentais monter en moi cette vague de chaleur mouillée de larme qui embrasse les cœurs meurtris à la découverte de la lumière.
A cet instant, un papillon passa, me laissant admirer à la clarté rougeoyante du feu ses ailes bleues… Le feu ?
En regardant plus loin, c’est vrai qu’on les voyait bien ces flammes gigantesques, dévorant les bâtiments. Je ne comprenais plus rien, que se passait-il ?
-O FEUU !! A L’AIDE, AU SECOURS !!!!!!!!!
Les cris fusaient de partout tout à coup je me trouvais perdu entre les torrents de flammes et les pleures des femmes mais… Sali. Gisèle. Je courus vers l’auberge, le plus vite que mes jambes puisse supporter si bien que je tombais à quelque mètres de l’entré. La porte était là. Rongée par l’incendie.
Alors tout ces efforts. Tout ce travaille. Tout cet enfer pour quoi ? Pour en arriver là ?
J’hurlais à la mort au milieu des débris, de l’agonie tout en guenilles qui imposait son règne insoutenable. La nuit tombait. Tout tournait autour de moi, je ne voyais plus ni la lune ni les étoiles, juste le feu qui riait de la faiblesse du monde. Volant âmes après âmes, déchirant les cœurs comme les mœurs, sans aucune échappatoire possible…

« Les papilles du papillon-pépite pépient, palpitent. Les papilles du papillon-pépite pépient, palpitent.
Les papilles du papillon-pépite pépient, palpitent… »


Le noir. Le silence. Juste cette phrase encore et encore. Omniprésente. La folie.
La peur.
…Désespoir…
_________________________
Lorsque j’ai repris conscience, j’étais allongée sur le pavé, au fond d’une impasse. A même le sol.
Je me redressais doucement, au fur et à mesure que mes souvenirs me revenaient. Le papillon, le feu… Sali. Mais comment étais-je arrivée là ? Pas la moindre idée. Juste cette affreuse nausée qui me soulevait le cœur. J’ai vomi. C’est seulement là que je l’ai vu.
Un corps. Un homme de taille moyenne, assez large d’épaule, recroquevillé sur le trottoir. Il ne bougeait pas.
_ Monsieur ?
Pas de réponse. Je m’approchais lentement, pour voir son visage. Ou du moins… ce qu’il en restait. Un œil crevé, l’autre boursoufflé, des plaies sanguinolentes partout, sur tout le corps. Comme si ça peau avait craquée sous la pression, déchirant muscle et artère. En faite, il baignait dans son propre sang. Ça puait la mort.
Je tremblais de tout mon être. Quel horreur c’était-il encore produite ?
Et cette phrase me revint à l’esprit. Les papilles du papillon-pépite pépient, palpitent. Cette, venue de nulle part elle m’avait fait perdre le contrôle de moi-même. Si facilement.
J’avais peur, j’étais seul mais une chose était limpide à mes yeux. Je devais quitter cette ville, par n’importe quel moyen. Je tachais de me défaire du sang que j’avais sur les mains. Plus rien ne me retenait ici bas. Alors j’ai marché. J’ai marché jusqu’à la sortie de cette capital pourrie. La nature. Il me fallait le grand air, capturer des paysages où la pureté serait maitre. Loin de la haine, de la colère, loin des flammes de l’homme. Je voulais apprendre et oublier. Renaitre et enfin, être quelqu’un.
Dehors, un cirque itinérant s’apprêtait à prendre la route. J’y vis des lions, des ours, des lamas et des poules aux milieux de chiens de garde rageant, bavant, gueulant sur les passants. Ces créatures auraient mérité leur liberté. Décidément, l’homme n’était qu’une brute égoïste.
Je poursuivie mon chemin, plongeant enfin dans l’inconnu. Car je n’étais jamais allé plus loin que les remparts de Madorass, j’ignorais tout de l’extérieur, des bois, des champs, des animaux sauvages, de ce qu’ils mangeaient. J’étais suicidaire, croyez-vous ? De vouloir me lancer dans une pareille aventure ? Non. Car quelqu’un qui veut la mort à une volonté, il est résigné, motivé. Moi je suivais mon désespoir là où il avait la clémence de me mener.
C’est une drôle de sensation. De se sentir minuscule au milieu des arbres, suivant un chemin tortueux, creusé par le temps à force de passage. Le bruit les feuillages où le vent caracole. La fraicheur de l’air. Des flaques d’eau de pluie propre… Tout semblait si merveilleux. Tellement plus beau. Et puis il y avait plein de papillons. De toutes les couleurs, bleus, jaunes, rouges, violets ou d’une blancheur immaculée. Je ne sais trop si je rêvais ou si le monde pouvait vraiment être si lumineux. J’étais totalement fascinée par les colonnes de soleil qui perçaient la voute du feuillage des arbres. Comme cent fil d’or suspendus dans le vide. Et c’est ainsi que je passais ma soirée marcher, vide de toute pensé, juste en écoutant le bruit de la vie. En savourant l’herbe tendre sous mes pieds. Je m’arrêtais à la nuit tombée, me trouvant un carré de terre dépourvu de buisson ou de plante épineuse. Là, je me posais enfin.

