''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!

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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Jeu 27 Déc 2012 - 19:35

~Quelques jours plus tôt~

Beolan est une ville intéressante, mais … hérissante. Trop de bruit, trop de bêtises, de bibelots sans intérêts, de beau-parleurs et d'excités en tout genre. Je venais principalement pour revendre quelques effets personnels de ma dernière cible. L'arcane avait un petit moment de flottement, l'Oeil Noir voulant plus de recrues avant de faire un truc particulier : une sorte de rituel censé aider un talent a s'éveiller. Bah. J'avais donc repris mes activités de chasseur de prime en attendant que le messager me contacte. En passant devant une échoppe, mon regard s'attarda sur une affiche.

C'était une mise à prix, que j'avais déjà vu plusieurs fois sans me pencher dessus. Pourtant, les gains qu'elle aurait engendrée étaient plutôt impressionnants. Sur l'affiche, un homme était représenté. On lui reprochait un véritable exploit : la perte d'une partie de la bibliothèque de la tour. C'était un gros poisson. Trop gros pour le commun des chasseurs de prime. Ce qui était étonnant, c'est qu'on ne précisait pas si un contingent de mages avait été envoyé à sa poursuite. Après tout, les sorciers de Beolan ne sont pas connus pour être partageurs …

D'un mouvement de poignet, je m'empare de l'affichette. Un nécromancien, réfugié dans les montagnes. Les montagnes … On raconte de drôles de choses sur ce qui se passe là-bas d'ailleurs. Se pourrait-il … ? Non, décidément, ça paraissait un poisson bien trop énorme. Il m'aurait fallu du sang pour lui faire face … Ceci dit, rien ne m'empêchait d'en trouver en route. Ça vaut le coup d'être tenté. Bon, je finis de vendre ce que je suis venu vendre, et on s'y met …

~En ce moment même~

Les montagnes, c'est froid. C'est la raison pour laquelle je me félicitait à l'instant d'avoir eu la bonne idée d'acheter de quoi me tenir chaud. Le manteau était un peu trop grand (chose plus qu'agaçante en vérité), mais ça ne m'empêcherait pas de me battre si nécessaire. À mes pieds, coulant entre les brins d'herbes le plus discrètement du monde, le sang de deux imbéciles me suivait. Ces crétins avaient visiblement « rançonnés » les gens assez fous pour s'aventurer ici malgré les rumeurs, tout en étant faibles. Mais peu importe, les faibles meurent toujours. Et les humains meurent plus vite encore, que ce soit en combat ou non, d'ailleurs.

Les indications que j'avais étaient des plus floues : dans les montagnes. Prenant le pari que les mystérieuses disparitions pouvaient être liées à ce nécromant, j'avais décidé de me rendre dans cette partie-là de la région. Et en effet, il n'y avait rien. J'étais au milieu d'une ville fantôme, dans un jardinet plus précisément, en plein cœur de la nuit. Et seul le vent me tenait compagnie. Dans la plupart des cas, les on-dit sont exagérés. Je m'attendais à voir une village dépossédé de plusieurs habitants, pas un lieu vide. Pire encore, le cimetière était aussi vide que les maisons, les tombes n'étaient plus que des amas de terre retournée. Je ne pus m'empêcher de me demander si il était vraiment raisonnable de chasser cet être.

Levant la main, j'attirais un filet de sang à mes lèvres. Après lui avoir donné la consistance du caramel, je le suçai pensivement. J'allais avoir besoin d'un plan efficace. Un sourire se mit progressivement à fleurir sur mon visage : ça faisait longtemps, après tout, que je n'avais pas eu de véritable adversaire sur Feleth. Le dernier remontait à … Mon visage s'assombrit brusquement. Athaanar. Mes poings se crispèrent, comme près à frapper, et mon corps entier vibra de colère. Le sang, au sol, se cristallisa en de nombreuses piques, comme le pelage des chats se hérisse. Après avoir pris une grande inspiration, je rendais au liquide sa texture originelle. J'avais été pris par surprise avec Athaanar : les choses seraient différentes avec ce nécromant. Je baissai les yeux sur l'affichette que je n'avais pas lâchée.

Uridan – Tyrias Marchemonde … ! MARCHE …!!!!

Marchemonde ? LE Marchemonde ? C'était peu ou proue une légende dans le temps … Mais ça doit bien faire deux siècles qu'on en parle plus. Soit c'est un nécromancien qui a retrouvé les légendes urbaines et qui a décidé de les faire revivre … soit c'est un vieux nécromant qui a plus de deux siècles et qui a décidé de remettre cette histoire au goût du jour … soit cette histoire de Marchemonde n'était pas qu'une invention, et pour une raison où une autre, après deux siècles d'absence …

Un rugissement énorme sembla alors ébranler le monde, coupant mes réflexions là où elles en étaient. Levant les yeux au ciel, mon regard se posa sur une abomination sans nom : les restes d'un dragon sur dimensionné voguaient dans les cieux nocturnes. Alors qu'il passait une crête, il se déroba à ma vue (non sans, au passage, me faire prendre toute l'ampleur de sa taille). Choqué, je regardais la dizaine de litre de sang qui traînait derrière moi, me demandant si ça allait être suffisant. Je haussais finalement les épaules.

J'avais apparemment affaire au Marchemonde des anciennes rumeurs, l'Homme au chapeau. Mieux vaut avoir peu que rien. J'utilisais le sang pour m'en faire de puissantes ailes du même type que les chauve-souris, et m'envolant dans les cieux à mon tour, je pris le dragon en filature, mais de loin. Qu'il me guide à son maître, et advienne ce qu'il adviendra.
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Tyrias Marchemonde



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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Dim 30 Déc 2012 - 3:25

Les lourdes portes s’ouvrirent dans un long grincement plaintif, faisant apparaitre un immense trou noir dans la falaise.
Presque immédiatement, une ombre gigantesque recouvrît la plaine qui faisait face a l’entrée de la cité sans nom, un souffle de vent titanesque tordit les silhouette squelettiques des arbres, la neige s’envolait en tournillant, jusqu'à ce que Dar-So-Skar, le titan squelettique se pose, ébranlant le sol formidable masse.
Les corbeaux qui n’avaient pas osé décoller tant que le vent les harcelait, crossèrent de concert et déployèrent leurs ailes couleur de nuits pour s’égayer en croassant.

Le gigantesque cadavre se mit à avancer pesamment vers les portes, chacun de ses pas faisait trembler sol. Arrivé devant l’ouverture, il fût accueillît par un homme portant chapeau et manteau de cuir, lequel était entouré d’une vingtaine d’être décharnés.

« Alors alors, que me ramènes-tu de beau ce soir. » demandât d'une voix enfantine l’homme au chapeau a la créature. Le dragon était depuis longtemps mort, et il ne possédait en aucun cas un esprit capable de lui faire comprendre les mots que venait de prononcer le minuscule personnage face a lui, mais néanmoins, il obéit a la volonté de son maître et ouvrît les mâchoires pour dévoiler son macabre butin.

Une centaine de cadavres putréfiés, autant d’homme que d’animaux tombèrent en cascade de la gueule du monstre, pour s’étaler en un gros tas immonde juste devant l’homme en noir, lequel paraissait déçu.

« C’est tout ? … Il va nous en falloir beaucoup plus que ça si l’on veut pouvoir alimenter les forges jusqu'à ce que tout soit prêt. »

Il fît le tour du monticule, espérant peut être qu’il y en avait plus derrière… Il levât ensuite la tête vers le dragon et lui fît secouer la gueule, une dizaine de morts supplémentaires vinrent rejoindre leurs semblables.

L’homme haussât les épaules : « Bon, soit, nous ferons avec… »

A ces mots, les morts vivants qui avaient suivit l’homme en dehors des ténèbres commencèrent a se saisir des cadavres, pour les emporter dans les profondeurs de la montagne ; Dar-so-Skar étendît ses deux paires d’ailes et prît son envol dans une autre bourrasque à en déraciner les collines.


Flirtant avec les nuages, la nuée de corbeaux se dispersait peu a peu dans la nuit, mais leurs yeux perçant la virent, cette créature aux ailes de chauves-souris, qui se dirigeait vers la porte dans sa montagne et vers les esclaves qui déplaçaient péniblement les cadavres vers l’intérieur.
Leurs croissements se firent plus forts et plus agressifs, ils se mirent a tournoyer autour de l’étranger en formant un nuage de plumes, ils n’osaient pas s’en prendre a lui, mais dans leur esprit simple, ils tentaient de protéger leur nid.

L’homme au chapeau dans levât les yeux vers cette nuées caquetante qui descendait vers lui, au centre de laquelle semblait flotter une énorme chauve souris.
D’un geste de la main, l’homme au chapeau dispersât les volatiles, et lorsqu’ils disparurent, il pût enfin voir cette fameuse chauve-souris.
Ce n’était qu’un homme, et encore, qu’un gamin, sans doute encore un chasseur de prime qui venait dans l’espoir de toucher quelque énorme récompense.

L’homme au chapeau se détournât des zombies et de leur labeur pour s’avancer vers le nouveau venu.
Il posât sa main sur la garde de sa lame, et criât a l’étranger lorsque celui-ci se trouvât a une centaine de mètres de lui :

« Ca sera assez proche comme ça ! Qui êtes vous et que venez-vous faire ici !? »

Instinctivement, il tendît son esprit vers les zombies, pour les avoir sous son contrôle au cas où, puis vers les autres guerriers vivants qui travaillaient encore sous la montagne, en quelques secondes, l’alerte était donnée.
Il allait dégainer quand l’esprit de son maitre le touchât, il voulait connaitre les desseins de cette créature.

L’homme au chapeau acquiesçât, c’était comme ça qu’il avait été recruté : il était venu ici pour trouver le Marchemonde, et pour le tuer.
L’homme au chapeau n’était pas un bleu, il avait fait ses armes dans l’Alliance, il avait tué de nombreuses personnes, des guerriers autant que des mages, et il se considérait lui-même comme un redoutable tueur.
Mais pas contre le Marchemonde. C’était le sorcier qui était venu le trouver, il était descendu de son dragon et l’avait vaincu sans aucun effort, d’un simple geste de la main.

