''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une hache, une araignée. (libre)

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Nephila Edulis

La veuve noire

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Fiche de Personnage : La veuve noire


MessageSujet: Une hache, une araignée. (libre)   Mar 17 Déc 2013 - 14:46


Aucun regret, juste un adieu transperçait son regard sombre. Le temps des larmes était révolu, celui des pardons aussi. Toute peur avait abandonné l'araignée qui avançait dignement. Pas de guillotine pour les gens de son espèce, mais la hache. Jugée coupable de sorcellerie et de haute trahison envers le royaume pour avoir comploté avec l'ennemi de la nation, elle allait être décapitée sur la grande place publique.

Frêle jeune femme dont les yeux avaient longuement pleurés, frêle créature que les sévices avaient abattus. Une brindille prête à vaciller au moindre souffle. La mâchoire crispée, elle ne laissait rien transparaître de ses craintes. Son sort était scellé, mais elle pouvait encore choisir la façon dont elle allait mourir. Elle ne leur laisserait pas ce plaisir, elle ne s'effondrerait pas.  

Et pourtant elle tremblait sous sa robe blanche, c'est à peine si ses genoux ne s'entrechoquaient pas. A dire vrai, elle était morte de peur....qu'elle ironie. A travers les barreaux de la voiture, elle pouvait apercevoir les toits du palais royal. Pour la toute première fois de sa vie, elle aurait aimé se soucier de quelqu'un d'autre que soi. Pauvre être chétif, réduit à l'esclavage, pieds et poings liés. Pauvre enfant que l'on guide vers une mort certaine. Recroquevillée dans sa prison, si seule en cet instant. Le souvenir d'une vie à peine commencée. La lumière généreuse du soleil vint éclairer son calvaire.  
Elle n'a plus d'autre choix que de prier, les mains jointes, elle prie pour son salut, elle supplie les instances suprêmes d'adoucir son tourment.
Le silence deviendra bientôt son amant. Tout son être se craquelle devant l’apparition de la place.

Non, non, cela ne peut être qu'un mauvais rêve. Non, non.


La foule retient son souffle apercevant pour la première fois celle que l'on doit exécuter. Elle n'a rien d'un monstre, derrière son visage de porcelaine, elle n'a rien d'inquiétant. S'attendaient ils à voir défiler quelque chose de bien plus impressionnant ?
Elle grimpe les marches qui la séparent de l'estrade, entravée par ses chaînes. La morsure de l'acier lui rompt les chevilles, elle trébuche. Ses longs cheveux embrassent le sol poussiéreux. Toujours ce silence accablant, et ces centaines d'yeux. Elle les emmerde tous, elle reste la veuve noire et cela même devant la mort.

-Nephila Edulis, vous avez été reconnue coupable de magie noire ainsi que de haute trahison envers notre royaume, la peine retenue pour ces chefs d'accusation est la décapitation.


Elle ne peut en supporter plus, ses jambes la lâchent, il lui faut maintenant le soutient de son bourreau. Ses chaînes s'agitent, et le mystère tombe dévoilant au peuple sa véritable nature. Sa filiation avec le Vein ne fait plus aucun doute pour les érudits. L'araignée se découvre, ses bras seront pour les uns une merveille de la nature a lors que pour les autres ils seront l’œuvre du mal. La vérité se devait d'éclater.

Ses yeux transpercent la foule, elle cherche quelque chose, quelqu'un ? Elle craint de ne pas avoir le temps de l'apercevoir. Quand, enfin cette personne se détache des autres, alors le calme resurgit. Peu importe le reste, son regard ne lâchera plus le sien jusqu'à la toute fin.


Dernière édition par Nephila Edulis le Sam 21 Déc 2013 - 12:57, édité 1 fois
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Volorä Veil



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Fiche de Personnage : Volorä Veil


MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Mer 18 Déc 2013 - 14:04

Il existait tant de paradoxes en ce monde, si étrange, si contradictoire. Comment pouvait-on expliquer qu'il pouvait à la fois faire beau, et avoir un vent des plus déchainé ? Cela pouvait paraître normal pour certaines personnes, notamment autre érudits se qualifiant de porteurs de la vérité … Quelle niaiserie. Personne ne détenait la vérité, car elle n'existait pas. Ou plutot, elle n'était justement pas belle à voir, mais elle demeurait encore et toujours l'unique bonne explication, de ce monde. Mais cependant ces mêmes paradoxes se retrouvaient aussi à l'échelle des personnes peuplant ce monde. Notre exemple est sous nos yeux cette fois-ci ; une femme, en apparence. Comment pouvait-on expliquer qu'elle assistait à l'execution de quelqu'un, qui avait eu un passé avec elle, mais qu'elle ne faisait strictement rien pour empêcher cela ? Elle le pouvait, c'était du moins ce qu'elle savait. Toute personne sous-estimant ses capacités ne ferait sans doute pas long feu face à elle. Cette femme, aussi importante et 'politiquement' puissante qu'elle était, possédait une arme qui surpassait de loin toute forme de magie ou autre petit joker de la sorte : l'intelligence.

Pour une éxecution comme celle-ci, la coutume voulait que les privilégiés avaient accés à une place de choix. Une sorte d'estrade spécialement aménagé pour l'occasion, avec assise et un confort, bien que très primaire. On pouvait estimer que le fait de s'assoir sur du bois était déjà un grand privilège … Ainsi, cette noble aux attirails sombres mais voluptés, comme le reste de ses comparses de la haute à ce moment, regardait tout. Tout ce qui se passait devant elle, là où ses yeux bleu comme une glace cristalline, presque translucide, se braquaient. Ses mains étaient superposées l'une sur l'autre, reposant sur ses genoux. Le cou droit, elle ne prononçait mot, restait totalement muette à l'instar de ses voisins qui ne targuaient pas de ragots et d'injures bien peu respectueuses envers la suppliciée. Heureusement que ces mots ne faisaient qu'effleurait ses oreilles et non sa raison.

Le froid de ce jour était à faire craqueler les os de chacun personnes présentes, et cela n'aurait été que justice, après tout. Qu'est-ce que toute ces personnes faisaient ? Attendaient-elles un spectacle ? Il semblait que la mort soit pour eux un des plus savoureux divertissement. Quelle honte … Ils n'avaient aucun sens du respect envers cette notion aussi vieille que le temps. Cette notion que la noble chérissait, qui lui vouait un culte, qui l'honorait avec tout les attributs qui lui était données. Là n'était qu'une représentation bâtarde et malpropre de la mort, une hache déchirant de la chair humaine, ou plutot, démoniaque. Tout ces êtres ne valait pas mieux, si ce n'était qu'ils valaient moins. Vint alors le moment attendu, lorsque le dicteum se fit enfin prononcer. Le sang de la femme se glaça un peu plus qu'il ne l'était d'habitude, car cela signifiait non par pour elle la fin de cette condamnée, mais le début de sa mission.

-*Les gens sont bien ingrats, en ce monde.*- Marmonna-t-elle.

Ses yeux même à une dizaine voir plus, étaient rivés dans les siens. On ne pouvait jamais y lire de la compassion ou autre sentiment détesable que les humains avaient inventés, mais plus de la conviction, peut-être même de la confiance, ponctuée par le froid permanent qu'ils en dégagaient, toujours, à tout instants. Confiante était le mot parfaitement adécquois pour cette situation. La sombre dame ne semblait pas se soucier de la mort arrivant à grand pas, mais d'autres choses. Si, par exemple, son calcul allait fonctionner, comme l'avait toujours si magnifiquement fait Volorä ?


Dernière édition par Volorä Veil le Mer 30 Avr 2014 - 22:07, édité 1 fois
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Mer 18 Déc 2013 - 19:25

L'argent, ça ne fait pas le bonheur mais, ça règle quand même bien des problèmes, du moment qu'on sait y mettre le bon prix sans trop discuter. L'argent c'est bien, ça sent rien, ça se transporte facilement et c'est toujours un excellent argument, du moins, c'est la conclusion à laquelle il était arrivé après avoir discuté avec lui-même. Une affaire qu'il n'aurait d'ailleurs jamais imaginé conclure, et encore moins avec une personne de si haut rang. Sur le moment, il avait trouvé ça très douteux mais, en fin de compte, le pourquoi du comment ce n'était pas le sien, de problème. Bien sûr, son silence et sans manque de curiosité étaient inclus dans le prix. Son but, cette fois-ci, était on ne peut plus simple. Une jeune femme qui allait être exécutée bientôt, à Madorass, parce que accusée de haute trahison et d'usage de magie noire. Depuis quand les mages noirs étaient-ils condamnés à mort ? Cela aurait pu être une bonne nouvelle pour lui dans la mesure où il détestait la magie noire et ses serviteurs mais ... En fait non, il s'en réjouissait bien, à la différence près qu'il ne pourrait pas profiter du spectacle, ou tout du moins, pas trop longtemps. L'heure, le lieu et la date étaient connus, il ne lui restait plus qu'à mettre son plan à exécution. La veille, il s'était rendu à la capitale du royaume, à cheval, et avait emporté avec lui, dans ses lourds bagages, son armure préférée ... La seule qu'il avait en fait. L'avantage, c'est qu'elle était assez légère, de part l'usage de fluide gris lors de la forge des pièces. Là encore, l'argent s'avérait être un bon argument, surtout pour dissuader les gardes de fouiller à l'intérieur de ses affaires. Il avait loué une chambre d'auberge dans un des quartiers riches de la ville, et dont la fenêtre donnait, quoi qu'avec un peu de recul, sur le lieu de l'exécution. Il lui serait très facile d'abattre le bourreau d'ici, surtout qu'il lui donnerait dos. La vrai question, c'était de savoir que faire ensuite !

Car c'était certain, il y aura des gardes, beaucoup de gardes et aussi fou était-il, il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas tous les affronter. Il faudrait arriver à s'approcher de la condamnée sans se faire voir puis, prendre la fuite tout en ralentissant les gardes. Pour la première étape, un fumigène ferait l'affaire mais, pour la deuxième, c'était un peu plus compliqué. Ce n'était pas aussi important que ça après tout, Rytchkine avait pensé une semaine ennuyeuse, un peu d'action ne lui ferait pas de mal, ne serait-ce que pour le divertir ! Après, si l'échec était au rendez-vous, la madame ne serait pas très contente et il pourrait dire adieu à son argent. Le plus sûr encore, et si l'on voulait laisser une part d'improvisation, de suspens, c'était de prévoir son itinéraire à l'avance. Le lieu de dépôt était assez éloigné de Madorass ... Même très éloigné et il lui faudrait pour ça franchir la muraille. Pas question de passer par le poste de garde, ils seraient de toutes les façons déjà au courant. Non, il faudrait la franchir d'une toute autre façon et en empruntant les quartiers pauvres, de préférence. Leurs ruelles étroites et sinueuses, souvent chargées d'objets et de matériaux en tout genre étaient idéales pour semer des poursuivants, surtout quand ces derniers étaient habitués à circuler dans les quartiers riches et qu'ils ne sauraient donc certainement pas y faire là-bas. Oui, c'était une bonne idée ... Sur le papier, il restait à espérer que la pratique ne s'en éloignerait pas trop. Ce soir là, Alekseï avait beaucoup bu, afin de se motiver pour le lendemain. Un lendemain qui vint d'ailleurs assez vite et qui le réveilla avec un affreux mal de tête. Il était en retard déjà, car le "spectacle" avait déjà commencé. Ce fut donc avec un pétard dans les cheveux, les traces d'oreiller sur le visage, la chemise mal mise et entrouverte qu'il se prépara, non sans une certaine précipitation et en caleçon, s'il vous plait. Sa mauvaise humeur, matinale, était renforcée par ses maux de tête et la précision de ses gestes s'en retrouverait surement réduite. Mais qu'importe, ça aurait été trop facile sinon.

Il approcha un tabouret près de la fenêtre puis, après avoir enfilé très rapidement son armure, chose qui n'était possible qu'à force de le faire, il s'assit dessus et déploya ... Son arbalète magnétique sur pieds ! Un magnifique engin d'une précision et d'une puissance extraordinaire. Seul petit problème, le projectile était loin d'être discret, tant par l'apparence que par le bruit. Mais qu'importe là encore, les témoins ne verraient au pire qu'un objet volant non identifié, ils n'auraient pas le temps de regarder d'où cela venait, ni de le comprendre en fait. Il avait installé sur le manque une sorte de petite longue-vue, qui lui servait de viseur. La cartouche de fluide gris insérée, l'arbalète armée, il la banda puis, mit sa main sur la détente, tout en calant sa crosse contre son épaule. Il mit son oeil dans la lunette puis, la dirigea vers sa cible. Seulement, le grossissement lui permit de remarquer un étrange détail ... Les bras de la condamnée. Des bras noirs comme "carapacés" et velus, un peu comme les pattes d'une araignée mais en plus grand. Intéressant ... Il était bien curieux de savoir quel type de magie noire pratiquait cette sorcière. Il aurait tout le temps qu'il voudrait pour la faire parler après ça. Dans l'immédiat, il se concentra sur sa cible ... Sans pour autant se presser, pourquoi se priver d'un tel spectacle ?