_ Lily…
.
_ Lily ! Réveille-toi !
_ Sali ?
Elle souriait, je ne comprenais pas pourquoi, qu’est-ce qu’elle avait à me réveiller comme ça en pleine nuit ?
_ ...Dis Lily... Pourquoi tu nous as laissé ?
_ Comment ça ? Mais de quoi tu parles, je veux dormir.
_ Lily. Pourquoi tu étais pas là ?... Quand j’ai allumé le feu.
Soudain il faisait chaud. Des craquements gargantuesques retentissaient. Le brasier. Je paniquais, il fallait sauver Sali, sauvé Gisèle, mais au faite. Où était Gisèle ?
_ Tu aurais pu nous sauver.
C’était ça voix ! Elle était là !
_ GISELE !! Où es-tu ??
_ Tu nous as laissé mourir, Lily.
_ Quoi ? Mais non, c’est faux ! Je devais mendier pour le pain !
Elles étaient là, toutes deux se tordant dans les flammes, hurlant, les cheveux embrasés, les yeux noirs de reproche, et tout tourné, il n’y avait plus que leurs yeux !
_ C’EST TA FAUTE !!!



_NOOOOOOOOOOOON !
Le calme. Un ciel étoilé. Un rêve ? J’éclatais en sanglot. Cela faisait si longtemps que… Je n’avais pas pleuré. Cette boule dans la gorge qui vous empêche de respirer, ce mouvement de saccade incontrôlable, ce gout de sel. Je les avais presque oubliés. Qui étais-je sans elles ? Sans cette sœur que j’avais sauvé bébé et sans cette femme qui s’occupa de nous comme de ses filles.
J’avais peur. Non. J’étais terrifiée, seule dans la nuit, sans leurs chaleurs pour me bercer. L’appel d’un loup retenti. Le coassement des crapauds me perturbait, le bruit des rongeurs dans les arbres m’inspirait une peur paranoïaque.
_HEEEOOO, il y a quelqu’un ?
Je sursautais. Qui cela pouvait-il bien être ? La personne s’approchait alors que j’étais totalement paralysé, je ne voulais pas qu’on me trouve, non, je ne voulais pas et pourtant c’était si rassurant de sentir une présence humaine. Les feuillages s’écartèrent.
_ Ah, tu es là ! Mais enfin que fais une petite comme toi toute seul dans les bois ?
Je ne savais pas quoi dire. A vrai dire je ne savais toujours pas si j’avais vraiment envie qu’on me trouve mais ça, c’était trop tard. Il devait voir dans mes yeux que je ne savais plus trop où j’en étais. Il m’invita à le suivre et, voyant que mes jambes tremblotantes refusaient de me porter, il le fit à leur place. A la clarté de la lune, son visage paressait dessiné par les anges. Une boucle rebelle tombait sur son front lisse, dessous je rencontrais ses yeux, croisant les miens de leur clarté unique. Je rougie. Sa peau était parfaite, son nez droit et fin. Et sa bouche… Une bouche si tendre qu’on aurait voulu l’embrasser encore et encore, jusqu’à perdre vie entre ses bras si forts.
_ Tu peux m’appeler Vlad.
Même sa voix… était de miel… ou de chocolat, je ne sais pas.
Il me ramena sur le chemin où je reconnue très distinctement des peintures de cirque. Evidemment. Ils étaient partis plus tard mais allaient aussi plus vite que moi.
Le chauffeur m’interpella : « Alors Mamzelle, on a peur des araignée ? »
Je prenais la mouche mais une douce voix me chuchota :
_ Ne fais pas attention à lui. Il ne fait déjà pas le malin devant une souris alors une araignée…
Je lui sourie, et me blottit tout contre lui jusqu’à ce qu’il me pose sur le bord d’une des carrioles du convoie. Là, il me présenta la voyante, Irma, qui accepta volontiers de me garder avec elle pour la nuit. Vlad nous laissa en me disant que maintenant je pouvais dormir tranquille, que le convoie attendrait de trouver une clairière pour la halte de la nuit. Il promit de revenir me voir, le lendemain matin.