Mais alors qu’il pensait son heure arrivée, celui qui fût sa cible lui laissât la vie sauve, en échange, il devrait le servir.
Sans hésiter, le redoutable tueur avait accepté, et il n’avait pas regretté.
Outre sa vie intacte, il avait gagné une endurance, une force et une vitesse qu’il n’aurait jamais pu imaginer posséder un jour, il était devenu aussi puissant qu’un démon.
Et puis, même s’il n’oserait jamais l’avouer, il se plaisait sous la montagne, les ténèbres étaient accueillantes, il y avait toujours de la bonne nourriture, et de nombreuses personnes qui avaient fait comme lui choix de servir le Marchemonde ; sous la montagne, il ne se sentait plus seul.

Le Marchemonde les avait tous doté d’une sorte de télépathie, chacun de ses serviteurs vivants pouvait a tout moment communiquer avec les autres ; certes, l’homme au chapeau avait remarqué que cette capacité avait tendance a s’affaiblir avec la distance, mais ça restait tout de même pratique. On pouvait toujours savoir où se trouvaient ses alliés, et s’ils avaient besoin d’aide.
Et on pouvait fusionner son esprit avec un autre qui possédait le même don : l’homme au chapeau l’avait découvert alors qu’il couchait pour la première fois avec Léahria, une elfe qu’il avait rencontré sous la montagne, durant leur étreinte, leurs esprits s’étaient mêlés jusqu'à ne former qu’une seule et unique entité.
Durant ce premier instant de félicité pure, l’homme au chapeau avait ressentit tout l’amour du monde pour celle qui serait sa compagne jusqu'à la fin de ses jours.
Quelques jours plus tard, leur maitre avait béni leur union et leur avait accordé des une maison pour eux deux en cadeau, ils étaient devenus le premier couple a vivre sous la terre ; et bientôt, d’autres avaient suivit, et sous la montagne, une véritable communauté prenait forme.

Et voila pourquoi maintenant, il se sentait prêt à mourir pour le Marchemonde, pour cet homme si puissant qui lui avait accordé le pardon avant de changer sa vie du tout au tout : il lui avait donné un foyer, il lui avait donné l’amour, il lui avait donné un but.
Et pour lui, le gardien de la porte se sentait prêt a donner sa vie.

« J’ai dit : pas plus loin ! » Criât-il de nouveau a l’étranger, ses doigts se crispant sur la pommeau de sa lame.
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Uridan Sangried

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Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
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Prélude à la chute :
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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Lun 31 Déc 2012 - 0:36

Les piafs. Qui aurait pensé que les piafs seraient de mèche avec la cible ? Les choses prenaient une tournure désastreuse. J'avais compté m'infiltrer dans l'antre du Marchemonde, pour le tuer par surprise. J'avais également prévu le cas où il ne dormirait pas, mais tout cela n'était plus d'actualité. Cette nuée énorme m'avait trahi. Je ne prit plus la peine de « battre » des ailes, les laissant déployées je me contentait de maintenir le sang (et donc moi-même par voie de fait) en l'air. J'avais pris la peine de former des ailes, mais au final ce n'était pas vraiment nécessaire.

Dès que mes pieds touchèrent la roche, la nuée se dispersa. Comme je l'avais espéré, il y avait quelque chose ici, la première étape du dragon n'était pas anodine. Devant moi, un homme. Derrière lui, un monceau de cadavres entassés pêle-mêle, que des morts-vivants emmenaient sous la montagne.

Homme – Ça sera assez proche comme ça ! Qui êtes vous et que venez-vous faire ici !?

Mes ailes de sang se rétractèrent, avant que le liquide ne forme une armure intégrale sur mon corps. Sans prêter attention à l'homme, j'avançai de quelques pas. Soit cet homme était dangereux, et je saurais éviter son attaque, soit il ne l'était pas, et la question ne valait pas la peine d'être posée. Mais il n'était pas le Marchemonde.

Homme – J’ai dit : pas plus loin !

Non, il n'était définitivement que le portier. La main crispée sur son épée, il me dévisageait. Mais sa position était bonne. Il n'était pas le premier andouille venu. Mon sabre-croc apparu dans ma main gauche. Aussitôt, le garde au chapeau réagit. Sa lame fendit l'air à grande vitesse, mais ne rencontra que du vent. Le plafond était bas pour moi, mais suffisamment haut pour me permettre d'éviter l'attaque. La tête en bas, je pris appui sur ledit plafond alors que mon élan me faisait encore monter. D'une forte poussée, je me propulsai vers mon adversaire, assenant un puissant coup vertical avec mon sabre. Ce coup aurait renversé, propulsé n'importe quel humain de sa carrure. Mais visiblement, il était d'une autre constitution que le commun des mortels. Il para de sa propre lame, absorbant une partie du choc en fléchissant les genoux.

Mais le sang répond à mes pensées. Avant même que je touche le sol, pendant que mon sabre forçait encore sur son épée, de mon armure de sang jaillirent des lances, toutes pointées vers un point vital. Il réussit cependant à se désengager, et les pointes s'enfoncèrent au sol. Une seconde de flottement. Il est plus fort que je l'aurais pensé. Je bondis vers lui, pointe en avant. Il se décale pour éviter la charge, mais le sang se plante dans le sol, et en m'en servant de pivot, je trace un large arc de cercle dans l'air. Il se penche en arrière, mais ma lame mord dans son bras gauche. Le sang qui en coule est aussitôt absorbé par le sabre-croc. Qu'importe, j'ai tout ce qu'il me faut à portée de pensée : il est temps d'entrer.

Mon armure se meut en une sphère qui remplie les dimensions de l'espace clos où nous nous trouvons à très grande vitesse. Avant qu'il réagisse, il se retrouve enfermé dedans. Un sourire glacial se dessine sur mon visage.

Uridan – Je suis là pour affaire. Et JE décide de l'endroit où je m'arrêterais.


La sphère se contracte d'un coup, broyant l'homme. Le tout a duré quelques secondes, et les morts-vivants n'avaient pas eu le temps de réagir. Les dix litres que j'avais déjà à disposition avant de m'occuper de ce gêneur se mouvèrent en un tourbillon de fines lames effilées, semblables presque à un brouillard, tandis que le sang résultant de la mort de mon adversaire vient se plaquer sur mon corps, nouvelle imitation d'armure. Sans plus me soucier de rien, j'avance vers la porte. Les zombis (s'il s'agit là du terme approprié) qui osèrent s'approcher finirent déchiquetés par les lames. Les autres furent tranchés ou transpercés sans pitié. Les porteurs de cadavres ne devaient cependant compter que dans les plus faibles soldats du Marchemonde, je ne me leurrais pas. Le tourbillon s'immobilisa, certaines lames fusionnant entre elles. Lesdites lames, immobiles, pointaient toutes les directions. Fort de ce système de défense, je m'enfonçai dans les profondeurs de la montagne. Si je n'espérais pas trop pour ce qui était de la discrétion de mon arrivée, je comptais bien pousser la chasse aussi loin que possible. Athaanar … à l'époque, le Marchemonde avait une réputation de dangerosité égale à celle du démon qui m'avait défait, et face auquel j'avais dû fuir. Si je pouvais vaincre cet homme, alors je saurais que ma véritable vengeance serait à portée de main.
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Tyrias Marchemonde



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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Dim 27 Jan 2013 - 0:53

es couloirs sous la montagnes se croisent et se rejoignent selon une logique incompréhensible, formant un réseau gigantesque, qui, durant près de
trois mille années est resté vide de toute forme de vie.
Désormais, une agitation telle qu'on n'en avait plus vu depuis la disparition des Anciens parcourait les couloirs, lesquels grouillaient littéralement de
mort et de vivants; les derniers, bien peu nombreux, semblaient mener les cohortes putréfiés vers l'entrée de la cité.

Pendant ce temps, un vieux s'enfonçait dans les ténèbres, empruntant l'unique couloir d'entrée de la montagne.
Il avait passé la porte extérieure, la première des trois qui barraient l'accès a la ville en elle même, chacune d'entre elles été reliée a la suivante par
un long corridor, uniquement éclairé de torches disposés a intervalles régulier. La maigre lueur des flammes peinait a illuminer le chemin, et leur lumière
ne parvenait pas a atteindre le plafond qui demeurait plongé dans les ténèbres les plus épaisses.
Guettant la marche du démon, de gigantesques guerriers de pierre surgissaient de la pierre des murs, antiques décorations sculptées par les créateurs
de cette antre; leur visages et casques restaient invisibles, entièrement cachées par la noirceur souterraine qui coulait jusqu’à la moitié de leurs torses immenses.


Encore séparée du démon par deux portes, a masse de chair se pressât contre un lourd panneau de métal, ouvrant lentement les battants pour permettre a la horde de partir a l'assaut de l’écervelé
qui avait pénétrer le royaume sous la montagnes. Les morts-vivants couraient vers leur but, poussés par la rage que leurs maitres ressentaient a cause de la perte
de l'un des leurs.
Soudain, tout les êtres, qu'ils respirent ou non s'immobilisèrent.
Il était là.
Devant la porte se tenait le Maitre, celui a qui tout les êtres sous la montagne devaient obéissance.
Les genoux des vivants se plièrent, les visages s'abaissèrent en guise de soumissions face a l'écrasante puissance qui habitait l'homme au chapeau.
Tyrias Marchemonde donnât ses ordres a la vitesses de la pensée, expliquant ses choix et ce que cela impliquerait en moins de temps qu'il n'aurait fallut
a un homme normal pour dire bonjour. C'était l'avantage de la communication par la pensée.