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Darion Sombrelame

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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Ven 20 Déc 2013 - 9:11

Le temps... Une notion bien étrange.

A la fois incontrôlable, et instable, ce dernier est également un facteur bien maigre pour les personnes immortelles. Des années pouvaient représenter des secondes, et des siècles des minutes.
Pourtant, les prochaines minutes allaient sembler bien longues pour Darion, se dernier allait les analyser avec appétit.

Cela faisait des mois qu'il ne s'était pas promené dans la foule, cela faisait des mois qu'il n'était pas redevenu ce qu'il était vraiment: une ombre. Ayant manipulé sa magie pour se métamorphoser, ce dernier avait pris l'apparence d'un pauvre rôdeur lambda, qui était loin de ce que recherchaient les troupes du royaume. Cette magie était instable, et l'illusion ne tenait que grâce aux ombres ambiantes, et aux nombreux paysans qui fournissaient les ombres nécessaires.
Quoiqu'il en soit, le régent du crépuscule observait la ville d'un tout autre regard. Les odeurs, les bruits, les effets de lumière, rien ne lui échappait, comme s'il peignait dans sa mémoire une toile bien triste.

Du monde se rassemblait, l'Ombre en était certain, mais il n'était pas encore dans l'envie d'aller voir. Non, il préféra escalader un muret, pour arriver sur les toits de la ville. Continuant ensuite son ascension, observa les cieux quelques instants. Oui, se transformer ici le tentait énormément, mais il n'était pas d'humeur à combattre, pas aujourd'hui. Non, il se sentait plus d'humeur mélancolique, et admiratrice de la nature. S'asseyant sur le haut d'une tour, Darion observa ensuite la ville. Des milliers de fourmis piétinaient le sol de la cité. Des milliers d'âmes pitoyables, qui n'avaient pour seul but que la reproduction. Le reste étant vraiment misérable. La preuve en était que juste quelques pièces d'or avaient suffit à détourner l'attention de quelques gardes afin que Darion puisse arracher le cœur d'un pauvre enfant dans une ruelle paumée. oh et naturellement, il s'était aussi occupé de la mère, après avoir manipuler les ombres et avoir épuisé toutes les ressources... Charnelles, de cette dernière.

Les yeux écarlates du régent allaient de toits en toits, et finalement, ils se posèrent sur la place où avait été monté un échafaud. Une exécution se préparait, et Darion connaissait déjà l'acteur principal de cette petite fête.
L'Ombre s'amusa aussi à observer la foule qui se massait, à vrai dire, il trouvait cela grotesque qu'autant de monde ne vienne pour la mort d'une personne. Heureusement qu'il n'y avait pas autant de personnes lorsqu'il faisait ses massacres... Cela aurait été distrayant. Oh oui c'est vrai, il y avait autant de monde, sauf qu'il dévorait ou tuait les personnes présentes.
Et puis il fallait le dire, la populace n'avait pas vraiment de divertissements dignes de ce nom, surtout par les temps qui couraient. Le royaume perdait la face un peu partout, et avait bien besoin d'une piètre mise en scène, pour redonner du courage à son peuple.
Le courage... Cette chose si noble, qui disparaissait si facilement lorsqu'on assistait au massacre entier de toute sa famille impuissant...

Se relevant finalement, l'Ombre se plaça sur le rebord du toit qui dominait la place où avait été amenée la future exécutée, où avait été placée l'araignée, sa disciple.
C'était amusant, les fils du destin avaient placé ici les différents mentors de la petite créature, Darion ressentait les pouvoirs magiques de bien des êtres, et reconaissait la magie noire de celle qui s'était "occupée" de Nephila.
Quel dommage, les toiles d'araignées étant toujours tissées de manière centralisé, la pauvre démone ne devait sans doute pas totalement remarquer la présence des autres convives, puisqu'elle semblait se focaliser sur son ancienne maîtresse... Et sur sa propre personne, et le fait qu'elle ne voulait probablement pas mourir ici.

Faisant craquer sa nuque, Darion repoussa en arrière sa capuche et enleva son "camouflage". Il analysait les émotions qui parcouraient Nephila, alors que ces dernières s'écoulaient en lui. Il aurait put bondir dans la foule, et tous les tuer, afin de la sauver. Il aurait put claquer des doigts, et faire couler du sang sur la place, du sang de paysans. Mais non, il n'en ferait rien, pas tant que l'araignée ne s'était pas éveillée.
Elle sembla perdre l'équilibre, et ses bras furent révélés. La foule gloussa, hurla et siffla. Ces imbéciles ne savaient rien des lois qui régissaient leur monde, et ne se doutait d'ailleurs pas de l’existence du Vein et d'Adiryl. L'ignorance était parfois une qualité, car avec ce manque de connaissance, la mort d'une petite démone pouvait les faire se sentir en sécurité, même si un dragon était en train de les observer, et de se lécher les babines.

Focalisant son attention sur l'araignée, Darion utilisa les ombres pour murmurer, tel l'écho d'un futur génocide, tel la genèse d'un massacre, il déclara.

- Ta vie semble atteindre son épilogue petite araignée... Veux-tu mourir ici, exécutée comme une simple voleuse de pain? Ou veux-tu montrer au monde la beauté de tes pouvoirs? La vie est quelque chose de changeant, ton souvenir, quoi qu'il advienne, perdurera en moi, mais... Qu'en sera-t-il du coeur qui bat dans ta poitrine? De la beauté qui forgea ton arrogance? Tout cela ne deviendra que poussière, tandis que la populace t'auras déjà oubliée. Je ne ferais rien, pas tant que tu restes inactive.
Montre tes pouvoirs au monde mon enfant, marque les esprits à jamais! Vis en tant que prédatrice, ou meurs comme une vulgaire proie, ta volonté écrira ton destin... Et ce sera à toi, de tisser ses fils...
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Nephila Edulis

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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Lun 23 Déc 2013 - 11:39


Elle les surplombe de tout son être, à jamais supérieure même dans les limbes. Son sourire racoleur les nargue. La petite poupée a retrouvé sa superbe à l'instant même où leurs regards se croisèrent. Les bras levés, elle est fière de revendiquer son identité. Ce spectacle ne doit pas tourner en sa faveur, toute rébellion doit être écrasée. Le sang coule le long de ses lèvres pales. Le coup est parti avant même qu'elle ne puisse anticiper. La foule vibre comme un seul corps, les premières clameurs se font entendre, le peuple en redemande. Pauvres fous..Leur tour viendra aussi.. Elle s'octroie le luxe de prendre quelques secondes pour essuyer son menton ensanglanté.

Ses genoux éraflés soutiennent son corps. Les yeux fermés face à la mort, elle l'entend. Ainsi, il est venu.. Tel un doux murmure auquel elle aimerait se raccrocher, sa voix raisonne en elle.
Sa tête part en arrière avant qu'elle ne rouvre les yeux. Il est là, nul doute, elle le reconnaîtrait entre mille.

*Par ta faute je me retrouve ici... on m'accuse d'avoir trahit le Royaume pour te rejoindre...Tu me promettais un destin or du commun et voilà que j'ai rendez vous avec la mort....tes promesses n'étaient que poussière. Je te reconnais bien là, toi et tes longs discours...tu me donnes la migraine alors que je vais perdre ma tête...*

Son regard est meurtrier, et pourtant un fin sourire se dessine sur son visage. Ses lèvres tremblent dans un murmure inaudible, dont elle sait que le message ne pourra être apprécié que par lui.

-Là où je vais je n'ai plus besoin de toi !

S'avançant près de la scène, elle crache tout le sang resté dans sa bouche, ce qui n'est pas du goût de son bourreau qui l'attrape violemment par les cheveux. Sans ménagement, il la jette face contre terre. L'éclat de la lame au dessus de sa tête l'aveugle. Voilà, elle y est. Elle ne peut pas faire face à cette réalité. Ses jolis yeux se ferment à jamais..

*POP*


Dernière édition par Nephila Edulis le Sam 28 Déc 2013 - 13:33, édité 1 fois
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Lun 23 Déc 2013 - 16:25

La scène avait tout pour plaire. De la brutalité, une foule en délire, un bourreau visiblement excité par ce qu'il s'apprêtait à faire, à en juger par la protubérance excessive de son bas ventre, et une jeune sorcière qui n'avait plus que ses yeux pour pleurer. Bien que de mauvaise humeur, Alekseï ne pouvait s'empêcher de sourire. Cela dit, toute bonne chose à une fin et, il ne fallait pas attendre qu'il soit trop tard pour agir. Rytchkine dirigea son arme vers la tête du bourreau puis, après qu'un vent de malice ait soufflé dans son esprit, il l'orienta plus bas, au niveau de ses reins. La difficulté, c'était de ne pas atteindre la condamnée par la même occasion, le projectile le transpercerait surement de part en part et pas qu'un y faisant un petit trou. Il faudrait attendre que ce dernier se décale un peu, comme lorsqu'il devrait se mettre en place pour accomplir son office. Un moment qui arriva bien vite, il leva finalement sa hache dans les airs, alors que la foule retenait son souffle puis, s'apprêtant à l'abattre, le Poltergeist tira. Il y eut une détonation, puis un sifflement d'air. Une flamme bleuâtre, fulgurante, transperça l'homme au niveau de ce qu'il avait probablement de plus cher, créant un trou béant en son être, avant de finir sa course contre le prochain mur, s'enfonçant profondément dans la pierre et la fissurant par la même occasion. Un processus long à décrire mais qui pourtant se déroula en moins de deux secondes. Les spectateurs et le bourreau en lui même ne comprirent même pas ce qu'il s'était passé. L'homme vomissait son sang, avant que ses tripes ne se déversent sur le sol. Ses jambes n'étaient plus reliées qu'à lui par de maigre lambeaux de chair et il ne manqua pas de tomber aussi rapidement à la reverse. Un horrible spectacle qui jeta la panique dans la foule. Voilà qui étonna Alekseï, ils étaient venus pour voir la mort, elle s'était présentée à eux d'une façon bien plus spectaculaire qu'à ceux à quoi ils s'attendaient, où était le problème ? Pas le temps de réfléchir, il fallait passer à l'action.

Il décrocha de sa ceinture une boule en verre remplie d'un liquide grisâtre, qu'il jeta par la fenêtre. Cette dernière, en se brisant sur le sol, laissa échapper un épais nuage de fumée blanche, difficilement respirable, et pour le moins large. Le fumigène ne tarda pas à envahir toute la rue. C'était le moment d'y aller, il se glissa à son tour par la fenêtre, se servant de ses genoux comme d'un ressort au moment de se réceptionner, puis il prit la direction du centre. L'avantage, c'est que là où les gens étoufferaient à cause de la fumée, lui, il respirerait aisément. Les joies de la science ! Il dût malgré tout faire face à quelques opposants, des gardes qui furent surpris de sa présence ici et qui essayèrent de l'empêcher d'atteindre l'estrade. Ils n'étaient que deux et, il n'eut pas vraiment besoin de se battre. Ils y renoncèrent d'eux même, les poumons irrités et leur champs de vision, bien trop réduit ... Ou du moins, en apparence. Alekseï monta sur l'estrade. Il y allait à tâtons et il finit par mettre la main sur la jeune femme. Elle semblait encore en vie mais, son état était déplorable, la fumée n'arrangeait rien non plus. Elle avait besoin d'air. Rytchkine décrocha son masque, prenant une grande inspiration, puis le mit sur le visage de l'ancienne condamnée, un moment seulement. Il se releva ensuite, l'aidant à en faire de même, puis lui indiqua de le suivre. En descendant, ce n'étaient pas deux mais bien le triple qui les attendaient. Ils foncèrent vers lui, s'entassant sur le petit escalier de bois. Le Poltergeist renvoya le premier contre ses collègues à l'aide d'un coup de pied, puis il leva son bras droit et, souriant, il voulut projeter sur eux ce qui aurait été un magnifique jet de flammes ... Mais il n'en fut rien. Au contraire, il eut un bruit étrange et le liquide rougeâtre se mit à rayonner.