Je voulus dormir, mais Irma me fixait, inlassablement. Je me retournais contre le mur.
_ T’es pas humaine, toi… Pas vrai ?
Alors là c’était fort ! Mais qu’est-ce qu’elle racontait cette vieille bique ? Bien sur que j’était humaine ! Quoi d’autre ! Un farfadet ?
Elle étouffât un rire.
_ C’est pour ça que tu ne vieillis pas.
Je ne réagie pas.
_ N’essaie donc pas de me berner fillette, ici c’est moi la voyante. Tes yeux ont mille ans quand ton corps en dit douze. Et une fillette de cette âge ne s’enfonce pas seule dans la foret comme ça. Je te plains.
_ Admettons… Et je suis quoi alors ?
_ A toi de le découvrir.
Il y eu un silence. Pas humaine. Ca n’avait pas de sens. Ecore une vieille folle.
_ Au fait. Mon nom c’est Lavande. Irma c’est parce qu’il parait que les gens veulent de l’exotisme pour les voyante.
Quelques minutes plus tard, je m’endormis.
Un toque-toque à la porte de la carriole me réveilla, c’était Vlad, comme promis, qui voulait me présenter le reste de la troupe.
_ Alors, bien dormi ? Allé viens, que je te présente le cirque Tepes !
Le soleil noyait la clairière, nimbant les fleurs de sa lumière dorée. Pas de vent, juste une chaleur de plomb et la voix de Vlad comme une eau fraiche sur ma peau. Je frissonnais lorsqu’il me prit par l’épaule pour me mener à travers champ vers les différentes carrioles habitées. Il y avait des acrobates, des danseuses, des dresseurs, des lanceurs de couteau, des assistantes toutes plus jolies les unes que les autre et je me sentais jalouse de leur taille, de leur formes généreuses et des regards languissant qu’elles se permettaient envers Vlad. Lui joignait deux activités dans le cirque. Il était acrobate mais dans son numéro, il utilisé aussi le lancé de couteau. Une fois le tour fini nous allâmes rencontrer le cuisinier, Guuiseppe, qui me prépara des œufs avec un peu de bacon. Je jouais avec la viande dans le jaune et me régalait goulument quand Vlad me dit :
_ Je vais devoir aller répéter mon numéro. Tu peux venir si tu veux.
Rien ne m’aurait fait plus plaisir, j’acceptais donc avec une joie intense. Je remerciais Guuiseppe comme si sa cuisine était la meilleure du monde, ce qui le fit rire aux éclats. Je ne comprenais pas. Toute ma vie j’avais vu des gens arrogants, méchants, plein de dédain et de malveillance. Ici c’était différent. Comme une parenthèse dans l’univers où tout était joyeux, drôle, aimant. J’en étais émue…
Assise dans les herbes hautes, j’assistais à la répétition. Il nous faudrait un mois et demi pour traverser le bois et enfin atteindre le premier village digne de ce nom. Ils avaient donc le temps de bien se préparer. Pourtant j’avais du mal à m’imaginer comment on pourrait améliorer un tel spectacle. Vlad volait. Littéralement. On aurait dit un ange, s’élançant, se rattrapant, virevoltant dans les aires entre les lames acérées de ses poignards. Hypnotique. Tenant l’assistance en haleine, jouant sa vie à chacun de ses sauts furibonds. J’étais enivrée par tant d’adresse, d’allégresse, de charme car même tordu dans le vent, il restait pour moi la plus belle merveille du monde.
Une fois le numéro terminé il revint me voir.
_ Alors, qu’est-ce que tu en pense ? C’est encore un peu brouillon, je sais mais ça commence bien tu trouve pas ?