Il poussât seul les battants noirs, et pénétrât dans le même couloir que le démon.
Il pouvait l’apercevoir qui marchait au loin, car même si les torches n'illuminaient pas beaucoup, leur grand nombre couplé a la forme rectiligne du
corridor permettait de voir le couloir d'un bout a l'autre.
Lentement , Tyrias se mît a marcher vers l'intrus, la lueur dansante des flammèches faisaient danser ses traits durcis par la colère et la tristesse dû a
la perte de Roland, gardien de la porte.
Le son de ses bottes claquant rythmiquement sur les dalles de pierre etait parfois couvert par un bruit plus dur : le Baton du Porche résonnant de manière
lugubre contre le sol.
Le distance séparant les deux protagoniste diminuait lentement, désormais, l'Homme au Chapeau était en mesure de distinguer la couleur des cheveux du démon : Rouge sang.

Lorsqu'il ne furent plus séparés que par une trentaine de mètres, Tyrias s'immobilisât. Derrière lui, les torches s'éteignaient une par une en commençant
par les plus lointaines. Lentement, les ténèbres se rapprochèrent de leur maître incontesté, et après quelques instants il ne restait plus dans le couloir qu'une
seule source de lumière, celle produite par la torche la plus proche de l'intrus.

Tout autour du démon, la nuit s'était faite et avait engloutie les statue dans sa gangue noire, toute visibilité se réduisant a un maigre cercle de lueur
tremblotante...

"Qui es-tu ?"

La question sonnât dans les ténèbres comme un gong, comme une cloche portant mort et douleur.

Lentement, le visage de Tyrias se découpât dans la lumière, apparition fantomatique sur fond de néant, flottant dans les airs sans corps pour le retenir; Il restât immobiles quelques instant a la limite
des ombres, les traits rendus indéfinissables par la semi obscurité due a la proximité de la torche.

"Réponds-moi, ou cette torche s’éteindra."

Une menace anodine, certes, mais uniquement pour celui qui n'avait jamais connu les horreurs qui emplissaient les salles vides de cette forteresse.
Lorsque les forces de Tyrias avait pris la place, près de la moitié de ses troupes vivantes avaient tout bonnement disparu, on ne retrouvait absolument rien
de ceux qui manquaient a l'appel, tout ce qui restait des disparus était un simple hurlement mental de douleur et de peur puis... Plus rien.
Après plusieurs jours de panique, on les guerriers corrompus s'étaient rendu compte que des ... Choses vivaient dans les ombres, des choses qui grouillaient littéralement sur le sol, les murs le plafond, des créatures sans visage
et sans forme qui haïssaient la vie autant que la lumière. Des choses si ignobles et si monstrueuses que le soleil les avait bannis de la surface, cachant
leur horreur sous la terre.

Ils étaient les premiers habitants de ce monde, ceux qui avaient dresser les fondations de la Cité Perdue, et qui avaient été transformé par la corruption
qu'ils avaient eux même générée.
Ils avaient déchiré la réalité, ils avaient tordu la matière, ils avaient procédé a des expériences si terribles que même le pire des démons en aurait vomi.
Avec les années, ils avaient rendu leur propre royaume invivable, ils avaient transformé les ténèbres dessous la montagnes, les rendant plus épais, plus inhospitaliers
, Mortels.
E maintenant ils y vivaient, vestiges maladif et corrompus de leur splendeur passée, un peuple d'horreurs et s'entre dévoraient et s'accouplaient entre eux dans
les ombres qu'ils avaient pondus...
Ils avaient réanimé dans les guerriers de Tyrias, cette peur ancestrale du noir, cette angoisse qui nous saisissait tous a la gorge lorsque la bougie est soufflée, lorsque le soleil
est couché, lorsque le nuit reprend ses droits et que nos yeux ne nous servent plus a rien...

Mais malgré leur malice, malgré leur indéniable puissance, ils craignaient la lumière des torches, et ils craignaient le Marchemonde; une fois ce fait découvert, les interminables cohortes de morts vivants
avaient été envoyées sous terre, plantant a leur passage des torches magiques qui ne s'éteignaient jamais, repoussant dans les profondeurs de la montagnes
les créatures des temps anciens qui n'auraient jamais du naître.
Mais malgré l'illumination perpétuelle des corridors, il suffisait qu'une pièce soit de nouveau plongée dans les ombres pour que les monstres y réapparaissent
comme s'ils sortaient directement des murs, comme si la cité avait tellement absorbé leur essence qu'elle faisait maintenant partie de leur être.

Voila pourquoi en ce moment, la menace d'éteindre la lumière prenait tout son sens, voila pourquoi en cet instant, le jeune démon avait tout intérêt a
répondre a la question de l'Homme au Chapeau, sous peine de se voir plongé dans les ombres, plongé au milieu d'une horreur sur laquelle le temps lui même
n'avait pas d'effets.
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Uridan Sangried

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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Lun 28 Jan 2013 - 14:16

Marchemonde – Qui es-tu ?"

Les entrailles de la montagne grouillaient d'activité. Le couloir était plus long qu'il était raisonnable de le penser, et surtout il s'élevait à des hauteurs surprenantes … le plafond, que mes yeux de nyctalope me permettait de deviner, n'était-il pas au-dessus du sommet de la montagne ? Si haut …

Mais le plus préoccupant, c'est ce qui se cachait dans la pénombre. Ils étaient sortis des murs au fur et à mesure que les torches s'éteignaient. En sus des morts-vivants (et peut-être de quelques vivants, comme celui qui avait prétendu me barrer la route, à l'entrée), en sus des formes gigantesques que je devinais plus loin, en sus du fait que c'était le Marchemonde lui-même qui se tenait devant moi (les sous-fifres avaient plié le torse comme les humains devant leur roi … la conclusion s'imposait d'elle-même), en sus de tout cela donc, ces formes informes formaient une formidable masse grouillante sortant du grès.

Marchemonde – Réponds-moi, ou cette torche s’éteindra.

De deux choses l'une : soit le Marchemonde contrôlait ces créatures immondes, soit il savait s'en préserver à moindre frais. Ne connaissant pas leur puissance pour ma part, je préférai ne pas courir le risque d'avoir tous ces adversaires en plus du Marchemonde et de ses serviteurs sur le dos.

Uridan – Je suis Uridan Sangried. Je suis venu au départ pour remplir un contrat … et par curiosité. Ça faisait deux siècles que je n'avais pas entendu parler du Marchemonde … Je croyais que vous n'étiez qu'une légende urbaine …

J'avais gardé un ton neutre. Mes yeux luisaient assez fortement dans l'obscurité, cela étant dû principalement à la quinzaine de litres de sang qui me suivait, et recouvrait en partie mon corps. Tout en parlant, j'avais tendue l'affichette à mon vis-à-vis, où on lui reprochait l'épisode de la bibliothèque. Sur un ton toujours égal, je poursuivis.

Uridan – Il manque quelques méfaits sur cette affiche, n'est-ce pas ? J'aurais moi-même une question, si vous le permettez, avant que nous ne passions aux choses sérieuses …

La masse grouillante des êtres immondes s'agitait de plus en plus fortement contre les murs d'où elle s'extrayait. Les sons qui en résultaient faisaient pensé à une immense fourmilière, concert de cliquetis insectoïdes, de grognements ignobles et de bruits de chairs spongieux. S'il n'acquiesçât pas le nécromant ne prit pas la peine de commencer les hostilités. C'est donc là, devant la seule torche d'un couloir aux dimensions titanesques, entouré de créatures grouillantes, que je posai ma question.

Uridan – Cela fait plus de deux siècles que vous n'avez pas fait parler de vous. Pourquoi reprendre vos activités maintenant ?

Le noir, les monstres, la petite armée … cet homme s'était montré discret, au point de n'être qu'une rumeur, dans l'ancien temps. Mais là … il dépeuplait les montagnes, un énorme dragon mort était à son service … s'agissait-il vraiment du même homme ? Mes yeux s'attardèrent un moment sur le bâton qu'il tenait. Je n'y vis que les ténèbres, des ténèbres sans fin, soumis à une faim dévorante qui ne saurait être rassasiée. J'y vis la mort, la douleur et la haine. J'y vis la cause de cette agitation. Je faillis me perdre dans cette contemplation.

Je m'arrachais subitement à l'artefact. Ça n'avais duré que quelques secondes, pourtant j'avais lâchée ma garde, fasciné par l'objet. Les choses se présentaient mal. Qui était cet homme, pour manier une telle arme ? Avait-il seulement besoin de cette armée qu'il montait patiemment, pour accomplir ses objectifs ? En écoutant sa réponse, ma main droite vint distraitement saisir le petit pendentif portant le signe de l'arcane, à travers mes vêtements.

Je ne pus que me demander s'il était bien sage de m'opposer à ce que je considérai de plus en plus comme un monstre. Mais quoique la raison puisse dicter à présent, il était trop tard pour faire marche arrière.
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Tyrias Marchemonde



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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Mar 2 Juil 2013 - 22:31

ATTENTION, je viens de changer le point de vue de mon écriture !



Uridan – Je suis Uridan Sangried. Je suis venu au départ pour remplir un contrat … et par curiosité. Ça faisait deux siècles que je n'avais pas entendu parler du Marchemonde … Je croyais que vous n'étiez qu'une légende urbaine …

Etrange comme ce genre de phrase avait le pouvoir de me faire sourire, j’ai toujours adoré que l’on me reconnaisse, surtout pour ma puissance. Je crois qu’en fait je suis un gros narcissique, inconsciemment, je sentais ténèbres s’estomper légèrement, avec pour cause ma bonne humeur presque immédiatement provoquée par l’assassin de Roland.
Mon interlocuteur avait dû se rendre compte de mes bonnes dispositions, car il me tendait désormais une affiche sur laquelle on pouvait lire le plus gros ramassis d’euphémismes me concernant que je n’ai jamais lu : on y lisait « dangereux », « meurtrier », « manipulateur », « nécromancie »… Sous une représentation si laide qu’elle en devenait vexante. Si tout juste si le dessinateur avait ébauché les traits de mon chapeau…


Uridan – Il manque quelques méfaits sur cette affiche, n'est-ce pas ? J'aurais moi-même une question, si vous le permettez, avant que nous ne passions aux choses sérieuses …

Quelques méfaits… Oui, on pouvait dire ça.