- Merde, merde, merde, merde, merde !!!

S'exclama-t-il rapidement en essayant de décrocher le dispositif à la hâte. Ayant été confronté à cette situation plus d'une fois, il avait eut l'idée, dans l'attente de corriger le problème, de rendre la mécanique amovible, afin de ne pas perdre tout son bras droit en même temps. Il eut tout juste le temps d'envoyer cela dans les airs que le fluide explosa jusqu'à en faire trembler la terre. Le souffle fut d'ailleurs si fort qu'il pulvérisa l'estrade et envoya le mercenaire au sol. Fort heureusement, son armure avait encaissé le choc et il avait eu le réflexe de se mettre par devant la jeune dame, tournant le dos au feu. Malgré toutes ces précautions, il n'avait pas pu lui amortir sa chute, pas plus que la sienne. Sonné, il se releva en chancelant, sentant une douleur le prendre au niveau de sa hanche. Il n'était visiblement pas le seul à l'être, les gardes aussi avaient souffert. C'était l'occasion rêvée ! Il prit la femme par le bras, et l’entraîna avec lui dans sa course. Malheureusement, elle n'était pas vraiment en état de courir. Il souffla fort, puis la mit sur son épaule, avant de se remettre à courir. Il fuit la place, et à terme, les quartiers aisés pour venir se perdre dans d'autres bien moins riches. Les gardes le poursuivaient, et ils étaient nombreux. Continuer la course en pleine journée était impensable, surtout lorsqu'il atteindrait la muraille. Non, il fallait attendre la nuit et de préférence, bien cachés. Une maison abandonnée ferait l'affaire, du moins, pour quelques heures, surtout quand cette dernière était elle même très difficile d'accès. Une maison qu'il connaissait bien, étrangement, et dont il n'eut pas trop de difficultés à s'infiltrer à l'intérieur. Trop de poussières et de toiles d'araignées en ce lieu fort silencieux. Il déposa la jeune dame sur l'un des fauteuils présents, puis s'en alla s'asseoir à son tour, soupirant d'aise. Il se redressa subitement.

- Mon arbalète !
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 2 Jan 2014 - 12:28

Une dernière bouffée d'air, le calme avant la tempête. Sa cage thoracique se soulève paisiblement, une légère brise pénètre ses narines. Son visage prend alors des allures de composition florale. Le sang s'y mêle y traçant de grossiers sillons. Aucune douleur, aucune souffrance, seulement des cris d'épouvante. Ses grands yeux bleus retrouvent la vue devant une vision chaotique. Sa tête semble toujours reposer sur ses épaules. Était il à la base de tout ce capharnaüm ? Elle tente de l'apercevoir, mais un épais nuage la saisit à la gorge. L'air se fait rare et ses chaînes l’empêchent de se mouvoir avec aisance. Elle rampe le long de l'estrade quand une main se pose sur elle.

-Suis moi.

Avait elle le choix ? Sans autre explication, le colosse de fer la tire dans son sillage. Elle n’émet aucune protestation, à quoi bon, tout ceci dépasse son entendement. Difficilement, elle tente de le suivre sans s'entraver avant de chuter. Le monde semble mis en sourdine, dans ses oreilles raisonnent encore l'explosion. Son corps ne peut en supporter plus, il n'est que douleur et sans l'aide de son sauveur elle ne pourra continuer. Heureusement, il ne l'abandonne pas. L'araignée se laisse porter par l'action, obligée de reconnaître qu'elle ne mène plus la danse. En cet instant les questions n'ont plus leur place. Ballottée, elle s'extirpe des griffes du royaume sur le dos de l'homme. Peu à peu la menace s’efface devant son rire enfantin.

-Ahahahaha

Les étendards se dressent, le royaume est furieux, il réclame son sang. Un homme semble fuir lui aussi la cohorte. Cette course ne rime à rien. Le fuyard tombe aux pieds du palais, une lance le transperce de par en par. Elle est maintenant bien loin, mais son cri de douleur retentit dans tout Madorass.

-NOOOOOOOOOOOOOON

Son père est tombé pour elle. Le sang des Edulis coule sur la place publique, comme il avait été convenu. Elle a beau marteler le dos de sa monture, elle ne s'arrête pas pour autant. L'impuissance ravage ses traits.

-NOOOn Nonnnnnn !!!!!!!!!!!

Recroquevillée sur elle même, l'araignée se fait toute petite. Ses grands yeux de biche sont larmoyants. Le cauchemar n'en finit pas.

-Pourquoi...?

Toujours ferrée, la jeune femme scrute l'inconnu qui vient de lui sauver la vie.

-POURQUOI ? J ALLAIS TRES BIEN M EN SORTIR POURQUOI ?

Ses larmes coulent le long de ses joues. Elle ne cesse de crier avant de se laisser choir, ravagée par la perte de son père. Son visage enfouit dans le creux de ses mains, elle n'ose y croire.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 2 Jan 2014 - 16:18

C'était bon pour les oreilles tout ces cris et ces larmes. Le Poltergeist était stoïque, assis à sa place, il ne bougeait pas, ni disait rien, se contentant de l'écouter éponger sa peine. Malgré tout, le vacarme qu'elle occasionnait était difficilement supportable, ne pouvait-elle pas tout simplement se taire ? Quant au pourquoi du comment, qu'en savait-il ? En fait, même s'il avait su que son père allait mourir à sa place, il n'aurait rien fait de plus et les choses se seraient passées de la même façon, il n'avait pas été payé pour lui mais, pour elle. Néanmoins, il trouvait ça formidable venant de la part de cette sorcière qu'elle ne se soucie de la mort de son père, il aurait cru qu'elle serait restée totalement indifférente. Elle n'était pas aussi mauvaise qu'il le croyait, finalement. Voilà qu'elle se mettait à hurler maintenant, elle allait très bien s'en sortir ? Il n'y croyait pas un seul instant. Quoi que, si on prenait en compte qu'elle pouvait user de ses pouvoirs mais même là, et dans son état, la fuite aurait été difficile. C'était certainement sous le coup, la douleur, le chagrin ... Forcément, elle était en colère, elle avait la rage contre tout et tout le monde, pensant que les choses se seraient mieux passées si on l'avait laissé faire, plus pour se rassurer qu'autre chose. C'était en tout cas ce qu'il pensait. Malheureusement, les choses étaient faites et il était impossible de les défaire, il fallait accepter cette vérité, même si c'était difficile. Alekseï ne dit rien, il pensait beaucoup mais, rien ne sortait de son esprit. Il ne lui répondit donc rien, se contentant de garder le silence pendant un long moment, le temps que la jeune femme ne se calme, enfin, en apparence seulement. Il se leva, s'approchant de la sorcière, puis il lui prit les mains, dans la sienne. Il ne dit rien, décrochant un outil long et fin de sa ceinture. Il l'introduit dans la première serrure, celle de sa menotte gauche, puis il l'agita et le retourna à l'intérieur, finissant par faire ouvrir le boucle. Il en fit de même avec son autre main, puis avec ses chevilles, la libérant complètement de ses liens, avant de retourner s'asseoir. Un nouveau moment de silence, après quoi le Poltergeist se décida à lui répondre, d'une voix basse, soupirante et froide.

- Ce qui est fait, est fait. Contentez-vous de regarder devant vous et ne vous apitoyez pas sur le passé. Il tourna ensuite la tête vers elle Vous auriez préféré mourir à la place de votre père ? Et il attendait bien une réponse de sa part.

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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 2 Jan 2014 - 20:40

Tout s'était passé bien vite.

En quelques instants, la populace qui s'attendait à voir une magnifique exécution avait assisté à un espèce de vacarme qui fut suivi par la mort de bien des gardes.

Darion était resté impassible, et à vrai dire il l'aurait fait quoi qu'il arrive, même si la hache se serait abattue sur le cou de Nephila. Ce qui aurait été triste, elle méritait au moins l'épée.

Levant la tête vers le ciel tandis que de la fumée, et une odeur de sang s'élevait, l'Ombre laissa un léger sourire frapper son visage. Le flot de la vie allait encore continuer, bien qu'il ne coûte un tribut bien lourd. La mort de beaucoup pour la survie d'une seule? L'argent, cette arme si destructrice. Darion observa ensuite pendant un temps le massacre qui se déroulait en bas, puis il se détourna, au moment même où le bruit sanglant des lames se plantant dans la chair se faisait entendre... Dans le corps du patriarche Edulis.

* - Je ne l'aie jamais aimée de toutes façons... *

Le voix de Drael'Nar résonnait dans son esprit, mais il n'y prêtait guère attention. Il continuait d'avancer sur les toits de la ville, en silence, tandis que son amour se matérialisait à ses côtés. Elle avait changé. Depuis qu'il était allé là bas, sa forme avait changé.
S'arrêtant à la limite d'un bâtiment, Darion laissa son regard se perdre devant lui, instinctivement, ses ombres l'avaient amené à Nephila, même si elle ne le voyait pas à l'heure actuelle, et que son nouvel ami enlevait ses menottes. Restant muet, le régent du crépuscule continua de les regarder pendant quelques longues minutes, et finalement, il se détourna, sans dire mot, tandis qu'un papillon fait d'ombres quittait sa main et voletait en direction de la maison anciennement abandonnée.

- Tu as l'air triste mon amour...
- L'air triste? Allons... Tu es la première à connaître l'étendue de ma mélancolie.
- Ne te cherche pas d'excuses...

Une larme coulait sur sa joue. Une larme aussi noire que la nuit qui commençait à tomber. Et cette larme n'était pas sienne, c'était les sentiments de Nephila qui se transposaient en lui.
La main de son épouse se posa sur ses épaules, tandis que la démone posait sa tête contre son dos. Cela l'arrêta net, il ne bougeait plus d'un pouce. La larme disparut, comme une fleur se dispersant aux quatre vents.

- Merci.

Elle le lâcha, et se dirigea sur les rebords opposés, observant un instant la lune qui grossissait.

Spoiler:
 

Il la regarda un instant, quelque part, il était un peu triste que Drael'Nar ait perdu la corne qui la cernait, mais ce fut le prix qu'elle dut payer lorsqu'ils se rendirent là bas. Lui aussi avait payé un lourd tribut, même si invisible.
Elle tourna la tête, plantant son regard dans le sien.

- Allons nous en Darion, cette ville n'a plus rien qui nécessite notre présence. D'autres affaires suscitent ton attention.
- Il est vrai. J'ai un village à massacrer, et un seigneur à corrompre.

Attrapant la main de son épouse, un portail d'ombre se forma subitement, tandis que les vents frais des remparts nocturnes touchaient le visage du régent du crépuscule. L'instant d'après, il n'y avait plus rien sur les toits de la ville.

Quand au papillon? Il se prit dans une toile, juste devant le regard de l'araignée. Et après quelques battements d'ailes inutiles, la création d'ombres consuma la toile, laissant seulement apparaître un mot en flammes noires qui ne restèrent que quelques secondes.

Adieu.
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Nephila Edulis

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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Mar 14 Jan 2014 - 19:03

Les yeux embués, elle remarqua difficilement la pauvre bête qui luttait elle aussi pour sa vie. Le doigt tendu, elle voulu apprécier la souffrance de l'animal englué dans la toile. Mais avant qu'elle n'ait pu faire quoique ce soit, la papillon se disloqua laissant apparaître un ultime message. Ses boyaux se tordirent dans une affreuse mêlée. Elle venait de tout perdre en l'espace d'un instant. Courant à travers la pièce, elle se pencha par dessus le rebord de la fenêtre avant de régurgiter son dernier repas. L'air frais du dehors lui fit le plus grand bien. Recouvrant peu à peu ses esprits elle se tourna lentement vers son sauveur.

-Il n'avait rien a voir la dedans, il n'était coupable de rien, il n'était même pas au fait de mes agissements....

Son regard essaya de capter le sien, peut être pour le convaincre de la véracité de ses dires, ou bien pour en découvrir un peu plus sur ses intentions. Libérée de ses chaînes, elle hésita quelques instants à s'enfuir, puis finalement elle fit semblant de masser ses membres douloureux. Mieux valait se faire toute petite pour l'instant.

-Qui êtes vous ? Pourquoi m'avoir sauvée... ? Votre visage ne me dit rien...Vous savez ce que vous risquez ? Si ils vous rattrapent vous y passerez aussi et je doute que quelqu'un vous vienne en aide comme vous l'avez fait pour moi..Alors pourquoi prendre un tel risque...?