_ Oh Non ! C’était extraordinaire qu’est-ce que tu raconte, je n’avais jamais rien de tel !
Il éclata de rire, je ne voyais pas ce qu’il y avait de drôle à trouvé une chose fantastique fantastique.
_ Je vais me laver, tu devrais en faire autant, tes cheveux sont tout crasseux. Il y a un ruisseau derrière la carriole d’Irma.
Il ébouriffa ma tignasse. C’est vrai qu’elle ne ressemblait pas à grand-chose, on n’en voyait presque plus la couleur. Il partit dans la direction opposé à la cabane de Lavande. Evidemment, il n’allait pas se laver au même endroit que moi. Alors je me mis en route et arrivé dans le ruisseau, je m’allongeais dedans. L’eau était froide. Mais qu’est-ce que c’était bon ! Je me sentais enfin propre, purgée de la crasse de la ville, libérée. Irma apparu, un tissus bleu dans les bras quel posa sur une touffe d’herbe en me lançant «Quand tu auras fini, enfile ça ! Tes vêtements sentent la bouse. » Elle avait raison. Enfiler mes vêtements alors que j’étais enfin propre c’était réduire à néant tout les bienfaits de l’eau. Une fois le bain terminé j’examinais l’habit. C’était une petite robe en tissus fin, évasée vers le bas, s’arrêtant à mes genoux. La couleur était étrange. On aurait dit qu’elle vivait. Chantant tout les bleus du monde. Et puis elle brillait, reflétant la lumière du jour en millier d’étoile. J’étais comme une petite princesse. Les larmes aux yeux de porter pareil merveille.
Les membres de la troupe, semblaient me redécouvrir. Soleil accrochait des reflets de feu dans ma chevelure rousse devenue soyeuse et ma peau était à nouveau blanche. Je me trouvais magnifique.
_ Tu es rayonnante ! Et cette robe te va à merveille.
C’était Vlad, torse nu, les cheveux encore mouillés faisant perler des goutes d’eau sur ses larges épaules. Il me caressa la joue, dans un geste presque fraternel
_ Bienvenue dans la famille Lily.

On passa l’après-midi sur la route. J’offrais mes services à Guuiseppe pour le repas du soir, épluchant, coupant, goutant à des mets inconnus et pour la plus part savoureux. C’était un bon vivant Guuiseppe. Il aimait lancer les boutades à tout va, manger des choses gouteuse, polémiquer sur tout les sujet, colporter des rumeurs sur les assistantes qui dormaient à tour de rôle avec le dresseur de tigre. C’était… Un homme chaleureux. Un bon ami.
Quand enfin on fit halte pour le souper je retrouvais Vlad avec une question qui me brulait les lèvres. J’avais bien réfléchie.
_ Vlad ?
_ oui ?
_ Je voudrais apprendre. C’est possible, tu crois ?
_ Et bien … ça dépend, apprendre quoi ? Tu comprends je ne peux pas faire de toi une acrobate, se serait dangereux et je serais responsable s’il t’arrivait quelque chose.
_ Bien sur…
_ Réfléchi à ce que tu voudrais, d’accord ?
J’acquiesçais. Mais dans le fond je ne voyais pas trop ce qui me plairait, tout étais si formidable… Comment choisir ? C’est Irma qui me donna la réponse, un peu plus tard dans la soirée. Elle vint me voir près du feu. A la lumière dansante des flammes, elle ressemblait à une sorcière ravagée, terrifiante et attirante à fois, il y avait quelque chose de dominateur dans ses yeux, une chose machiavélique et pourtant…
_ Il parait que tu veux apprendre ?
_ Oui…
_ Soit. Je t’apprendrais.