« Il en manque un ou deux effectivement, ainsi qu’un gros paquets de chiffres a la mise a prix pour qu’elle vaille les risques que tu as pris… »

Peut être que ce drôle de bonhomme allait se vexer devant mon sourire moqueur, mais honnêtement, je n’en avais cure : maintenant qu’il était arrivé jusque là, il lui ne lui restait qu’un choix.

« Dis moi, tu es stupide ou suicidaire ? Parce que pour venir seul dans MON domaine dans le but avoué de me tuer, il faut absolument être l’un des deux. »

La pénombre avait reculé de plus belle, je sentais la frustration des Anciens dans leur noire, ils auraient adoré se repaitre de l’aventurier... Mais encore une fois, ils devraient se plier a mes désirs.
Je fis un pas en avant, entrant franchement dans la lueur de la torche.

« Tes prédécesseurs ont au moins eût la présence d’esprit de venir en groupe… Non pas que cela les ai sauvé, bien au contraire, mais bon, je trouve que c’est déjà plus intelligent… »

J’allai continuer, en racontant qu’âpres, c’était a lui de choisir sa mort, et que finalement il n’avait peut être pas eu envie de faire souffrir d’autres personnes… Mais ce malpoli me coupât dans mon élan.

Uridan – Cela fait plus de deux siècles que vous n'avez pas fait parler de vous. Pourquoi reprendre vos activités maintenant ?


Là s’en était trop, vraiment, ce type se retrouvait coincé sous terre avec l’humain le plus puissants de ce monde, dans une cité qui défiait les lois de la logique, entouré par une armée si dégoutante que même la mort n’en voulait pas, et il me demandait qu’est ce que je pouvais bien faire de nouveau… Je n’ai pas pu m’empêcher de rire, c’était trop décalé comme situation.
Je crois que j’ai du mettre bien cinq secondes avant de me rendre compte que mes éclats ne résonnaient pas, c’était assez déstabilisant dans un couloir de cette taille...

Et il y en avait un autre qui semblait déstabilisé, mon invité semblait complètement absorbé même, par le Bâton. Pourquoi cela ? C’était la première fois que le Porche laissait quelqu’un le regarder de cette manière aussi longtemps, d’habitude l’esprit était effrayé par sa noirceur, et les plus faibles étaient pris de vomissement, et j’avais même vu deux des premiers chasseurs de primes à ma poursuite mourir a sa vue, et ce type là restait juste a baver devant.

Cela avait suffit a me faire reprendre mon sérieux, d’un geste de la main je l’invitait a me suivre :

« Viens, ne discutons pas dans l’entrée. »

La marche se fît dans la lumière des torches, lesquelles se rallumèrent à un simple soubresaut de ma volonté, au grand dam des Anciens, qui durent retourner a leur… place.
C’était un spectacle dérangeant que d’allumer violemment la lumière dans une pièce sombre sous terre : les Anciens emplissaient tout espace qui n’était pas éclairé de leur immonde présence, et lorsque la lumière apparaissait trop vite, on pouvait encore les apercevoir durant l’espace d’un battement de cœur, ces créatures ignobles défiant la raison… Je me souviens encore du choc que j’ai eu la première fois que j’ai vu ces choses.

C’est ce qui se passât dans le couloir lorsque mes torches s’allumèrent, les Anciens s’offrirent a la vue de mon invité, présents dans notre monde mais sans en faire partie, condamnés a errer pour l’éternité entre deux plans… Lors d’un flash, on pût nettement entrevoir la masse grouillante et informe de leurs entités emplissant le couloir sur toute sa superficie, et puis ils disparurent.

J’imagine bien comme cela doit être déroutant pour quelqu’un qui n’est pas habitué, mais je m’en fiche un peu.

« Allez, je ferme les portes derrière moi, tache d’être a l’intérieur avant »

Là encore je souriais, mais je ne laissais pas de place au doute, si ce type ne me suivait pas a l’intérieur, il devra se débrouiller avec les Autres pour sortir.



Il nous faut une bonne vingtaine de minutes avant d’arriver a la grande porte de bronze donnant sur les galeries habitées, bien plus de temps qu’il ne m’a fallût pour arriver jusqu'au type rouge, mais le temps est une notion de la surface qui n’a pas court ici…
Avant que nous arrivions, j’ordonnais a mes sbires de dégager le passage et de renvoyer les Légions dans leurs baraquements, je sentais aussi leur colère vis-à-vis de celui qui m’accompagnait : tous avaient ressenti les derniers instants de Roland, sa peur de la mort et surtout l’amour aveugle qu’il possédait pour sa moitié… Peut être même était ce ça qui les rendaient si haineux, savoir qu’un homme amoureux puisse mourir seul.

« Au fait, tu sais qui je suis, mais je n’ai pas la moindre idée de ton nom… ? »

Dis –je une fois arrivé devant les lourds battants ruisselants de reflets cuivrés. Tout en écoutant sa réponse j’ouvrais le passage… La force que me confère le Porche est tout bonnement grandiose ! Sans vraiment forcer, j’arrive à ouvrir ces morceaux de métal haut de plusieurs dizaines de pieds et épais d’au moins une coudée ! J’imagine que lui aussi a remarqué cette puissance, et j’espère que ça le retiendra si jamais il avait l’idée de m’attaquer…

Alors que la porte s’ouvre dans un frottement, je décide de me la jouer plus théâtral en présentant mon œuvre :

« Soit le bienvenu, a Drom-Tuargh, la cité enterrée. »

La porte s’ouvrît largement, révélant l’étrange spectacle de la ville souterraine : sous un ciel de ténèbres aussi profondes que l’océan, une cité aux proportions dantesques avait été taillée dans la roche de la montagne milieu d’une grotte défiant la psyché par ses dimensions; ses formes étranges ne semblaient pas faites pour être vues par un œil humain, et les circonvolutions des toits des bâtisses semblaient se mouvoir par eux même depuis notre point de vue.
Elle se situait a environ un kilomètre et demi de la porte principale, et pourtant même d’ici on pouvait voir a quel point elle était imprenable, ses mur mesuraient huit fois la hauteur des plus formidables forteresses mortelles, et ils étaient hérissés d’armes dont mes chercheurs s’évertuaient a découvrir le fonctionnement.

« C’est beau n’est-ce pas ? »

En tout cas, c’est ce que je pensais, j’avais toujours trouvé le spectacle de toutes ses lumières perçants les ténèbres magnifique, et a chaque fois que je le voyais, je ne pouvais que me sentir fier d’avoir réussi l’exploit de ramener la vie dans cette cité maudite.

Je m’avançais de nouveaux dans les ténèbres, sentant les Anciens se presser aussi près de moi qu’ils l’osaient, mais au fur et a mesure de notre progression, des torches s’allumaient, éclairant le chemin de leur blafarde et tenant les horreurs de la nuit loin de nous.
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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Mer 3 Juil 2013 - 18:29

"Viens, ne discutons pas dans l’entrée."

Ç’avait été ses seuls paroles pour me répondre. J'étais venu ici pour le tuer, je venais de m'occuper de l'un de ses serviteurs, et lui me conviait simplement à le suivre ? Je l'aurai attaqué ici, s'il n'y avait eu ces créatures. C'était peut-être même ma seule chance, une fois que je serai au milieu de son royaume, je n'aurais pas la possibilité de le vaincre. En même temps, je voulais vraiment savoir.

"Au fait, tu sais qui je suis, mais je n’ai pas la moindre idée de ton nom… ?"

Le Marchemonde avait commencé à avancer, et la lumière avait changée de torche. Les créatures de l'ombre commencèrent à ramper sur mon armure. Sans hésiter, je fis un pas dans la lumière, et les bêtes fuirent si vite qu'on eut pus douter qu'elles aient un jour même existé ... pour peu qu'on ne sache que partout où la lumière de portait pas, tant sur les parois que sur le sol, nul ne pouvait voir la pierre car elle était recouverte de la masse grouillante des êtres immondes.

"Je suis Uridan Sangried. Je m'arrange généralement pour qu'on ne parle pas de moi ailleurs que parmi les bons payeurs."

Nous traversions les longs couloirs sombres creusés à même la montagne. Inutile d'être très intelligent pour comprendre que, si leur maître semblait parfaitement calme, ceux de ses serviteurs qui étaient encore en mesure d'avoir des sentiments me haïssaient. Le sang de mes victimes continuait de me faire une armure, pourtant je doutais qu'elle me protège longtemps si les choses tournaient mal. non, plus je pensais à ma situation, plus je me rendais compte que j'avais fait là une erreur monumentale.

"Soit le bienvenu, a Drom-Tuargh, la cité enterrée."

Le Marchemonde venait d'ouvrir une porte énorme sans faire d'effort visible. Inutile de dire que plus j'en découvrait sur lui, plus je me disais que j'aurais mieux fait de rester chez moi. Enfin, de ne pas quitter Beolan ... Je jetais un œil derrière la porte préparant déjà ma fuite dans mon esprit. Je restais bouche bée. Ce qu'il y avait là était immense, plus grand que la plus grande ville fortifiée des hommes, plus menaçant que la plus menaçante nuit sans lune du Vein, et pourtant, dans un certain sens, plus beau que le plus magnifique des palais d'Adiryl.

Des bâtiments de grès aux formes torturés atteignaient des hauteurs inimaginables, et pourtant ils n'en restait pas moins qu'ils étaient largement dépassés en taille par les massifs remparts qui ceignaient Drom-Tuargh. La cité enterrée était si vaste qu'un seul regard ne suffisait pas à la voir en entier. Je remarquais également qu'elle se modifiait lorsqu'elle n'était pas dans mon champ de vision.

"C’est beau n’est-ce pas ?"

Etait-ce ici qu'il avait passé deux siècles ? Ces murs infranchissables étaient-ils de son fait ? Je ne pus qu'en douter quand, alors que nous descendions en silence vers la grande porte de la cité, je pus voir plus de détails. Drom-Tuargh était très ancienne. Vraiment très ancienne. Je touchais la pierre du bout des doigts, fasciné. Cela faisait des siècles que je ne m'était pas intéressé aux recherches du passé faites sur Feleth. Parce qu'ils cherchaient à raconter des époques que je connaissait déjà, et depuis longtemps. Mais cette cité me parlait d'un temps bien plus ancien. Les machines de guerre que je devinais à peine en haut des remparts me rappelaient vaguement des arbalètes antiques, mais leur mode de fonctionnement était bien trop complexe, même vu d'ici, pour que je prétende comprendre ce que faisaient les hommes qui s'activaient autour.