Fouillant les derniers vestiges de la demeure, elle dénicha une petite cuillère en argent, qu'elle s'empressa de jeter au dessus de son épaule avant de plonger son nez dans les tiroirs. A part de la poussière elle ne trouva pas grand chose d'utile. Quand enfin elle tomba sur une étoffe, d'un coup de dent sec l'araignée la déchira en deux avant de les nouer à ses poignets. L'illusion n'était pas parfaite, mais cela avait l'avantage de couvrir ses avants bras.

-Bon vous m'excuserez...mais je dois me sauver, je vous remercie vous n'avez qu'à me donner une adresse je vous ferai livrer de quoi vous remercier.

Bien décidée à faire tomber des têtes, elle s’apprêtait à partir.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Mer 15 Jan 2014 - 15:48

Le Poltergeist était resté assis à sa place, impassible et silencieux, même lorsque cet étrange papillon s'était étrangement ... Disloqué pour laisser place à un message ou lorsque la jeune femme s'était levée pour aller régurgiter ce que contenait son estomac, du moins, à l'entente et à l'odeur. Il n'avait pas non plus bougé, ni même parlé lorsqu'elle s'était adressé à lui, se contentant de regarder en face. Il avait beau être silencieux, dans sa tête, c'était une histoire. Son père était innocent, c'était un fait mais, elle n'avait pas vraiment répondu à sa question. Elle l'avait même esquivé, ce qui signifiait quelque part qu'elle se sentirait coupable de lui dire la vérité. La réponse était en fait très simple, elle était bien heureuse d'être en vie mais, regrettait la disparition injuste de son père. Un mal qui lui passerait bien vite, et quelque part égoïste. Sous l'ombre qui masquait son visage, il tourna le regard vers les bras de la sorcière, pouvant les observer de plus près désormais. Ils étaient vraiment extraordinaire, noir, velus et peut-être chitineux. Il soupira légèrement lorsqu'elle commença avec ses questions, ne pouvait-elle pas simplement se taire ? Des questions qui, en plus de cela, étaient aussi simplettes que leur réponse ! En cherchant un peu, elle aurait facilement pu y répondre sans qu'il n'ait besoin de le faire. Il ne lui répondit d'ailleurs pas, gardant son froid silence. Voilà maintenant qu'elle se mettait à fouiller la demeure, à la recherche d'objets de valeur ? Visiblement non, plutôt de quoi cacher ses bras. En avait-elle honte ? Plutôt peur, enfin, de ce que les gens pourraient penser ou faire. Mais à quoi lui servait-il de les cacher désormais ? Elle était découverte de toutes et de tous, et de lui le premier. Peut-être par tradition ou par estime de soit-même. Bien qu'il soit resté calme depuis le début, sa dernière tirade ne le laissa pas de marbre. Il la vit se diriger vers la porte, et se releva alors.

Sans parler, sans être brusque ni particulièrement hostile, il vint mettre sa main sur la porte, l'empêchant ainsi de l'ouvrir. De son autre main, il vint la repousser en arrière, doucement. Il n'était pas question qu'elle parte maintenant, ce n'était pas dans les termes du contrat. Il vint se placer devant elle, impassible là encore, puis avança lentement, calmement, pour la faire reculer davantage. Ses bottes de métal, lourdes, provoquaient un son grave à chacun de ses pas, mêlé aux bruits ferreux de son armure. Il la fit reculer jusqu'au fauteuil, ou il l'assit en appuyant sur ses épaules. La nuit n'était pas encore tombée, ce n'était pas le moment de repartir. Il ne retourna pas à sa place, cependant, continuant de l'observer, debout devant elle. Il mit la main à sa ceinture, détachant une minuscule capsule de fer. Il l'ouvrit et lui exposa le contenu, des fins cristaux blancs. Il la referma ensuite, lui prit la main et la déposa au creux de cette dernière. Il la lui referma, puis retourna s'asseoir à sa place, sans un mot. Ce qui pouvait ressembler à du poison n'était en réalité qu'un simple mais puissant somnifère. Il était curieux de savoir si elle l'ingurgiterait ou pas.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Sam 8 Fév 2014 - 20:05

Prête à lui faire faux bond, elle vit le colosse de fer en décider autrement. Calmement il la dissuada de franchir la porte, ce qu'elle jugea bon de respecter. Il n'y avait aucune hostilité dans ses gestes, et pourtant sa façon d'être lui intimait de ne pas transgresser les règles. Lentement elle recula d'un pas, son regard planté dans le sien. Aucun mot, aucun son, ils se livraient bataille autrement. L'araignée battait en retraite, mais ne pouvait lui laisser le plaisir d'une victoire absolue. L'iris bleu de ses yeux essayant de exerçait sur la jeune femme une aura à laquelle elle ne pouvait pas échapper.

Il venait à peine de la sauver et tout ce qu'il l'importait était de la droguer. Il alla même jusqu'à la toucher en ne pensant à rien d'autre que sa tranquillité. Ses mains, l'objet de sa présence en ces lieux. Ses armes, qu'il effleurait sans aucune gène.
Clignant des yeux, Nephila sorti de cet état léthargique dans lequel elle s'était réfugiée. Au creux de sa main reposait toujours les petits cristaux qu'elle n'avait pas la moindre envie d'ingérer. Le choc suscitait par la mort de son père l'avait certes affaiblit mais pas au point de remettre sa vie en danger.


-Je préfère les pierres précieuses....


La main bien à plat elle souffla dans le léger tas qui s'envola droit vers l'inconnu. Elle venait de décliner son offre avec un large sourire.


-Qu'est ce qui ne tourne pas rond chez toi ? On te menace de te couper la langue..... ? Tu es si hideux pour ne pas montrer ton visage ? T'es quoi au juste … ? Un eunuque ? Un mercenaire ? Qui te paye ? Je te donnerai le double... ?


Ce silence pesant lui courait sur le haricot et elle préférait à cela encore les cris d'une quelconque dispute. Les insultes pleuvaient alors que la nuit tombait.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Lun 10 Fév 2014 - 20:08

Le Poltergeist regardait toujours devant lui, attendant patiemment et silencieusement que la nuit tombe. Il avait vraiment espéré que cette sorcière ingurgite les cristaux et le laisse enfin tranquille mais, décidément, ça n'était et ça ne serait pas au programme. Mieux encore, cette petite femme au caractère bien trempé lui avait tout simplement renvoyé les cristaux à la figure, dans un geste pour le moins gracieux mais on ne peut plus provocateur. Sa petite réplique, suivit de sa tirade tout aussi énervante de part son audace, fit serrer le poing du mercenaire qui avait alors les bras reposés sur les accoudoirs. Un eunuque ? Elle n'était pas si loin du compte sans pour autant s'en rapprocher vraiment. Il en aurait presque rit mais, il faisait déjà assez d'effort pour épargner cette sorcière, trop d'effort. Il releva légèrement la tête, sans lui répondre, puis s'intéressa à sa dernière phrase. Le double ? Voilà qui pouvait être intéressant. Quoi que, dans la mesure où il avait été commissionné pour la récupérer et non la tuer, il n'y avait aucune raison qu'elle cherche à le retourner contre son premier commanditaire.

" Quand est-ce qu'elle tombe cette fichue nuit ? "

Se disait-il en sentant sa patience s'effriter lentement. Qui plus est, la sortir de la maison pour la ramener aux remparts n'aurait rien d'un jeu d'enfant, si elle continuait de l'importuner avec sa trop grande curiosité. En fait, il était un peu au pied du mur, car s'il ne lui disait pas ce qu'elle voulait savoir, il se pourrait fortement qu'elle refuse de coopérer ... Et les ordres étaient très clairs, pas de violence, enfin pas trop. Il finit par soupirer longuement, un moment après les questions de la jeune femme, dans un bruit aux consonances métalliques, puis se décida enfin à lui répondre.

- J'ai été mandaté pour vous éviter la mort, là où je vous l'aurai donné bien volontiers.

En somme, il espérait qu'elle réfléchisse plus qu'elle ne parle. Au moins, les choses étaient claires comme ça, il n'était pas son ami et ne faisait cela que pour l'argent.

" Ou plus si affinités. Non parce que, c'est pas pour dire mais, elle est quand même ... "

Seulement, plus par réflexe que par contrôle de soit, Alekseï ne le laissa pas terminer sa phrase qu'il s'était attrapé l'arrière de la tête, pour la rabattre brutalement sur son propre poing, fermé et gantelé. La choc avait été violent, puisqu'on avait entendu comme un craquement. Cependant, il se s'adossa contre le siège, on ne peut plus calme, sans émettre le moindre gémissement de douleur. Des automatismes un peu étranges mais, qui dans le fond, lui permettait de ne pas laisser la situation lui échapper. Il se connaissait bien lui-même et la discussion ne servait à rien. Il amena sa main droite à son visage, peu de temps après, défaisant le masque qui était plein de sang, le laissant pendre par dessus le haut de son armure. Il renifla, il y en avait un eu trop. Il tendit sa main à la sorcière, sans pour autant tourner la tête vers elle.

- Votre robe s'il vous plait.

Dit-il la voix soudainement plus humaine. Enfin, il sous-entendait par là une partie du tissu, pour qu'il puisse s'essuyer le visage mais, après avoir dit ça, il se posait la question, est-ce que sa demande était assez claire ?
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Mer 12 Fév 2014 - 13:29


Maintenant les choses étaient claires, elle n'avait rien à craindre de lui, et pourtant elle semblait toute penaude. Une seule personne dans ce monde avaient pensé à la sauver.. Une unique personne, cela ne faisait pas grand monde. Certes elle avait tout fait pour paraître insupportable, mais de là à être abandonnée de tous, il y avait un pas. Le silence s'était réinstallé entre eux. Perdue dans ses pensées elle s'en extirpa sous le comportement étrange de son sauveur. Pris de folie il se fracassa le crane contre son poing de fer. Choquée, l'araignée n'osait plus bouger d'un pouce. N'avait-elle pas rêvé ? Non, l'homme paisiblement installé saignait sans que cela ne l'alerte.

-Votre robe s'il vous plaît

Contournant sa main tendue, elle se positionna face à l'inconnu. Sa blessure bien que superficielle était impressionnante. L'arcade sourcilière avait été atteinte, son œil droit était intact bien que tuméfié. Avait elle loupé un épisode ? Comment pouvait on s'infliger un tel traitement ?

-Je ….je...vous....pourquoi?

Ses mots se perdirent avec sa réflexion. S'était elle montrée là encore trop agressive ? Sans réellement comprendre ce qu'elle s’appétait à faire, elle posa un genoux à terre devant l'homme.

-Laissez....

La chance venait de lui sourire, une possibilité de rattraper tous ses méfaits, de racheter enfin ses pêchers. S’intéressait à quelqu'un, cela ne devait pas être si compliqué si tous ces péquenauds y arrivaient. Il suffisait juste de ne pas le tuer, c'est tout, et cela même s'il était un homme. Simple comme bonjour !
Arrachant les chiffons qui recouvraient ses avants bras, elle s'en munit afin d'éponger le sang qui coulait le long de son cou. Tout cela la bouleversait, un frisson parcouru son échine. Ce sang, elle ne voulait pas l'essuyer....non...elle voulait lui fendre le visage, finir ce qu'il avait commencé. Secouant son doux visage, elle se concentra sur sa nouvelle tache.

-Laissez faire !

Sans nul doute que pour lui aussi l'envie de meurtre était grande.
Tapotant le morceau de tissu sur les pommettes de l'homme, elle prit soudainement conscience que c'était la première fois qu'elle apercevait son visage. Rien de monstrueux comme elle l'avait suggéré auparavant. Un homme certainement charmant si son visage ne venait pas d'être mutilé. Posant sa main gauche sur sa joue, elle l'agrippa fermement avec son pouce. Du bout des doigts, elle essuya le sang au coin de sa bouche afin qu'il retrouve un aspect civilisé.

-Ne bougez pas !

D'une seule pression des doigts elle pouvait lui broyer le crane, mais elle n'en fit rien. Rapprochant son visage du sien, elle jeta ses cheveux arrière d'un coup de main puis scruta la blessure principale portée à l'arcade. Les yeux plissés elle pu constater de près l'ampleur des dégâts. Espiègle, son regard parcouru les traits de son visage alors que son souffle chaud venait lui lécher le nez.