Test-RP


J’ai traversé le monde comme danseuse vedette de la troupe Tepes. C’est devenu mon nom. J’y étais connue pour ma danse, unique en son genre. Sublime et meurtrière. Mais si je virevolte aujourd’hui seule entre mes papillons… c’est qu’il me faut accomplir une chose. Comprendre.
Je veux comprendre de quoi est fait le monde, qui je suis, ce que je suis, d’où je viens, pourquoi n’ais-je jamais grandi…
Et me voici sur les cotes de l’est de Feleth. Cette mer qui fouette la roche dans un éternel combat, guerre infinie. Du haut des falaises on admire sans vergogne la majesté des vagues. Impitoyables.
Je serais impitoyable. Et gare à qui me prendra pour une enfant. Car la petite Lily n’est plus. La chenille devient papillon, le cochon devient saucisson, c’est la grande loi de la nature.
*Me voici Univers. Me voici sortie de ma chrysalide… Enfin. *
_ Je suis prête à vivre.

* * *


Dernière édition par Lily-Rose Tepes le Dim 21 Aoû 2011 - 13:50, édité 1 fois
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Querel Sentencia

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Histoire de Personnage :

...La danseuse aux papillons... _
MessageSujet: Re: ...La danseuse aux papillons...   ...La danseuse aux papillons... EmptyDim 21 Aoû 2011 - 13:19

Salut, bienvenue à toi (rien à battre si je l'ai déjà dit ! X))

Voilà une bonne fiche, avec une histoire détaillée et ma foi captivante ! Très sympathique à lire.
Je n'ai pas vu de faute de contexte non plus. Enfin on sent, dans les détails (gâteaux au chocolat, traitements à l'asile) que tu places le contexte un peu plus dans le futur qu'il ne l'est vraiment, mais ça ne gène aucunement, tout ceci est possible en théorie !

Enfin bref ! J'aime vraiment bien, mais fais attention avec les pouvoirs d'illusion, c'est toujours difficile à utiliser en RP (j'pense que tu le sais, vu comment tu as tourné la chose ^^ je te fais confiance !)

Je te valide !

    ...La danseuse aux papillons... 111

Plus qu'une deuxième validation et tu pourras commencer !
N'oublie pas ton profil, et bon jeu parmi nous !

EDIT : argh ! Un détail m'a échappé ! Tu dis qu'elle croit au dieu de la Pluie, mais on n'en entend plus parler par la suite. Pourrais-tu développer comment lui est venu cette croyance et comment elle la voit/pratique ? (comme tu veux, dans ton histoire ou dans les croyances ^^)
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Lily-Rose Tepes



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MessageSujet: Re: ...La danseuse aux papillons...   ...La danseuse aux papillons... EmptyDim 21 Aoû 2011 - 13:46

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Je dépérissais dans l'attente d'une réponse, merci beaucoup ^^
Je m'occupe de la religion tout de suite =)

A très bientôt,
Cordialement,
Lily.

Edit : Voili voilou pour la croyance =)
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Pourrie Morteury



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MessageSujet: Re: ...La danseuse aux papillons...   ...La danseuse aux papillons... EmptyLun 22 Aoû 2011 - 0:13

Lily-Rose,

Bonsoir, je te souhaite à nouveau la bienvenue! C'est une présentation complète et agréable à lire, captivante en plus de ça avec un univers à part entière. Bref, j'ai aussi beaucoup aimé ton style d'écriture qui me rappelle celui de la romancière Anne-Laure Bondoux ( au cas où tu connaîtrais hihi ) c'est doux et tu arrives, comme elle, à capturer des instants simples mais significatifs qui fait qu'on imagine bien la scène et j'aime vraiment ça. Du point de vue contextuel je n'ai rien à redire, je pense donc que cette fiche est mûre! Je valide, n'oublie pas de remplir ton profil et bon jeu!


...La danseuse aux papillons... Valida46
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