C'est au moment où la porte bronze claqua sèchement sur ses gonds que je compris que j'étais fait. Je ne pourrais pas rouvrir cette prote, du moins je n'en aurais pas le temps avant de me faire rattraper. Et même, une fois ouvertes, je serais sans doute trop épuisé pour pouvoir échapper à tous les habitants de la montagne. au moment où finissait de résonner l'écho de ma sentence, je lâchai un soupir désabusé, et mon armure se mua en un long et épais bâton, sorte de réplique de celui de mon vis-à-vis, extrêmement dense à cause de la compression que j'infligeai au sang. Je me mis à le lécher distraitement comme une friandise, alors que nous pénétrions dans l'immense cité.

Il ne fallut pas longtemps pour que je sache quelle était notre destination : une immense citadelle au style un peu surchargé trônait dans la première place où nous débouchions. Il ne fallut que quelques minutes supplémentaires pour y entrer, y trouver une table de dimension correcte dans l'une des salles attenantes au gigantesque hall, et enfin s'asseoir à cette table. Je m’éclaircit la gorge, léchant toujours mon bâton de sang distraitement.

"Je ne suis pas stupide au point de penser que je peux espérer m'en sortir indemne. Mais avant que je ne tente de fuir d'ici, j'aimerais savoir. A quel point cette cité est-elle ancienne ? J'ai plus de mille ans, et pourtant je n'en ai jamais entendu parler. Pourquoi êtes-vous en train de la réinvestir ? Et puis, une dernière chose ..."

Je souris presque négligemment, détachant un peu de matière de ma friandise. Faisant courir mon regard autour de moi, je pris finalement une nouvelle inspiration.

"Pourquoi suis-je encore en vie ?"
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Tyrias Marchemonde



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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Lun 15 Juil 2013 - 11:35





[hrp : Pour lire la musique sans quitter la page, clique sur le petit bouton lecture derrière le titre, mais PAS sur le titre.]






Alors même que je poussais la porte du bureau, un brasier s’allumât dans la cheminée, et les quelques chandelles éparses firent feu de leur lueur blafarde et effrayée qui n’éclairait pas autant qu’elle aurait dû. Dans toute la ville, les murs semblaient aspirer une grande partie de la lumière artificielle, a cause de cela il planait en permanence une lourde chape d’ombre, et cela en quelque lieu que ce soit.
Mais peut être cela était il mieux, au moins les yeux humains ne pouvaient apercevoir l’aspect répugnant des murs, qui étaient formés d’une espèce d’agglomérat pensant de magie et… d’être vivants que je ne saurais nommer.

"Je ne suis pas stupide au point de penser que je peux espérer m'en sortir indemne. Mais avant que je ne tente de fuir d'ici, j'aimerais savoir. A quel point cette cité est-elle ancienne ? J'ai plus de mille ans, et pourtant je n'en ai jamais entendu parler. Pourquoi êtes-vous en train de la réinvestir ? Et puis, une dernière chose ... Pourquoi suis-je encore en vie ?"


Sa remarque me fît sourire, il n’avait donc pas encore comprit la nature de cet endroit, et ce malgré son grand âge.
Alors qu’il finissait sa phrase, une sombre musique se mît à sourdre de l’architecture même du bâtiment, les murs semblèrent s’étirer, le plafond s’élever, comme si nous étions sous l’emprise d’une drogue quelconque, les meubles changèrent de place, voir s’enfuirent simplement, la table s’allongeât, puis se tordît en gémissant comme l’aurait fait un homme…
Cela durât plusieurs secondes, un temps durant lequel je ne lâchais pas mon invité des yeux, un sourire narquois aux lèvres.
Lorsque que cet étrange processus fût terminé, la pièce avait totalement changé de configuration : elle s'était considérablement agrandie, de lourdes armoires prenaient désormais place contre les murs, croulant sous le poids de centaines de livres, la table avait doublé, voire triplé de proportions et elle était maintenant presque entièrement recouverte de grimoires et parchemin étranges, dont certains semblaient se mouvoir et discuter entre eux.

« Tu ne pourrais pas t’en sortir indemne, effectivement, tu ne pourrais pas t’en sortir du tout même... Si telle était ma volonté.»

J’indiquais d’un mouvement le mur derrière lui, qui avait remplacé la porte par laquelle nous étions rentrés, et lorsqu’il tournât de nouveau la tête dans ma direction, ce fût pour me voir assis sur un fauteuil qui n’était pas la l’instant précédent. Je n’avais plus mon Bâton en mains, mais il se tenait pourtant droit a ma gauche, comme un gardien filiforme.

« Je vais te raconter diverses choses sur ce lieu, et j’espère que ce faisant, je répondrai a certaines de tes questions. »

De la main, j’invitais mon vieil interlocuteur a s’assoir dans un fauteuil identique au mien, il semblait avoir été taillé dans de la chair vivante, et sous la faible lueur orange du feu, on aurait dit que des spasmes l’agitait de temps en temps ; malgré tout une fois assis il se révélait confortable, bien qu’étrangement … chaud.

J’attendis que mon hôte ai pris place avant de continuer :

« Tu ne l’as peut être pas remarqué, mais il règne dans cette ville une très grande activité. En fait, si tu ne l’as pas remarqué, c’est parce que je n’ai pas voulu que ce soit le cas. Car vois-tu, cette ville est une sorte… d’être vivant, mais un être sans nerfs, sans cerveau, et sans une goutte de sang, inerte, et pour ainsi dire : mort. »

Je laissais encore une fois flotter mes paroles, théâtralement, tout en levant les yeux vers le plafond ténébreux qui tressaillît devant mon regard.
Après quelques instants, je repris.

« Quand mes troupes ont trouvé cette cité, il leur a fallût combattre ses anciens habitants… Je crois que tu as dû les apercevoir. »

D’un mouvement de tête, j’indiquais un recoin sombre de la pièce ou nombre d’Anciens s’étaient entassés.

« Une armée conventionnelle aurait purement disparut face a une telle horreur, j’ai moi-même perdu plusieurs de mes « élus »… Le gardien que tu as tué en était un ; bref, après plusieurs semaines de combat, mes troupes n’avaient même pas réussit a passer la seconde porte, et ils leur étaient impossible de deviner combien il y en avait encore ensuite ! »

Si j’avais voulus, j’aurai pu imposer a son esprit des visions du combat contre les anciens, mais outre le fait que je ne maîtrisais pas encore parfaitement ce pouvoir, je n’avais pas envie de le déstabiliser.

« J’ai dû intervenir en personne, et là, sans même combattre, les Anciens, et leur cité par la même occasion, m’ont acceptés comme leur maître. Ils ont reculé, et au moment ou j’entrais dans la ville, je l’ai senti qui se pliait totalement a ma volonté. »

Pour illustrer mes dires, je tendais la main droite au dessus de l’accoudoir de mon fauteuil.
Dans un chuintement organique, le sol se déformât, laissant apparaître trois tiges qui s’élevèrent jusqu'à un mètre du parquet, avant de former une coupe, laquelle se remplît progressivement d’un liquide sombre.
Alors que ce charme semblait terminé, j’approchais trois doigts de la surface de la coupe, puis j’en tirais une flûte de cristal, emplie du liquide qui s’avérât en fait être vermillon.

« Vois-tu, Cette cité n’est pas la cité des Anciens, cette cité EST les anciens. D’après ce que j’ai pu comprendre de ce qu’ils m’ont raconté, ce sont les premiers être à avoir peuplé ce monde…»

La surface du vin encore dans la coupe fût parcourue d’un frisson, comme si une main passait à la surface, puis soudain, une grosse sphère de vin s’élevât dans les airs. Elle se déplaçât lentement jusqu'à se tenir entre nous deux, légèrement décalée de manière a ce que nous puissions encore nous regarder, mon invité et moi.
Très doucement elle se mît a s’affiner, de sphère elle devint plateau, un miroir rouge suspendu dans la pièce, puis les reflets des bougies se mirent a changer, ils prirent des formes étranges, des formes inquiétantes, puis…



Nous sommes dans le Vein, impossible d’en douter, ces couloirs sans fin, ces tortueux passages, ces ponts sans âmes… Ce sont les couloirs souterrains de l’avilissement.
Dans ces couloirs, une longue procession d’êtres marche, certains tiennent des torches, d’autres des lanternes, mais la plupart porte des sources de lumière trop étranges pour être décrites, illuminant sans lumière les ténèbres environnant, comme si les marcheurs ne voulaient que voir, mais en aucun cas déranger les ténèbres…
D’ailleurs qui sont-ils ? Ils portent de longues capes ? Non, en fait ce sont leurs corps  fins et vaporeux,  d’une stature pratiquement humaine. Ils n’ont rien de dégouttant et pourtant ce sont les Anciens.

Ils viennent de la surface, là-haut, poussés par une volonté supérieure, ils ont tenté de bâtir des villes, ils ont tenté d’emmagasiner leur savoir, mais à cause de la nature capricieuse du Vein ils n’ont pas pu.
Chacune de leur construction s’est écroulé d’elle-même, chacun de leurs écrits a disparût…

Ils sont les premiers êtres réellement civilisés de leur monde, les premiers Démons.
Des être d’une puissance incroyable, et pourtant encore naissante, un arbre a l’inimaginable force mais qui ne pourrait pousser dans le terreau infertile de son monde…

Lassés de ces plaines ignobles, lassés de ce destin ingrat, les Anciens se mirent a chercher un autre pays.
Un autre monde.