-Hummm

Elle n'y connaissait pas grand chose  en médecine, mais le simple fait de panser ses blessures ne suffirait pas.

-Il faudrait recoudre sinon ça ne cicatrisera pas....ou alors on peut cautériser...

Cette dernière proposition la fit légèrement sourire, l'idée même que de lui brûler la face lui plaisait.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Mer 12 Fév 2014 - 21:38

Le Poltergeist remit lentement sa main sur l'accoudoir, lorsqu'il vit que la jeune femme s'était levée et qu'elle ne lui avait pas remit ce qu'il lui avait demandé. Bien qu'il était calme, toujours assis à sa place, il restait méfiant. Cette sorcière n'était pas sa prisonnière mais, elle n'était pas non plus son alliée. Elle s'était placée face à lui, à sa son étonnement, et avait même prit l'initiative d'observer sa blessure, sans même lui avoir demandé son autorisation. Il ne réagit cependant pas, là encore bien qu'il avait un peu reculé la tête, il ne voulait pas qu'elle aperçoive son visage, ni qu'elle l'approche tout court en fait, elle restait le fruit de la magie noire. Elle bégayait, elle voulait savoir pourquoi. Il tourna son regard vers elle, froid, quel intérêt pour elle ? Il y avait comme un voile d'incompréhension sur son visage, elle était troublée. C'était à lui de se demander pourquoi. En quoi son état de santé pouvait-il la préoccuper à ce point ? Elle finit par poser un genou sur le sol, devant lui, tout en lui demandant de se laisser faire. Et puis quoi encore ?! Il la vit enlever le tissu qui recouvrait ses bras, lui laissant ainsi l'occasion de les observer de bien plus près. Leur constitution était franchement étrange, en plus d'être intéressante. De la chitine, c'était certain, mais de quelle origine ? Leur couleur noire avait un rapport avec la magie du même nom ? Quelle était leur résistance au choc ? Ces bras là lui offraient-ils des caractéristiques supplémentaires par rapport aux humains ordinaires ? Ou est-ce que, à l'inverse, ils étaient le résidu d'une forme bien plus complète, un peu comme un témoin ? Elle était tout aussi perturbée que lui, il le voyait dans son regard, la haine et la ... Détresse s'alternant à tour de rôle. La détresse ? Comment un être aussi maléfique qu'elle pouvait exprimer ce genre de sentiments ? La mort de son père l'avait bouleversé à ce point ? Et puis pourquoi voulait-elle le soigner maintenant ?! Il ne se laissa pas faire, essayant d'écarter son bras avec le sien, calmement cependant même si sa nervosité était sensible dans le fond.

Mais elle n'abandonna pas et lui donna presque un ordre. Voilà qui le fit se figer encore. Il lui adressa un regard interrogateur, pourquoi voulait-elle nettoyer le sang qui recouvrait son visage ? De qui se mêlait-elle ? Il brûlait à l'intérieur de lui-même, s'il n'avait pas passé cet accord, il l'aurait déjà tué. Cependant, dans sa tête, ses idées étaient relativement fraîches. Pour avoir côtoyé démons et séraphins, il savait très vite reconnaître la vérité du mensonge, même pour une sorcière et, il voyait bien qu'elle était sincère ... Chose qui, normalement, ne devrait pas être possible. Un moment de faiblesse de sa part, c'était une certitude mais, pourquoi ? Et pourquoi, en ce même moment, devenait-elle soudainement bien plus humaine, comme si elle n'avait jamais connu les ténèbres ? Il la laissa faire, tendu. Elle lui essuya doucement le visage, épongeant le sang qu'il y avait dessus. Un nouvel ordre de sa part, qui ne manqua de le faire brûler davantage. Il serra les poings, bien qu'en maîtrisant son geste, là encore. Il ne bougeait toujours pas, regardant devant lui sans spécialement fixer la jeune femme. Elle rapprocha son visage du sien, elle jouait avec ses nerfs, c'était évident. Elle observa de près ses blessures, affichant cependant comme une note de sadisme sur son visage. Il l'avait remarqué du coin de l'oeil, cela ne signifiait qu'une chose, il y avait bataille à l'intérieur d'elle-même. Il se détendit un peu, c'était bien le choque qui provoquait ça mais, la découverte n'en restait pas moins sensationnelle. Donc la nature des démons n'étaient pas immuable et il y avait bel et bien moyen de la retourner ? Même si l'effort à fournir devait être colossal. Il y pensait, il devrait se pencher sur la question le plus vite possible et peut-être avec cette femme comme premier sujet d'analyse. Parce que si il y avait moyen de déterrer un quelconque humanisme en elle, une prise de conscience provoquée, le cas présent, par un choque émotionnel particulièrement fort, cela pouvait donc s'appliquer à l'ensemble des démons, et probablement des séraphins. Il y avait une faille dans la magie noire, et la découvrir pour l'exploiter ensuite pourrait l'aider à progresser vite ... Très vite même. Quoi que, quel rapport physique entre l'essence noire et sa nature ? Il faudrait étudier ça au bon moment en fait. Voilà qui lui arracha un sourire, malgré la situation.

Elle vint l'extirper de ses pensées en lui proposant deux solutions pour le soigner, l'une n'étant pas moins douloureuse que l'autre. Il reporta son regard vers elle, inexpressif. Pourquoi voulait-elle le soigner ? Il pouvait très bien le faire lui-même. Son sourire léger en disait si long ... Court, très court ce moment de pureté. Mais qu'importe, tant que la faille était découverte. C'était l'occasion pour lui de pousser les choses un peu plus loin, il y aurait-il des effets secondaires et si oui, sur quelle longueur ? Il soupira légèrement, puis ouvrit le sac qu'il transportait en bandoulière. Dedans, du matériel de survie et, entre autre, un stérilisant. Il lui prit le tissu, en arrachant une partie vierge, l'imbiba avec et s'essuya la plaie avec, pour la désinfecter. Il posa le tout sur la petite table, juste à côté du fauteuil, puis fouilla encore et en sorti une aiguille à chas, soit une aiguille à coudre, ainsi qu'une bobine de fil textile, ce qu'il y avait de plus simple, bien que le fil n'en restait pas moins solide. Il le savait bien, ces moyens là étaient très rudimentaires et le risque d'infection était bien là, ce qui le forcerait à utiliser des remèdes pendant la cicatrisation. Il noua le fil à l'aiguille, puis la lui tendit. Il n'en restait pas moins méfiant envers elle, elle pouvait être capable de n'importe quelle bêtise. C'est pour cette raison, qu'en gardant son bras gauche sur l'accoudoir, il fit lentement sortir une lame du manche de son armure, la faisant glisser sous sa main pour la dissimuler, au cas où ...
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 13 Fév 2014 - 14:07


Levant un sourcil intrigué devant l'aiguille qu'il lui proposait, elle préféra taire la vérité avant d'avoir la situation bien en main. Confortablement assis, l'homme paraissait prêt pour l'opération. La plaie était désinfectée, l'araignée pouvait passer à l'action, mais elle devait au préalable prendre quelques précautions. Sans crier garde, elle se retourna vers lui avec une lueur malsaine dans ses prunelles. Dévoilant ses pouvoirs elle le ligota fermement au fauteuil emprisonnant ses poignets ainsi que ses chevilles. Consciencieuse, elle glissa un doigt sous les liens qu'elle venait à peine de tisser, vérifiant leur solidité.

-Pas trop serré ? Vous comprendrez que je prenne certaines mesures...non ? En tout cas c'est votre jour de chance il n'y a pas meilleure couturière que moi.... !

L'araignée tourna trois fois autour de lui, le scrutant sous tous les angles quand enfin elle trouva la meilleure solution. Prenant place sur le fauteuil, elle vint poser ses genoux sur les cuisses de l'homme puis reposa ses fesses sur ses pieds. Cette position avait l'avantage -en plus de lui broyer les cuisses- d'être à la bonne hauteur.

-Vous pouvez crier si vous le souhaitez, mais n'ameutait pas tout le quartier

Elle aurait pu faire en sorte qu'il ne bouge plus d'un pouce à l'aide de son poison mais elle ne le fit pas, préférant le laisser s'exprimer. Elle désirait lire la souffrance et la stupéfaction. Hors de question de passer à côté de ce spectacle qui s'annonçait fort divertissant. Dans quelques secondes, elle allait vérifier la bravoure de cet homme entre ses mains expertes. Secrètement, elle espérait le voir geindre.
Immobile, la jeune fille plongea son regard dans le sien, caressant du bout des doigts sa barbe naissante. Le calme avant la tempête. Elle longea ses tempes s'y attardant quelques instants puis lui arrangea sa chevelure. A travers ses liens de soie elle ressentait chaque battement de son cœur. Ayant assez endormi les soupçons de l'inconnu, elle agrippa violemment ses cheveux de sa main gauche. Un sourire malsain fiché sur ses lèvres écarlates, l'araignée s’enorgueillit de cette situation. D'un coup sec elle tira sur son cuir chevelu, lui inclinant la tête vers la gauche. Ainsi positionner, elle avait directement accès à la plaie. Concentrée, elle plissa les yeux avant de laisser agir sa magie. De ses doigts crochus elle perça elle même la peau. La créature fut étonnée de la facilité avec laquelle elle pouvait transperçait la chaire humaine. Le sang coulait le long de ses membres d'arachnide. Elle continua sur sa lancée et lui fit au total sept magnifiques trous. D'un revers de la main elle essuya la sueur qui perlait sur son front, étalant au passage le sang du guerrier.

-Toujours conscient ?

L’œil rivé sur la blessure, la jeune fille vint se coller contre son buste. A ce stade de l'opération, il ne s'agissait plus que d'adresse. Lentement la magie s'écoula dans la paume de sa main. Tenant fermement les rebords de la plaie, elle les rapprocha puis vint tisser les points de suture. C'était un  jeu d'enfant pour la démone. Nouant chaque extrémité de son fil, elle contempla son œuvre. SPLENDIDE ! Un travail rudement bien mené ! Pour la toute première fois de son existence, elle s'était servie de son pouvoir à bon escient...et bizarrement cela ne lui avait pas déplu. Relâchant sa poigne de fer, elle se retira promptement du fauteuil. D'un claquement de doigts, ses toiles tombèrent en lambeau libérant l'homme.

-Qu'en pensez vous !?
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 13 Fév 2014 - 16:53

Visiblement, l'aiguille ne semblait pas la satisfaire. Trop petit pour elle ? Ou alors pas assez dangereux ? Voilà qui le laissa perplexe, il lui offrait l'occasion de le faire souffrir, et elle n'était pas enthousiasmée ? Il ne fallait cependant pas tirer des conclusions trop vite, c'était une sorcière, il pouvait toujours y avoir une part de comédie, même s'il en doutait. Elle s'était finalement tournée vers lui, une lueur malicieuse dans ses yeux. Voilà qui le fit sourire, légèrement, quel mauvais coup lui préparait-elle ? Il s'étonnait, en temps normal, il aurait laissé librement sa haine, sa rancœur viscérale s'exprimer et aurait déjà éparpillé cette femme un peu partout dans la pièce. Mais ... C'était différent cette fois-ci, il était intéressé. Elle voulait toujours le soigner, oui mais, comment ? Et dans quel but ? C'était ça la grande question. Il prenait de grands risques mais, ce n'était pas quelque chose d'extraordinaire pour lui. À sa grande surprise, cependant, elle lui compliqua la tâche en le ligotant avec ... De la toile. Voilà quelque chose qui le captiva, elle tissait de la toile avec ses bras bizarres. Il devait forcément s'agir d'une mutation d'origine arachnéenne. Alors quoi ? Elle était une araignée humaine ou une femme araignée ? Il tira un peu sur la toile, constatant sa très grande solidité non avec une pointe d'anxiété. D'ailleurs, ses dernières paroles n'étaient pas non plus pour le rassurer, il ne s'agissait pas de couture mais de chirurgie à ce stade là !

Il fallait qu'il resta calme et c'est ce qu'il fit, restant bien assis à sa place, silencieux et immobile. Elle tournait maintenant autour de lui, l'observant sous toutes ses coutures. Que cherchait-elle ? Ce comportement n'était pas sans lui rappeler celui d'un prédateur et d'un prédateur sadique. Il aurait pu qualifier ça d'arachnéen aussi mais, ça serait une conclusion un peu facile. Finalement, et à sa grande surprise encore, elle était venue s'installer sur ses cuisses. Il tourna son regard vers elle, l'air de lui demander comment est-ce qu'elle osait. Il aurait voulu la pousser de là, de quel droit se le permettait-elle ?