C’est cette recherche qui les poussât dans les profondeurs ignobles du Vein, pour trouver leur lumière, ils devaient passer dans les ténèbres.
Leur périple les amène en des lieux qu’aucun être n’a, ni ne visitera jamais a part eux, des lieux où les ténèbres sont si pures qu’elles dissolvent la matière, ou la lumière n’a plus aucun droit, ou le mal ni le bien n’existent, des lieux que les Anciens nommèrent Vadash. Le Vide.

Les Anciens réussirent a passer Vadash, ils réussirent grâce a leur magie a tisser des ponts entres les mondes, ils étirèrent la toile de la réalité pour en faire des fils tangibles, et grâce a eux ils arrivèrent dans ce nouveau lieu : Feleth.

Il n’y avait pas de lumière dans leur nouveau domaine, mais cela leur convenait, car désormais ils n’auraient pas pu la supporter à nouveau. Il n’y avait rien de vivant dans leur nouveau domaine, mais cela leur convenait, car ils en étaient venu à survivre seuls.

Immédiatement, ils entamèrent la construction de leur Cité, le plus fantastique des chantiers de tous les mondes, une œuvre divine de magie, de science et de folie que rien ne pourrait jamais égaler.
Ils tissèrent des murs vivant avec les esprits et les corps de leur peuple, ils plièrent la matière a leur volonté, ils lui donnèrent vie.

Ils vécurent ainsi durant… Très longtemps, trop longtemps pour qu’un être mortel puisse l’imaginer. Au dessus d’eux le monde changeait, la vie traçait son chemin, inconsciente de l’effrayante entité aveugle se cachant sous la surface.

Cela aurait pu durer jusqu'à la fin des temps, si seulement, oh oui, si seulement ils ne s’étaient pas penchés sur l’étude des portails entres les mondes…


Certains Anciens émirent l’idée que lorsqu’ils avaient traversé Vadash, ils n’avaient pas utilisé le moyen le plus simple de changer de monde : selon eux, il était possible d’ouvrir un passage direct entre un monde et l’autre, sans passer par une création matérielle comme leurs Ponts.
Alors ils cherchèrent un moyen d’ouvrir ce passage…

Mais lorsqu’ils y arrivèrent, il se produisît un phénomène que nul n’aurait pu prévoir : l’ouverture du premier portail entre Feleth et le Vein créât un déséquilibre dans le monumental édifice magique des Anciens, et la plus grande partie de leur puissance fût engloutie par leur dernière création.
Mais ce n’était pas tout : le déséquilibre que cela occasionnât dans le Vein fût tel que le peu de lois physiques qui gouvernaient ce monde furent mises a bas, et de nombreuses déchirures semblables a celle créée par les Anciens apparurent, liant a de multiples endroits Feleth, et son pendant chaotique.

Après cet épisode, les Anciens sombrèrent peu a peu, ils se firent de moins en moins nombreux, de moins en moins puissants, la folie les guettait, la moindre parcelle de leur pouvoir était absorbée par le Portail, créant d'autres passages dans le Vein et en Feleth...

Ils se mirent donc a chercher désespérément un moyen d’échapper a leur fin…

Ils découvrirent une magie noire, perverse, qui réclamait des sacrifices sans fin dans le but d’alimenter son pouvoir, mais qui semblait tenir la mort à distance.
Pensant enfin avoir trouvé leur rédemption, mais rechignant a sacrifier les leurs, ils creusèrent jusqu'à la surface pour trouver les premiers habitants de Feleth, desquelles ils n’eurent aucun mal a se faire adorer tels des Dieux.

Ils leur firent construire d’énormes portes noires, devant lesquelles les dévots venaient par milliers pour prier les Dieux sous la Montagne. Lorsque les Anciens sortaient de la montagne, s’était pour emmener les enfants de leurs croyants.
Et dans les profondeurs de la terre, ils les dévoraient, dans les profondeurs de la terre, les Anciens dégénéraient…

Vînt un temps ou le soleil lui-même se refusât a voir pareilles horreurs, ce fût a cette époques que les grandes portes noires furent scellées. Mais même si les Anciens ne pouvaient plus sacrifier de mortels, ils survécurent, oh oui, ils survécurent.
Durant les siècles qui suivirent, les Anciens devinrent progressivement les monstres qu’ils sont aujourd’hui : ne pouvant plus se nourrir des enfants des autres, ils en vinrent à dévorer leur propre progéniture.

Et la magnifique cité devînt un lieu de massacre perpétuel, des créatures sans noms se mêlant aux murs, se mêlant les uns aux autres en une masse grouillante qui se dévorait elle-même…

Et tout cela, tout cela jusqu'à ce qu’un homme viennent écraser les Ancien sous sa puissance, sous son…

Immortalité.




Lentement, les reflets redevinrent reflets, et le vin retournât à la place dans la cuvette sombre.
Cette vision m’avait fait l’effet d’un rêve, ou plutôt d’un cauchemar la première fois que je l’avais vu, maintenant encore, les avertissements qu’elle contenait me laissaient songeur : la quête du pouvoir avait fait plus que détruire les Anciens, elles les avaient rendu a un état plus détestable que tout ce que je pouvais imaginer, et je me devais d’éviter ça.

Mes lèvres s’approchèrent lentement de mon verre, ce vin était purement délicieux. C’était une merveille qui avait été pillée dans la cave d’un seigneur des montagnes en même temps que son château.
Je laissais le breuvage divin descendre le long de mon œsophage en fermant les yeux de délice.

« Hmm. Je t’en proposerai bien, mais j’imagine que du sang serait plus à ton gout ? »

Une autre vasque surgît alors du sol, de la même manière que celle qui trônait a mes coté, elle aussi se remplît de liquide, mais l’odeur n’était pas la même, les aromes subtil du cru millésimé avaient laissés la place a la forte odeur de fer du sang humain.

« Ca sera sans doute moins bon. Bref, ou en était-je ? … Ah oui. Si je m’étais mis en quête de cette cité, c’est car je cherchais un endroit tranquille où continuer mes différentes recherches, et ou me cacher, moi et mon armée, avant de cueillir ce monde. »

Je me mis a faire tourner doucement le verre dans ma main, ballotant gracieusement le précieux liquide vermillon qui s’y trouvait, il était évident que je n’avais pas répondu a toutes les interrogations de mon hôte, je laissais notamment planer la question de sa survie…
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Uridan Sangried

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Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Mar 16 Juil 2013 - 17:36

La démonstration était assez parlante. Au début, j’avais pensé que la ville se mouvait selon sa propre volonté, ou logique. Il semblerait qu’en fait (ou en plus ?) elle le fasse selon les désirs de cet homme. J’étais comme au milieu d’un immense filet. Quand à connaître l’ancienneté des lieux, ma question trouva une réponse … inhabituelle. Une vision.

J’en sortis un peu déstabilisé, mais enthousiaste. Et quel enthousiasme ! Non seulement j’en apprenais un peu plus sur l’histoire des mondes, mais surtout … J’avais en ma possession, à présent, des informations qui pourraient se révéler capitales pour l’œil Noir. Il ne se doutait sûrement même pas à quel point ce que je venais de voir était à présent précieux pour moi. Connaître l’origine des failles, et le prix payé par ceux qui les avaient ouvertes en premier … c’était un pas gigantesque vers la fusion du Vein et de Feleth ! Les changements que j’appelais de mes vœux se rapprochaient à grands pas. Mais d’abord, je devais sortir d’ici.

- Hmm. Je t’en proposerai bien, mais j’imagine que du sang serait plus à ton gout ? Ça sera sans doute moins bon. Bref, ou en était-je ? … Ah oui. Si je m’étais mis en quête de cette cité, c’est car je cherchais un endroit tranquille où continuer mes différentes recherches, et ou me cacher, moi et mon armée, avant de cueillir ce monde.

Je m’extirpai de ma jubilation pour regarder le sang qui se trouvait devant moi. Dans un sourire j’en fis une coupe, que je plongeai sans gêne, et par la seule force de mon esprit, dans la vasque de vin, avant de la ramener vers moi.

– C’est très aimable à vous, mais l’héritage maternel me permet de me nourrir selon ma convenance. Et ne le prenez pas mal, mais ce vin à l’air d’une qualité bien supérieure à celle de ce sang.

Sans plus de cérémonie, j’appréciais le grand cru à sa juste valeur. Le sang qui avait pris la forme d’un bâton se détendit d’un coup, flaque informe que j’empêchai pourtant de couler. Je lâchai un petit soupir de soulagement, le maintenir sous cette forme compactée était plutôt épuisant. Je déposai le verre sur l’accoudoir de mon siège, avant de me lever lentement.

– Alors comme ça, pendant ces deux siècles vous prépariez votre armée ? Je dois avouer que je suis un peu attristé de trouver un nouveau « maître du monde en devenir » devant moi. Mais bon, à chacun ses désirs et ses buts. Le mien, par exemple, c’est de voir un vrai changement. Pas juste un changement politique, un vrai, qui marque perpétuellement le visage de ce monde.
Et accessoirement, j’aimerais aussi prendre congé.


Je ne laissais pas le temps à mon vis-à-vis de réagir. La moitié du sang que j’avais sous mon contrôle vint l’empaler, avant de le maintenir contre son siège, à une vitesse insoupçonnable. J’utilisai le reste pour briser un pan de mur, et d’un bond je fus hors du bâtiment. La ville se mit alors à se refermer sur moi. Je serrais les dents, slalomant entre les pans de murs qui se refermaient. Ma capacité à faire des bonds surnaturellement rapides et longs me permit d’éviter la première vague « d’attaques » de la ville.

Puis quatre tours se précipitèrent sur moi alors que j’étais encore en l’air. Le sang encore sous mon contrôle vint former une bulle autour de moi, stoppant lesdites tours, dont l’étreinte se faisait de plus en plus forte. Je ressentis alors que le sang que j’avais utilisé pour immobiliser le Marchemonde n’immobilisait plus rien : qu’importe, il vint renforcer ma bulle protectrice. La sueur commença à perler sur mon front, la puissance des constructions des anciens était phénoménale. Même si je réussissais à leur opposer une force équivalente, bientôt le sang que je contrôlais sècherait, et je me retrouverais écrasé comme une crêpe. Triste fin.

Je n’avais vraiment eu aucune chance. Mais j’avais clairement vu mon sang transpercer le Marchemonde de part en part. Les anciens l‘avaient trouvé écrasant d’immortalité … il aurait donc survécu ? Logique quand on pense que les liens que j’avais utilisés plus tôt s’étaient retrouvés vides. Et maintenant ? Allait-il tout simplement me laisser me faire écraser ? Venir se moquer de ma tentative d’évasion ? J’avais tué l’un de ses rares « élus », il n’allait pas me laisser tranquille, c’était la seule certitude que j’avais, et elle était renforcée par ma position fort délicate.
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Tyrias Marchemonde



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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Lun 22 Juil 2013 - 2:43

Je regardais d’un œil songeur mon hôte prendre la fuite au travers d’un mur, ça m’arrivais bien trop souvent de me faire blesser de manière aussi stupide.
La lance qui me perçait la poitrine avait aussi traversé le fauteuil, me clouant littéralement au dossier du meuble, tout ça parce que je parle trop, mes pauvres victimes en profitent toujours pour s’en prendre a moi… Quel désespoir.
Je posais la main droite sur la pointe, et l’arrachais de mon torse avec un chuintement organique, environ un pied et demi de l’arme rouge étaient couvert d’un fluide noirâtre, et c’est avec un choc que je me rendis compte que ce liquide sombre était mon propre sang.

La bouche bée de terreur, je plongeais deux doigts dans la plaie entre mes pectoraux, lorsque je les ressortis ils étaient eux aussi noircis par mon sang.
L’incompréhension laissât vite place a la rage dans mon esprit alors que je prenais mesure de ce qu’il m’était arrivé : la magie du Bâton s’était infiltrée en moi, elle avait corrompu mon sang qui était devenu noir et probablement empoisonné. Désormais je ne pourrais plus sortir de cet état de stase, je ne pourrais plus sentir mon cœur battre ni ma peau se réchauffer ; si jamais je venais a laisser mon corps retourner a son état normal, probablement que je m’effondrerai mort sans plus de cérémonie.

Le fauteuil volât a travers la pièce, se fracassant contre le mur du fond, un cri bestial sortît de ma gorge, démolissant les reste des meubles par la puissance magique qui l’imprégnait. La lance allât se ficher dans un mur.
Mon esprit était emplît de toutes sortes de visions qui ne pourraient jamais s’accomplir, des images d’un grand champ d’herbe verte, des images d’une femme aux cheveux d’une couleur indéfinissable flottant dans le vent, un enfant dans les bras, et qui me regarderait tendrement.
Tout ça n’aurait jamais lieu, la colère déformât mon champ de vue, a moins que ce ne soit que les murs qui tentaient d’échapper a ma hargne.
Pourquoi ?! Pourquoi serais-je condamné a mourir ?
Encore une fois cette impression d’un destin implacable qui, peu importe mes actes, continuait à décider pour moi de mon futur, j’avais envie de détruire ce monde, si je ne pouvais pas vivre, pourquoi d’autres le pourrait ?

Étrangement, cette idée me calmât, la tempête qui faisait rage dans la pièce ce calmât et mes pensées reprirent leur cours normal.
Une froide jubilation glissât dans mon esprit comme un immense serpent noir, j’allais me lever depuis les ténèbres, et sous mes ordres les morts abattront les tours de l'Ordre, ils créeront l'Anarchie, et si je devais disparaître, alors Feleth disparaîtrait avec moi .
J’attrapais mon Bâton, le responsable de ce gâchis,  et me mis a suivre la piste de ce démon qui avait voulût me tuer; qu’il le veuille ou non, il allait servir ma cause.


Là où lui avait dû se battre pour trouver un chemin entre des bâtiments qui voulait sa mort, je n'eus qu’a penser a ma destination pour que les murs s’écartent pour me faciliter le passage, durant ce cours voyage, ma magie se dirigeât vers mon torse, où elle entreprît de rebâtir les chairs détruites.
Finalement je trouvais ce petit salaud prisonnier entre quatre tours, a la limite de l’écrasement ; avec un sourire mauvais je me plaçais face a lui et clouais mes yeux dans les siens.

La pression autour de lui augmentât sensiblement alors que les murs se changeaient en un poing noir, j’étais maintenant placé devant une main géante enserrant un œuf qui contenait mon futur serviteur. Mort, ou vif.

Je m’approchais de la prison écarlate de mon interlocuteur tout en souriant comme un forcené, mon regard toujours planté dans le sien. Ma main gauche vînt se poser a la surface de sa bulle de sang, presque aussitôt, mon bras entier fût recouvert d’une aura noire s’apparentant a une épaisse fumée.

Puisque nous en sommes a exprimer nos volontés, petit démon, laisses-moi te faire part de la mienne… »

Je me mis à forcer sur la surface rouge, la magie qui recouvrait mon bras remplissant le rôle d’une armure au delà même de l’idée de « dureté ».
A quelques centimètres de ma paume, l’hémoglobine se craquelât.

Tu vas te mettre à mon service. »

La phrase sonnât comme un gong, j’espère que c’était évident pour lui que je ne parlais pas d’un contrat quelconque, une obéissance passagère en échange de quelques rémunérations ; pour que ce soit plus clair, je poussais plus fort sur sa protection.
Autour de main, l’œuf rouge s’était mis a fumer et a s’assombrir sous la corruption et la force que je lui opposait ;  les fissures se faisaient de plus en plus grosses, augmentant a l’unisson de mon sourire, puis, dans un craquement d’os sec, ma main passât au travers du sang.

L’aura noire de mon bras s’étendît a tout mon corps, me protégeant désormais d’une possible attaque semblable a celle de la lance.
J’avançais ma main dans la protection du démon, j’allais jusqu'à effleurer sa gorge, laissant un instant de flottement… Puis je me contentais de tirer sur le médaillon pendant a son cou pour le regarder. Je fus obligé d’agrandir encore le trou de sa protection de mon autre main afin de mieux voir ce petit objet.

Mon sourire se teintât de mépris, l’Arcane XIII… Cette bande de demeurés… Des fanatiques de démons tous plus stupides les uns que les autres. Jusque là, ils n’avaient jamais été une menace pour moi, ils ne savaient sans doute même pas que j’existais -même s’ils marchaient souvent sur mes plates-bandes – et n’avait jamais tenté de prendre contact avec moi ; mais là, envoyer un des leurs dans mon repaire dans le but de me tuer… Je ne pouvais pas me permettre d’ignorer une telle insulte, ils allaient entendre parler de moi.
D'un geste vif, je lui arrachais son collier.

Alors c’est pour ce ramassis de fanatiques décérébrés que tu es venu jusque là … » Susurrais-je au démon, Mon sourire s’agrandissant encore, Quel dommage pour eux de perdre un si bon élément ! Me moquais-je, en même temps que je retirais ma main de son espace en lui laissant son pendentif. Dis-moi, tu as l’air jeune, tu as envie de mourir aujourd’hui et ici ? »

La main de pierre l’enserrant se fît plus forte encore, des fissures apparurent sur toute la surface de l’œuf. Je m’éloignais quelque peu, observant le spectacle de cet être « supérieur » prisonnier au creux de ma main.

Mais avant que tu n’expire ici, je vais te faire une dernière offre : entre a mon service, rembourse moi la vie que tu as pris a Roland, et je te laisserai respirer encore autant que tu le voudras, et tu seras libre de trouver la manière de crever qui te semble la meilleure. »

Un crissement s’échappât de la coquille rouge, elle n’allait pas tenir encore longtemps a ce rythme, je pense que je peux relâcher la pression, juste le temps de finir ma proposition, oui, je sens les doigts se détendre.

-«  Tu seras bien plus puissant que tu ne l’es en ce moment, je t’offrirai une partie de mes pouvoirs… Si jamais tu as été vaincu par le passé, ça sera l’occasion de te venger. »

La main se remis à serrer, l’œuf était a son point critique, que j’accentue encore a peine ma force et s’en serait fini de lui.

Mais si tu refuses, mourras broyé à l’endroit ou tu te trouve, puis je ferais de toi un pantin macabre comme les autres. Ensuite je fouillerai ta mémoire avant qu’elle ne disparaisse, pour trouver où se cache ton ordre… »

Le médaillon explosât littéralement dans ma main, écrasé entre mes doigts comme s’il s’était agît d’une boule de papier que j’aurai froissé; mon geste, ainsi que l’expression qui se lisait sur mon visage ne laissaient aucun doute vis-à-vis de mes projets pour cet ordre ridicule qu’était l’Arcane XIII.
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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Sam 10 Aoû 2013 - 12:50

Puisque nous en sommes a exprimer nos volontés, petit démon, laisses-moi te faire part de la mienne… Tu vas te mettre à mon service. »

Il venait de passer à travers une barrière dont la résistance était le maximum que je pouvais imaginer. Une densité maximale, e il l'avait traversée comme on entre dans un bassin d'eau claire. Le sang échappait petit à petit à mon contrôle, au fur et à mesure que la corruption se répandait. Elle accéléra sous le choc émotionnel de ces mots. Moi, le servir ? Même l'arcane n'était au final qu'un outil, une distraction qui pourrait au mieux me mener vers quelque chose de sympathique. Je ne servirai personne ! Jamais !

En parlant de l'arcane, La créature (je ne pouvais plus le considérer comme un humain), s'empara du pendentif de la secte, et son sourire devint méprisant : je sus aussitôt que cela n'augurait rien de bon. Ce genre de sourire n'augure JAMAIS rien de bon, je le sait : d'habitude c'est moi qui le fait avant de décapiter quelqu'un négligemment.

Alors c’est pour ce ramassis de fanatiques décérébrés que tu es venu jusque là … Quel dommage pour eux de perdre un si bon élément ! Me moquais-je, en même temps que je retirais ma main de son espace en lui laissant son pendentif. Dis-moi, tu as l’air jeune, tu as envie de mourir aujourd’hui et ici ? »

Je m'empressais de haleter une réponse, de grosses gouttes de sueur perlant de mon front. Je n'étais pas sûr de pouvoir parler à nouveau, et il venait de toucher une corde sensible.