" Non non attend, elle est sournoise, j'aime bien. "

Il se détendit un peu, bien que toujours angoissé. Elle le prévint, cela signifiait que ça allait faire bien plus mal que prévu. Il se crispa un peu, se demandant en boucle ce qu'elle allait faire. Elle plongea son regard dans le sien, en étant tout aussi immobile que lui. Elle se permettait même d'égarer ses doigts sur sa barbe. Il fronça un peu les sourcils, sans quitter ses yeux du regard, lui demandant comme quand elle allait commencer. Elle remonta vers ses tempes, refaisant un peu ses cheveux, puis les lui agrippa violemment, tirant pour lui incliner la tête. Sa patience avait quand même des limites, il serra discrètement les dents. La douleur était déjà là mais, elle était encore supportable. Elle posa ses doigts pointus sur la plaie ... Puis alors qu'il la regardait avec un air de défi, elle les enfonça dans sa chair, créant ainsi des trous. Il ouvrit grand les yeux, la douleur le saisissant brutalement. Il ne s'y attendait absolument pas, c'était affreusement douloureux, pinçant, brûlant, comment pouvait-elle faire ça avec les seuls bouts de ses doigts ? Tout son corps se raidit, brutalement, à mesure qu'elle perçait. Sa respiration se fit plus courte, son pouls s'emballa et son front commençait à perler, l'eau se mélangeant rapidement au sang qui coulait sans retenu. Il ne cria pas, cependant, retenant sa douleur. Il posa son regard ailleurs, sous la douleur, puis le remonta rapidement vers ses yeux. Elle n'allait pas gagner aussi facilement que ça. C'était ça qu'elle voulait, cette sadique, le faire hurler. En même temps pour une sorcière, ce n'était pas vraiment étonnant. Il ne pouvait pas s'empêcher de relever qu'elle joignait l'utile à l'agréable, alors que rien ne l'y forçait. Pourquoi ne le tuait-elle pas maintenant, tout simplement ? Trop sadique pour ça ? Il en doutait, plutôt trop coupable pour le faire. Chaque trou de plus était une véritable torture pour lui, il se raidissait, serrait les poings, crispait son visage et serrait ses dents, l'envie de la mettre en pièces le prenant un peu plus à chaque fois. Mais, ses ardeurs se calmaient d'elles-même, il voulait la voir à l'oeuvre, pas la tuer. Il voyait son propre sang ruisseler sur ses bras, elle était en train de le mutiler, pas de le soigner. Quand elle eut finit, enfin, il redressa son dos, s'adossant dignement.

Elle provoqua encore, en s'essuyant le front qu'elle imbiba de son sang. Il la regardait toujours dans les yeux, reprenant son souffle alors que la douleur ne diminuait pas. Il ne lui répondit pas, ce n'était pas le moment. Elle continua dans sa lancée, jouant décidément de ses nerfs en venant se coller contre lui. Sa poitrine était si proche de son visage ... À quoi rimait tout cela ? De la provocation pure et simple ? Et depuis quand c'était à elle de le tester ? Elle tenait sa plaie fermement, il sentit comme un fil passer à l'intérieur. Un fil doux, surement qu'elle tissait ses propres liens mais, un fil qui le brûla. Son corps ne semblait pas l'accepter, c'était une brûlure affreuse et elle faisait durer le plaisir. Il se recula en arrière, d'un seul coup mais, il n'y échappa pas. Il ne tenait plus en place, la douleur était trop forte. Il voulait hurler mais, il se retenait encore, pas maintenant ! Il suait beaucoup, mais ne la quittait toujours pas du regard. Il sentait finalement sa plaie se resserrer, puis le sang cessa lentement de couler. Elle le relâcha enfin, admirant son travail, avant de descendre complètement et de le libérer. Il y avait comme de la satisfaction mêlée à de l'étonnement sur le visage de la jeune femme, voilà qui ne le laissa pas indifférent. Pourquoi ? Il comptait bien le découvrir. Il se redressa sur le fauteuil, tremblant sous la douleur qui ne s'en allait toujours pas. Il leva sa main jusqu'à son visage, frottant légèrement sa plaie. Au toucher, c'était du beau travail, en effet ...

Il se reposa, reprenant doucement son souffle. Elle l'avait durement éprouvé mais, il en était satisfait, elle l'avait soignée, et puis c'est tout. Sacrée femme qu'elle était, ou sacrée sorcière. Mais il se demandait pour encore combien de temps cela aller durer, quelques heures, quelques jours ? Il n'en donnait pas cher, la corruption reprendrait tôt ou tard le pas sur son être. Il gémit, épuisé, puis nettoya son visage du sang qui avait coulé. Il releva le regard vers elle, se demandant quoi répondre à sa question. Franchise, hypocrisie ? Il se releva doucement, venant s'approcher d'elle jusqu'à ne plus être qu'à quelques centimètres. Il plongea son regard dans le sien, il avait envie de l'étrangler mais, sans qu'il ne comprenne pourquoi, il n'en fit rien là encore. Il passa simplement sa main sur ses cheveux, les caressant doucement, puis la posa sur son épaule, avant de s'écarter. Il s'en alla ramasser son matériel, puis remit son masque en place, sans dire un mot, ou presque. Il releva la tête, tout en lui tournant le dos.

- Ce fut fort agréable.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 13 Fév 2014 - 18:20


Essuyant ses avant bras sur sa robe, elle ne le vit pas venir. Vacillant mais calme, il essayait de garder la tête haute, néanmoins elle n'était pas dupe. Il avait rudement souffert mais sa fierté l’empêchait de l'avouer. Qu'importe elle avait pris un malin plaisir à le charcuter, elle venait de trouver là une vocation : chirurgien. On pouvait dire qu'il avait eu de la chance qu'elle ne se laisse pas envahir par ses émotions. Troublée par cette tendresse, elle se demanda si c'était pour la remercier ? Était ce normal ? Était ça une gratification ? Écarquillant ses grands yeux bleus, elle ne voulu rien laisser transparaître de ses interrogations.

-Vous étiez mieux sans..

La jeune femme faisait référence au casque. L'idée d'avoir de nouveau à faire à l'homme de fer ne lui plaisait guère. Cette armure lui enlevait toute son humanité. Il n'était plus qu'un géant dénuait de tous sentiments. Il trichait !

-Nous ferions mieux de nous dépêcher, si vous arrivez à vous traîner bien sûr, de toute façon je ne resterai pas une minute de plus dans ce taudis !

La fuite devait reprendre. Elle voulait fuir cet endroit lugubre, elle voulait fuir la mort de son père, elle voulait par dessus tout fuir cet homme. Sur le qui vive elle attendit qu'il finisse de réunir ses affaires avant de s'engouffrer dans la noirceur des ruelles. La jeune femme connaissait Madorass comme sa poche et passa en tête du peloton malgré les protestations répétées de son sauveur.

-Il faut couper par là, on rejoindra plus vite les murailles !!!

Non content de se faire doubler par une femme, il reprit la tête de la marche. Rasant les murs, ils se firent tout petit. L'araignée le suivait comme son ombre cependant elle ne pu s’empêcher de lui faire remarquer la lenteur de sa marche.

-Vous allez nous ralentir ! Non mais franchement qu'elle idée que de se mutiler de la sorte ? Il faut être complètement barjot...Vous êtes complètement fou ! Vous allez nous mener à notre mort..Et puis j'en ai marre tout cela ne rime à rien, ils me retrouveront...Je n'ai nul part ou aller, je n'ai plus rien...il était mon unique famille. Je suis sûre que vous aussi, vous voulez ma mort...tout le monde la voudrait....

Son visage avait changé du tout au tout, son nez devint tout rouge sous les larmes qu'elle refoulait. Tremblante, elle n'osait plus avancer. Elle paniquait tout simplement, au beau milieu de la rue elle fut prise de panique. Son regard était fuyant, observant à vive allure l'espace qui l'entourait. A la lueur de la lune, l'araignée leva un bras vers le ciel. Ses liens partirent en direction du premier toit venu, et alors qu'elle se tractait déjà, elle emprisonna l'homme resté à terre de sa main libre, le recouvrant totalement des pieds au bassin. Nul doute elle prenait la fuite par les toits.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 13 Fév 2014 - 20:25

Mieux sans ... Il n'y croyait pas vraiment. Cette armure était plus qu'un simple protection pour lui, c'était une partie de soit-même ! Certes, cela lui donnait l'air d'être quelqu'un d'autre et dans le fond ce n'était pas faux mais, de là à dire qu'il était mieux sans, non. Il n'était pas meilleur ni pire, il était lui même sans vraiment l'être. La jeune femme manquait de patience, ou était à bout de nerf, quoi qu'il en soit, elle ne voulait pas rester ici davantage et la bonne nouvelle, c'est qu'il était effectivement temps de repartir. Cependant, il craignait les débordements, elle était encore émotionnellement instable, suite à son choque, et il ne savait pas quelle idée saugrenue pourrait lui passer par la tête, il devrait bien ouvrir l'oeil et anticiper chacun de ses gestes. Elle sortit la première dehors, pénétrant l'obscurité. Voilà quelque chose qui ne lui plut guère, elle était recherchée ici, elle ne pouvait pas se permettre d'être aussi précipitée que ça. Il la rattrapa bien vite, cherchant à la dissuader "verbalement" de rester en tête et surtout, d'aller à cette vitesse mais, elle ne l'écoutait pas. Elle était comme affolée, un changement d'humeur qui l'intriguait. Que s'était-il bien produit pour qu'elle ne ressente le besoin de fuir aussi vite ? Des raccourcis oui, mais il connaissait ces quartiers aussi et n'avait pas l'intention de modifier sa trajectoire ni son allure. Il finit par la doubler, il fallait qu'elle reste bien derrière lui et qu'elle se calme surtout. Il ralentit l'allure, faisant preuve de beaucoup de prudence dans chacun de ses déplacements. Ils allaient vers la muraille mais, ce n'était pas une raison pour négliger le danger. Seulement voilà, cette minutie ne lui plut guère et après une tirade qui le choqua encore une fois, pour une sorcière, elle prit tout bonnement la fuite, se servant de ses pouvoirs pour s'en aller par les toits, après l'avoir immobilisé avec sa toile. C'était allé si vite, il avait un instant cru la voir rougir, retenant ses larmes. L'émotion ? Peut-être. Quoi qu'il en soit, il n'était plus à l'abris pour se pencher sur la question, c'était l'heure d'agir, pas de penser. Il se débattait pour sortir de sa toile mais, cette dernière ne cédait pas. Il entreprit alors de l'électrifier au moyen de son gant, attrapant une poignée de fibres et laissant l'énergie circuler dedans ... Un très court instant seulement. En effet, la toile le ligotant, l'énergie ne manqua pas de se perdre sur le métal de son armure et de l'électrocuter également. Heureusement, la décharge ne fut pas fatale mais, les brûlures étaient bien là. De plus, il sentait comme un engourdissement général de tout son corps et ses sens s'étaient brouillés sur le moment. Il secoua la tête, retrouvant rapidement ses esprits, puis se débarrassa de la toile, avant de regarder les toits. Il fallait qu'il la retrouve et vite, mais comment ? Tout son être le tiraillait à cause de l'électricité et le moindre mouvement devenait douloureux et imprécis. Il soupira nerveusement, cette petite sorcière ne le croyait pas et c'était bien dommage, parce qu'elle lui compliquait vraiment la tâche alors qu'il n'était là que pour la sauver d'une mort certaine. Était-ce si dur pour elle d'admettre que oui, il y avait bien des gens qui tenaient encore à elle ? Son sentiment de culpabilité, au point d'en désespérer, était soudain et provoqué par la mort de son père, certainement qu'elle s'en voulait d'avoir mal agit par le passé, son géniteur n'aurait pas été condamné si elle même ne l'avait pas été.

Il fallait qu'il se concentre. La suivre sur les toits ? Trop difficile. La poursuivre au sol ? Trop tard. Prévoir sa trajectoire pour la doubler ? Pas assez de données pour ça. Anticiper sa destination ? Non plus ! Rytchkine était au pied du mur, ou presque. Il tournait en rond, réfléchissant à la meilleure solution pour lui remettre la main dessus. Si elle était repérée par les gardes, le bruit lui remonterait très rapidement aux oreilles. Si elle cherchait à quitter la ville, cela se verrait immanquablement aussi, surtout dans son état. En revanche, si elle tournait en rond à l'intérieur de Madorass, c'était une autre histoire et il avait moyen de l'attraper. Il s'enfonça dans une ruelle très sombre et relativement déserte. Là-bas, il demanda à son armure de s'ouvrir, puis il la retira et la cacha dans les décombres qui jonchaient ces lieux. Ainsi découvert, il ramassa ses armes, puis se rendit sans plus tarder à l'auberge, celle où il se trouvait peu avant l'exécution. On ne le reconnut pas, fort heureusement, et il put aisément regagner la chambre qu'il avait loué. Là-bas, il retrouva l'arbalète avec un large sourire. Il la réarma de nouveau, avec une flèche en métal mais, sans y ajouter le fluide nécessaire, la transformant en une arbalète certes performante, mais on ne peut plus normale. Il faisait nuit, il n'avait plus qu'à attendre. Il s'assit derrière, fixant les toits des maisons aux alentours et plus généralement, l'endroit. S'il la voyait passer, il n'aurait plus qu'à viser et tirer, en espérant ne pas la blesser trop sérieusement mais, juste assez pour l'immobiliser. La nuit serait probablement blanche ...

Malgré tout, il ne cessait d'y penser. Pourquoi cette sorcière agissait de cette façon ? Pourquoi la mort de son père l'avait-elle traumatisé au point qu'elle en ait une prise de conscience soudaine ? Elle devait beaucoup tenir à lui or, tenir à quelqu'un d'une façon aussi sincère signifiait pouvoir faire preuve de bonté, ce qui n'allait pas avec la nature corruptrice de la magie noire. À considérer qu'elle était incomplète ... À moins qu'il ne puisse y avoir vie sans énergie blanche ? Possible mais comment se faisait-il qu'il ne s'en était pas rendu compte plus tôt, si c'était bien la vérité ? De l'énergie qui aurait reprit de la vitesse lors de ce choc émotionnel et qui se dissiperait lentement jusqu'à de nouveau sombrer dans les ténèbres ? Peut-être que oui, peut-être que non, il lui fallait des preuves matérielles, pas de simples suppositions. Quelque part, elle avait beau être sorcière, elle restait un être vivant, avec toutes ses faiblesses et sa sensibilité. Il en arrivait à éprouver de la peine envers cette jeune femme, bien qu'elle se dissipait aussi vite qu'elle venait. Il espérait sincèrement qu'il puisse lui remettre la main dessus, pour le contrat certes mais, aussi pour lui-même, il avait besoin d'elle.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 13 Fév 2014 - 22:41

L'araignée courait à en perdre le souffle. Là haut, sur les toits elle fit face à la solitude. Jetant un coup d’œil par dessus son épaule, elle vit qu'il ne l'avait pas suivi. Il faut dire qu'elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix. La nuit était paisible, personne ne pouvait imaginer qu'il y a quelques heures seulement se déroulait une exécution. Même elle d'ailleurs avait du mal à le croire. Reprenant son souffle contre une cheminée, elle se dirigea vers la grande place. Elle était folle que de refaire le chemin en sens inverse, mais elle devait en avoir le cœur net. Inconsciente, elle risquait sa vie pour la réalité. La petite créature se voilait la face, et cette excursion n'était que folie. Qu'importe, il fallait qu'elle vérifie les choses par elle même.

Arrivée sur le campanile qui bordait la place centrale, l'araignée se fit toute petite. Les lieux avaient été placés sous haute surveillance et la moindre erreur pouvait lui coûter la vie. Tapie dans l'obscurité, elle observait sous ses pieds toute cette agitation. En contrebas trônait une grande croix en bois sur laquelle on avait cloué un corps mutilé. Il était à peine reconnaissable et pourtant il n'y avait aucun doute pour la jeune fille. Ils s'étaient vengés sur lui à défaut de coupable. Ne pouvant supportait plus longtemps cette vision d'horreur, elle rebroussa chemin. Son cœur -si tant qu'elle en ait un- allait exploser. Elle du faire le vide quelques minutes pour ne pas vaciller, puis elle entreprit de rejoindre son sauveur. Le regard dans le vide, elle avançait tel un mort : sans but.
Relevant lentement ses yeux, elle cru entendre un sifflement sourd. Croyant à une anomalie physique elle n'y prêta guère plus attention.

*CRAC *

Tremblante elle releva son bras pour y voir loger une flèche en acier. Cette dernière l'avait presque traversée de part en part. Sous le choc, elle perdit l'équilibre basculant en arrière dans le vide. Quelques tuiles accompagnèrent sa longue chute. Perdue dans ses pensées en cet instant, elle se laissa plongée sans aucune retenue.

-Pourquoi... ?

Elle n'avait plus que ce mot à la bouche, telle une prière que l'on osait à peine prononcer, du bout des lèvres. Prise au piège dans son propre délire, elle ne vit pas le sol se rapprocher dangereusement. La créature sentait juste cette légère brise qui lui caressait la joue. Ne pas réagir était une façon comme une autre d'en finir. Combien de secondes s'écoulèrent avant que son instinct ne reprenne le dessus ? Certainement les plus longues de sa vie.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Jeu 13 Fév 2014 - 23:18

Rytchkine s'était presque endormi. Il avait attendu des heures, assis là en train de réfléchir. Cela l'avait un peu trop fatigué et alors que la nuit avançait, il se disait qu'elle ne viendrait pas et qu'il pouvait donc dormir un peu. De toutes les façons, il y avait trop de gardes ici pour qu'elle cherche à s'aventurer en ces lieux. Pourtant, les yeux à moitié fermés, il aperçut comme une silhouette s'agiter sur les toits. Il crut au départ qu'il était en train de rêver, puis, en se réveillant doucement, il constata que non, il ne rêvait pas. Il y avait bien quelque chose sur le toi. Il sursauta, mettant son oeil à la lunette installée sur l’arbalète. Il la dirigea vers la silhouette et sourit malicieusement, c'était bien elle ! Quelle folie l'avait frappé pour qu'elle ne s'en aille jusqu'ici ? Il jeta un coup d'oeil par dessus son épaule, le corps accroché ... Tout s'éclairait, il aurait dû anticiper. Il revint bien à sa cible, visant son épaule. La distance ne serait pas un problème mais, si elle pouvait arrêter de bouger ...

Il la suivait avec, lentement, prenant le temps et attendant que le bon moment arrive. Finalement, elle s'immobilisa. C'était l'occasion ! Il décocha la flèche, après avoir visé son épaule, mais ne se redressa pas, observant la jeune femme pour savoir s'il avait atteint sa cible ou pas. Malheureusement, elle avait bougé au dernier moment et le projectile l'avait atteint au bras. Voilà qui serait moins pénalisant. Mais, contre toute attente, il la vit chuter, retombant lourdement sur le sol. Il fronça les sourcils, se demandant pourquoi elle ne s'était pas rattrapé, avant d'entendre les gardes s'exclamer. Il regarda par la fenêtre, un petit groupe était en train de se former, pointant du doigt là où était tombée la sorcière.

- ... Et merde.

Deux d'entre eux prirent la direction de l'emplacement présumé, les hallebardes baissées. Alekseï arma de nouveau l'arbalète, puis visa la poitrine du premier. Il tira sans hésiter, le transperçant de part en part. Son compagnon se retourna brusquement, puis s'écarta pour aller se mettre à couvert, alors que les autres en faisaient de même. La grande place était libre, et les gardes n'avaient pas vu d'où provenait le tir. Il la réarma une seconde fois, attendant patiemment qu'un autre se présente. Ils attendirent un instant, puis l'un d'entre eux sortit la tête de sa cachette. Il tira encore, mais le manqua de peu cette fois-ci. Comble de la malchance, ils avaient vu d'où le tir provenait. Ils pointèrent sa direction, puis se précipitèrent vers l'auberge. Rytchkine ne tarda pas. Il replia l'arbalète, mit le carquois sur son épaule et la prit en main. Dans son autre main, son épée. Il les entendaient venir, monter précipitamment les escaliers. Il s'enfuit par la fenêtre, se servant de la couverture du lit comme d'une corde pour descendre. Il courut en direction de la jeune femme mais, d'autres hommes se placèrent devant lui, formant comme un rectangle. Il y en avait huit, sur deux lignes de quatre. Dans son dos, d'autres gardes, peut-être six ou sept, qui formait un arc de cercle en une ligne. Alekseï les regarda tous, sentant ses intestins se tordre.

- Vous savez que c'est pas moi le condamné à mort ici ?

Ils s'allongèrent alors jusqu'à ne plus former qu'un large cercle autour de lui, dans la grande place centrale. Le hallebardes pointées, ils s'approchaient de lui, resserrant de plus en plus le cercle. Il tournait sur lui-même, cherchant à leur face un à un.

- Dans quoi je me suis fourré ...

Avec tout l'optimisme du monde, la situation semblait désespérée pour lui. Seul, avec une épée et sans armure, il n'allait jamais pouvoir triompher. Et tout cela pour cette bonne sorcière ... Décidément, il ne se comprenait même plus. Enfin, la folie, ce n'était pas extraordinaire pour lui, pas plus que le suicide mais, quand même, ce n'était pas une raison de faire tout et n'importe quoi. Le seul moyen de s'en sortir était encore de s'extirper, peut-être en ciblant le plus faible et en se servant de lui pour percer leur formation. Au moins, il pourrait courir et les emmener loin de la jeune femme. Mais le résultat serait le même, il faudrait encore qu'il la retrouve. A moins qu'il ne soit en mesure de fuir avec elle ? Rytchkine brûlait de l'intérieur, c'était quitte ou double. Il se fixa sur l'élément faible, puis attendit qu'ils soient suffisamment proche pour courir vers lui. Ils en firent de même, se précipitant sur lui. Il devait à tout prix les surprendre. Ils chercheraient à viser le ventre, passer en dessous de leurs pointes n'étaient pas une bonne idée, ils pourraient facilement les rabattre. En revanche, passer au dessus était envisageable, du fait du poids de leur arme et de leur formation serrée, ils auraient du mal à l'atteindre. Il se débarrassa de son arbalète en chemin, trop encombrante, puis s'élança au dernier moment, sautant aussi loin et haut qu'il le pouvait. Les deux premiers coups passèrent en dessous, oui mais, celui du maillon faible, lui, lui déchira la cuisse. Rytchkine était passé au dessus de son épaule, enfonçant sa lame dans son torse. Il se réceptionna de l'autre côté, en roulant sur le sol. Se remettre debout était une urgence, pas le temps de souffrir. Même si sa cuisse était affreusement touchée, il courut en direction de la sorcière.

- C'est le moment de tisser, la tisseuse !
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Ven 14 Fév 2014 - 19:48

Dos au sol, la jeune femme contemplait la lune. Elle était pleine ce soir. Portant une main à l'arrière de son crâne elle y découvrit du sang.Sa chute avait été amortie au dernier moment, seulement pas assez pour lui éviter le choc. L'envie de rester allongée était forte mais la voix de l'inconnu la fit réagir. Se relevant tant bien que mal elle tituba sur quelques mètres avant de leur faire face. Tel un matador face à du bétail, elle ancra ses talons dans la terre. Cette fois-ci s'en était trop, elle brûlait sous la colère. Ravagée, elle s’abandonna à la rage, la laissant prendre intégralement possession de son corps. Ce dernier était parcouru de terribles spasmes. Un dernier souffle venait de jaillir sous ce sentiment de vengeance. L'image de son père mutilé était fermement ancrée en son âme. La magie qui l'entourait décupla criant a la vendetta. Levant son bras valide vers l'homme, elle déchaîna toute sa haine. Son regard jadis azure disparu derrière un voile d’ombre. L’évolution avait commencé. La totalité de ses bras se recouvrirent de magie. L’araignée reprenait son allure infernale. Ils devaient tous être jugés. Ils devaient tous être condamnés. Lentement la mutation s'emparait de son buste, couvrant toute sa chaire sous une épaisse cuirasse. Capturant les humains dans sa toile, elle ne tarda pas à tous les attraper. La ruelle se para alors de son plus beau manteau blanc.
Luttant vainement avec leurs armes, les gardes ne firent que s’empêtrer dans son piège de soie. Pris au niveau de leur taille, ils se stoppèrent net dans leur course poursuite. Ils voulaient une coupable, ils allaient être servis !
Du bout des doigts, elle attrapa le fil directeur tirant lentement dessus, révélant ainsi toute l'ingéniosité de sa toile. Plus elle ramenait son lien, plus l'étau se resserrait. Elle commença par les éléments les plus éloignés les découpant en deux. Aussi aiguisé que du diamant, sa soie n'eut aucun mal à trancher les gardes. Calmement, elle laissait sa toile pénétrer les chairs, rien ne pouvait arrêter le processus. Leurs bustes nettement sectionnés retombaient lourdement sur le sol boueux de la capitale. L'un après l'autre, elle s'occupa d'eux. Arrivant en tête du peloton il ne restait plus que son sauveur prisonnier de sa toile. La démarche tremblante, elle arriva à sa hauteur. Suite à ce petit carnage sa toile s'était considérablement réduite. Le piège de l’araignée ne cessait d’étreindre le mercenaire, lentement la fine morsure embrassa sa peau. Sa ceinture fut la première a céder. Doucement le baiser du démon tranchât son épiderme. Un cercle de sang vint perler le long de son abdomen.