-" Je suis... plus vieux que... la démocratie. Ne te fies... pas à mon apparence. Quand à... l'arcane... c'est leur projet qui me plaît. Qu'importe ce... qu'ils sont, ce qu'ils... cherchent à faire... m'intéresse... au plus haut point."

Mais avant que tu n’expire ici, je vais te faire une dernière offre : entre a mon service, rembourse moi la vie que tu as pris a Roland, et je te laisserai respirer encore autant que tu le voudras, et tu seras libre de trouver la manière de crever qui te semble la meilleure. »

Il avait accusé réception de ma "réplique", je le savais, mais la discussion portait sur un autre sujet : mon avenir. C'était l'une des rares fois où la question se posait vraiment. Mes bras tendus pour maintenir ce qui restait de la sphère tremblait sous l'effort fournit pour contenir cette pression immense. Vivre, si c'était pour être assujetti à ce monstre, ne m'intéressait pas. Je ne verrais peut-être jamais ce changement, mais j'allais partir vers un autre monde, celui des morts : j'espérais juste qu'i était différent de celui-ci.

-«  Tu seras bien plus puissant que tu ne l’es en ce moment, je t’offrirai une partie de mes pouvoirs… Si jamais tu as été vaincu par le passé, ça sera l’occasion de te venger. »

J'avais commencé à lâcher mon emprise, me préparant à me faire écraser. Mais ces mots résonnèrent dans mon esprit. "ça sera l’occasion de te venger.". Athanaar ... Athanaar .... ATHANAAR !!!! Oui, cette fois ce sale enfoiré comprendrait qu'il ne fallait pas me chercher. Cette fois, je n'aurais pas à fuir devant son horreur. C'est lui qui fuirait.

Mais si tu refuses, tu mourras broyé à l’endroit ou tu te trouves, puis je ferais de toi un pantin macabre comme les autres. Ensuite je fouillerai ta mémoire avant qu’elle ne disparaisse, pour trouver où se cache ton ordre… »

J'avais promis à Awena de les protéger elle et son ordre, le temps qu'elle arrive à ses fins. Pour cela, j'avais prévu de créer un culte qui n'aurait aucun lien en apparence avec elle, à la fois pour détourner l'attention de la secte, et pour pouvoir en prendre le contrôle au cas où elle traînerait trop à mon goût (mais ce dernier point n'avait pas été abordé).

La puissance ... Cet être m'offrait une étrange alternative. Soit je devenait son serviteur et j'aurai une grande puissance, soit je mourais ici et mon corps le servait. La sphère de sang se réduisit au minimum, elle me collait presque à la peau. Je sentais la pression d'un pilier sur mes cheveux. J'étais en tailleur, sus pendu dans le ciel, entre quatre immenses pilons qui n'attendait rien de mieux que de m'écraser. Fermant les yeux, je fis abstraction de la situation pour me concentrer sur les conséquences de ce choix.

Servitude et puissance, ou mort et profanation. La question était de savoir si la mort menait vers quelque chose. Si il n'y avait rien après, je perdrais tout en refusant. Mais avais-je l'âme d'un valet ? Quels genres de puissances ce monstre comptait-il m'offrir ? Comment ? Les vivants ne semblaient pas avoir de séquelles physiques ou mentales, cela ne devait pas être trop douloureux dans ce cas. Parierais-je vraiment tout sur l'éventualité d'une vie post-mortem ? Non.

Non. J'allais le servir, le temps que cela serait nécessaire. Jusqu'à ce que je puisse me libérer de son emprise, en emportant sa puissance avec moi. La sphère protectrice descendit au sol, et lorsqu'elle le toucha j'avais un genou à terre J'ouvris mes yeux, qui bien qu'ils semblèrent se poser sur l'humain, observaient en fait le bâton : l'origine de tout cela, j'en aurais mis ma main à couper. De mes yeux embrasés, je pris la parole.

-" Alors je me met à votre service, Marchemonde. A compté de maintenant, je vous reconnais comme mon maître et seigneur."

Et quand je me dégagerai de ce service, Marchemonde, tu n'existeras plus, et cet artéfact sera à moi. Ce sera ma vengeance pour ce que tu m'as fais en ce jour. Tu n'es pas le premier à me faire plier, Marchemonde. Les gens qui me font plier le regrettent toujours. Toujours.
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Uridan Sangried

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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    Mar 14 Jan 2014 - 14:29

Je dois dire que je m’attendais à quelque chose de plus … surprenant. Devant moi, posé sur une table que je savais vivante, près d’une plume taillée dans la chair des ancêtres des monstres qui se tapissaient dans un coin sombre du bâtiment, se trouvait une page tout ce qu’il y a de classique. Sur cette page, des entrelacs d’encre figuraient des mots, eux-mêmes à l’origine de phrases. Et ces phrases décrivaient ma servitude, ainsi que les « dédommagements » attenants. La puissance proposée semblait importante, mais la contrepartie était terrible. Cependant, ce n’est pas comme si j’avais le choix, ni comme si j’étais piégé à jamais : Je devais signer pour survivre, et en échange d’un certain nombre d’âmes, je pourrais prétendre à la liberté.

Mais malgré l’aspect inoffensif du document, une sombre magie émanait de l’encre, qui, j’en aurais mis ma main à couper, n’était pas de l’encre habituelle. J’approchais la plume du papier, et il me sembla voir le bâton noir frémir, comme se réjouissant de ce qui étais sur le point d’arriver : le Marchemonde était-il vraiment l’homme, ou bien l’artéfact ? Ce bâton n’userait-il pas de l’enveloppe vide d’un cadavre pour s’exprimer et donner le change ? Je pris ce qui me sembla ma dernière gorgée de salive, avant de signer l’accord.

Au moment même où la plume quittait le document, mon nom y étant inscrit, une vive douleur m’emplit l’esprit. Des centaines de pensées, de sentiments et de connaissances se disputaient et se fondaient en moi, poussant sur ma santé mentale comme pour la remplacer par leur folie. De puissantes énergies arcaniques, malsaines et sombres, traversèrent mon corps en tous sens. J’avais l’impression d’être écartelé et écrasé tout à la fois, broyé et éparpillé dans le même mouvement. Au moment où mon esprit, vaincu, allait sombrer dans la folie, se fut comme si un verrou s’ouvrait. Cette fois, la douleur fut physique. Un cri inhumain, que même dans le Vein on avait dû guère entendre, retentit et se réverbéra entre les murs de la cité engloutie. Mon corps tout entier brûlait, ma vie se consumait, mon esprit était distordu, et tous ces sévices avaient lieu en même temps. C’est tout juste si j’avais assez de clarté d’esprit pour comprendre ce que je voyais, à savoir que le visage du Marchemonde était surpris de me voir ainsi en proie au tourment.

Je ne sais pas combien de temps l’inconscience m’a soustrait au tourment. Tout ce que je sais, c’est que lorsque j’ouvris de nouveau les yeux, la douleur était partie, et les connaissances s’étaient installées. Plus encore, des centaines de consciences résonnaient en moi, mais ce n’était plus douloureux. J’avais presque l’impression de n’être que la partie d’un tout, le nœud d’une immense toile dont l’araignée n’était autre que le Marchemonde. Je baissai les yeux pour m’examiner, et je ne reconnu pas mon corps. Il avait vieillit, grandit, mûrit. A la silhouette chétive de tout jeune homme, avait succédé le corps musclé et élancé d’un homme dans la force de l’âge. Je n’étais pas une armoire à glace, mais je sus que j’étais dépositaire d’une force tout à fait acceptable.

Quand à mes pouvoirs … Je ressentais plus profondément le sang qui coulait en moi, et j’étais maintenant certain de pouvoir le manipuler. Mes capacités me semblaient plus développées, et mieux encore, j’en avais de nouvelles, offerte par le contrat récemment signé. Je sus que mon projet ne serait alors pas hors de ma portée, que monter un culte de toutes pièces était à présent plus que possible. Si tant est que mon nouveau maître le permette.

Je mis plusieurs jours à m’habituer à la présence psychique de mes codétenus. La plupart semblait s’être fort bien adapté à la situation, certains même en étaient heureux. L’arrivée d’un esprit aussi ancien, plus ancien que celui du maître, sous la toile des esprits perturba une partie d’entre eux, mais au final la cohabitation fut possible. La femme de Roland me haïssait, mais je pouvais sentir les raisons de cette haine, et elle savait que je comprenais sa douleur : aussi la violence et les représailles étaient excluent. Durant ces quelques jours, je m’entraînais au combat pour m’habituer à mon nouveau corps, avec d’autres contractants, j’échangeais avec eux des idées, comme à l’époque des philosophes. Je commençais à me sentir bien parmi eux, puis un jour je pensai à l’Arcane.

Pour être plus précis, c’est l’image de l’œil Noir qui s’imposa à moi, un jour. Cela réveilla en moi le désir de revoir la lumière de Feleth, et de parcourir à nouveau le sol, et non plus le sous-sol de ce monde. Je pensais aussi au projet que je comptai mener à bien, et qui grâce aux pouvoirs du Marchemonde était à portée de main. Il fallut encore plusieurs jours pour que j’obtienne le droit de sortir de Drom-Tuargh, sous condition de servir les intérêts du maître. Aussi me retirais-je.

Plus je m’éloignais du monde sous la montagne, plus les pensées des contractants paraissaient ténus, plus mon esprit s’éclaircissait. J’avais l’impression de me réveiller d’un mauvais rêve. Je croisai le gigantesque cadavre du dragon légendaire, porteur de trois paires d’ailes décharnées, et je crus ressentir une ombre de conscience, quelque part dans les vastes entrelacs de ses os. Je m’éloignai encore, et bientôt il ne resta plus en moi qu’un murmure inaudible. Je décidai de rentrer à l’Arcane, pour me remettre de cet épisode avant d’entamer ma conquête des Plateaux de lune. Je décidai également de garder cet épisode sous silence … pour le moment.
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MessageSujet: Re: PLUS DE PU-PU-PU-PUISSANCE !!!    

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