-Tenez vous tant à votre entrejambe..... ?

Sa voix elle même semblait sortir d'outre tombe. Plus aucune sonorité chantante, juste un son rauque. Elle avait toutes les raisons du monde pour mettre fin à ses jours et pourtant la créature faisait durer le plaisir.

-Je comprends maintenant pourquoi vous tenez tant à votre armure, sans elle vous n'êtes rien de plus qu'un de ces minables. Combien m'offrez vous pour votre vie, puisqu’apparemment tout se monnaye sur cette terre... ?

Elle serra juste assez son étreinte pour qu'il puisse ressentir toute l'ampleur de sa menace. Son sang pulsait dans ses oreilles. Cet effort surhumain l'avait vidé de toutes ses forces et ses yeux retrouvèrent leur lumière d'antan. Les actes déraisonnés n'avaient plus lieux d'être.
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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Ven 14 Fév 2014 - 22:37

- Uh oh ...

S'étonna Alekseï en ralentissant l'allure. Quelque chose n'allait pas. Son regard, son visage, sa posture et les énergies qui semblaient s'intensifier un peu par ici. Elle finit par lever son bras vers lui, alors qu'il s'était arrêté que son instinct lui criait de faire demi-tour. Se jeter dans les bras des gardes semblait encore être une meilleure idée que de rester ici ! Mais trop tard ! Il ne vit rien venir, ce fut trop rapide pour lui. De la toile, beaucoup de toile, beaucoup trop même. Vers lui et vers les gardes, il y en avait absolument partout. Collante, tranchante et trop solide pour être cassée, lui et les pauvres hommes furent bientôt emprisonnés dedans. Il se débattait comme férocement, pestant contre les événements mais, rien à faire, il était trop solidement attaché. Il reporta son regard vers elle, mais que faisait-elle enfin ? Pourquoi autant de haine à cet instant précis ? Il se demandait vraiment ce qui pouvait lui trotter dans la tête pour être aussi instable. Le pire de tout, c'est qu'il voyait son corps changer, se recouvrant de chitine, un peu comme ses bras. Il ne s'agissait pas d'une simple sorcière visiblement mais, plus d'un démon. Voilà qui le fit doublement s'étonner. D'une part, comment un démon pouvait-il exprimer ce genre de ressentis ? Et d'autre part ... Pourquoi cela ne l'enrageait pas ?

Mais les cris des gardes le tirèrent rapidement de sa stupeur. Il tourna la tête, voyant les liens se serrer lentement. Elle était en train de les tuer un à un avec une facilité déconcertante. Il n'allait pas faire long feu ici ! Pourquoi s'était-il séparé de son armure ? Il essaya de couper les liens avec une dague mais, ils étaient trop solides pour ça. Il s'affolait, perdant ses moyens, il n'allait quand même pas mourir maintenant ? Comme ça ? Ici ?! Non, c'était impensable. Mais, les liens se resserraient et la colère de la démone, mélangée à une pointe de sadisme, ne le laissait guère penser qu'elle l'épargnerait. Pourquoi cette colère si soudaine alors qu'il venait pour la libérer ? Il cherchait vainement à s'extirper de là, mais rien à faire, et les cris de douleur des gardes ne le calmaient pas, bien au contraire. Il sentait la toile se serrer autour de lui-même. Tout en réfléchissant à grande vitesse, il s'arrêta brusquement, écarquillant les yeux. Il tourna la tête vers le corps de son père, et tout s'éclaira alors dans son esprit. Les liens se tirèrent brusquement autour de lui, l'emprisonnant fermement. Il n'avait pas d'autre choix que de la regarder et de lui faire face. Il avait le souffle court, il n'osait rien dire. Il sentait la toile le comprimer, elle lui fit perdre sa ceinture, déchira ses vêtements et lacéra sa chair au point de l'en faire saigner correctement. Il retint ses cris de douleur, se crispant et n'arrangeant par conséquent rien.

La sueur perlait de nouveau mais, elle était glacée. Il avait la chair de poule, le regard trouble, tourné vers celui de la démone, noir. Son entrejambe ... Un peu qu'il y tenait ! Il avait déjà perdu une pièce, il n'avait pas envie d'y laisser tout le service ! Il n'avait même pas envie de mourir pour être précis. Voilà qu'elle parlait de son armure, elle le lui faisait regretter amèrement ! Malgré tout et pour tout, ce n'était pas de la colère qu'il éprouvait à cet instant, ni de la haine ni quoi que ce soit d'autre, c'était ... Le vide, comme perdu dans les méandres de son âme creuse. Il la regardait sans rien penser, sans rien dire, sans rien attendre de sa part. Une coquille vide, dans laquelle résonnaient les paroles de la jeune femme. Il resta comme ça un moment, puis finit par se reprendre, secouant un peu la tête tout en fronçant les sourcils. Un prix ? Il fallait qu'il fasse très attention à ce qu'il allait dire. Il devait s'en tirer et de préférence, avec elle.

- Je ... Hum ... Accordez moi deux minutes.

Il soupira longuement, puis ferma les yeux. Il devait se calmer avant toute chose. Faire le vide, ce n'était pas la peine, se remplir la tête, en revanche, c'était nécessaire. Il se repassa le fil des événements et de ses constatations, assemblant toutes les pièces connues du puzzle pour en arriver à la conclusion que, la meilleure échappatoire pour lui, était encore de faire preuve de sincérité. Il rouvrit finalement les yeux, deux minutes tout juste plus tard, parfaitement calme.

- Je ne suis pas adepte des longs discours. Vous êtes arrivée à voler les espoirs de toute une vie en moins d'une seule nuit. Il lui sourit À mes yeux, ce n'est pas ma vie qui vaut quelque chose, c'est la votre.
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Nephila Edulis

La veuve noire

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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Sam 15 Fév 2014 - 18:54

Lentement toutes ses forces l'abandonnèrent. Maintenir son piège se révélait de plus en plus difficile. A ce rythme elle ne tiendrait plus longtemps. Son armure venait de disparaître entièrement laissant place à la jeune femme. Épuisée par cet effort surhumain, elle sentit ses jambes flageolaient. Il essayait de gagner du temps, il se moquait encore d'elle en lui demandant de patienter. N'avait il aucune peur ? Elle devait mettre fin à ce cirque avant qu'il ne s’aperçoive qu'elle ne tirait plus les ficelles. Arrachant d'un coup sec la flèche profondément plantée dans son bras, elle lui répondit :


-Je ne comprends rien...


Et c'était vrai. Elle n'avait rien compris, était ce du à la fatigue ? Sa tête était lourde, tout se mélangeait. Prenant appui contre l'homme, elle le regarda sans vraiment le distinguer. Sa vue se brouillait, c'était la fin. Réunissant ses dernières forces, elle leva son arme à la hauteur de son visage.

-Vous....

Ses mots se perdirent dans un affreux râle alors qu'elle abattait la flèche en direction de ses yeux.

*CRAC *

Au dernier instant, elle avait modifié sa trajectoire coupant les liens qui maintenaient encore le mercenaire. Tremblante, elle alla s'adosser à un mur. Ses jambes ne la supportaient plus et le simple fait de rester éveiller était un véritable effort.
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Alekseï Rytchkine



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MessageSujet: Re: Une hache, une araignée. (libre)   Dim 16 Fév 2014 - 20:20

La démone s'affaiblissait, c'était une bonne chose. En fait, plus il gagnerait du temps, plus ses chances de survie augmenteraient. Il la voyait reprendre sa forme humaine, son allure fragile et quelque part, sa fraîcheur, cette armure noire et démoniaque ne lui allait pas vraiment. Ses jambes tremblaient, elle avait du mal à tenir debout. Rytchkine retenait son souffle, la peur au ventre. Il espérait vraiment qu'elle lui accorde un délais supplémentaire, il pourrait largement en profiter pour la convaincre du bien fondé de ses intentions à son égard. Elle finit par retirer la flèche de son bras, avec difficulté là encore, puis, lui affirmant qu'elle ne comprenait rien de ce qu'il lui disait, ce qui était voulu, elle s'approcha de lui ... Dangereusement. Il ne pouvait toujours pas bouger, coincé dans sa toile. Elle dit encore quelque chose, levant le projectile dans les airs. Alekseï suivit la pointe du regard, n'osant rien dire. Elle allait le percer, maintenant et comme ça ? Sans aucune raison ? Le temps semblait comme suspendu à cet instant, il avait cru un moment que, dans le doute, elle l'épargnerait plutôt que de le tuer. Elle avait le libre choix, il ne pouvait l'influencer en rien. Elle abattit son bras, il ferma les yeux, se crispant et attendant le coup. Il entendit un bruit sourd, puis sentit les liens se desserrer. Il rouvrit les yeux, elle avait découpé la toile. Un large sourire s'afficha sur son visage illuminé, elle ne l'avait pas tué. Il jubilait intérieurement, se débarrassant des liens. Décidément, il n'aurait jamais cru à une telle rencontre. Elle était partie s'asseoir, épuisée. C'était compréhensible mais, ce n'était quand même pas une raison pour se reposer maintenant et ici. Bien que blessé, il vint lui prendre le bras et mit la jeune démone sur son épaule. Il ne fallait pas rester ici.

Le première étape était de retrouver son armure, ensuite il pourrait quitter la ville. Il regarda les alentours, il n'y avait encore personne, puis quitta la ruelle pour emprunter le premier passage qui se présentait à lui. Lorsqu'il rencontrait une patrouille, il passait en vitesse, allant même jusqu'à les bousculer légèrement en prétextant qu'il transportait une blessée. Personne ne connaissait son vrai visage ici, et les témoins étaient tous morts. De toutes les façons, il y avait plus grave pour eux que de se soucier d'un homme blessé, transportant une femme qui l'était tout autant. Il retourna dans les ruelles étroites et sinueuses des quartiers modestes, et plus précisément dans celle où il avait caché son armure. Il s'empressa de l'enfiler, pièce par pièce, la fit se fermer, puis reprit la route. Désormais, les gardes ne le laisseraient plus passer aussi facilement que ça. Mais, il profitait de la noirceur de la nuit et des quartiers mal agencés pour se faufiler entre les mailles du filet. Il arriva jusqu'à la muraille, qu'il longea, puis emprunta le premier escalier pour grimper dessus. Il fut rapidement repéré et des hommes armés ne tardèrent pas à arriver aussi bien de sa droite que de sa gauche. Il rehaussa la jeune femme sur son épaule, puis se tourna vers le vide, avant de sauter.

Même si "l'aérofrein" qu'il avait rajouté depuis à son arsenal était encore au stade expérimental, il savait qu'en dessous d'une certaine hauteur, il y avait peu de chance qu'il soit défaillant. Les murs de Madorass n'étaient pas aussi hauts que cela, une quinzaine de mètres tout au plus. Il atterrit sur le sol dans un bruit de déflagration. L'énergie libérée avait absorbé le choc. Il se releva, puis se remit à courir en s'éloignant de la muraille. Les gardes étaient stupéfaits mais, leurs flèches, elles, l'étaient bien moins. Il reprit la démone dans ses bras, cette fois-ci, pour lui éviter les projectiles puis, une fois hors de portée, il prit la direction des bois, pour semer d'éventuels poursuivants. Ce ne fut que lorsque la nuit fut bien avancée qu'il s'arrêta enfin. Il la reposa sur le sol, puis s'adossa au premier arbre qu'il trouva, soufflant comme un buffle. Il reprenait son souffle, et son énergie par la même occasion, la course avait été longue. Il défit son masque, pour profiter de l'air frais, tout en soupirant d'aise.

- Vous êtes plutôt légère pour une démone cuirassée de la tête aux pieds.
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Une hache, une araignée. (libre)

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