''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Monstre, Dieu, Gardien

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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Monstre, Dieu, Gardien   Mar 21 Jan 2014 - 17:00

L'influence s'étend. Mon influence s'étend. Grâce aux pouvoirs du Marchemonde, il ne m'a fallut que quelques mois pour pouvoir prétendre rivaliser avec des clergé implantés sur les plateaux depuis plusieurs siècles. Bien sûr, ce sont les plus faibles des vieilles cabales, mais leur défaite est un atout pour moi, un nouvel "exploit" qui vient renforcer ma renommée. Je sens que les puissants s'agitent. Il ne me craignent pas, moi, mais ils s'inquiètent de la vitesse à laquelle je progresse. Chaque jour qui passe je me dois d'être plus prudent, ne me montrant pas trop pressant envers mes ennemis, tout en progressant, pour garder la confiance de mes fidèles.

L'unité composée de quinze puissants combattants, appelés les prélats de l'acier carmin, avait été reconstituée, avec d'autre adorateurs. ils restaient ma meilleure force de frappe, mais j'avais beaucoup perdu en puissance lors de la première révolte. J'avais pourtant réussit à tourner les événements à mon avantage, ajoutant à ma mythologie grâce à cet incident. Cependant, je devais rester prudent, et ce plus que jamais. Les ressources de l'arcane s'étaient avérées très utiles, et grâce à l'Oeil Noir j'avais pus finir de m'installer. Si mon père était encore de ce monde, il n'en reviendrait pas.

Mes pensées se décousaient et se rabibochaient, dans un ballet sans fin où je ne réglais aucun de mes soucis. Puis il me sembla sentir une sorte de déflagration. Le sol ne trembla pas, mais pourtant j'aurais presque juré sentir l'air autour de moi avoir un puissant spasme. L'impression fut fugace, mais elle laissa un malaise persistant. J'étais assourdis d'un silence étrange. Un silence mental, comme si je ne pensais pas. Il me fallut un instant pour saisir ce qui avait changé : des centaines de voix venaient de se taire en un seule instant dans mon esprit. Un frisson de détresse parcourut mon dos alors que j'envisageais seulement ce que cela pouvait signifier. Les liens télépathiques entre tous les contractants avaient été brisés, et cela ne pouvait signifier qu'une chose : le Marchemonde avait disparu.

Je tendis la main devant moi, mais l'éther ne se déchira pas. Le frisson laboura à nouveau mon dos de sa froide lame. Que se passait-il ? Pourquoi, comment était-IL partit ? Les autres contractants étaient sûrement eux aussi revenus à leur niveau d'origine, ils n'avaient eut aucune chance face aux anciens. La cité engloutie devait être de nouveau ... engloutie. Mais ce qui m'effrayait le plus, c'est que mes pouvoirs étaient partis, et que quelque chose avait vaincu, ou du moins fait disparaître le Marchemonde. Encore une fois, je frissonnai.

Mais le plus urgent était de cacher mon état à mes fidèles le temps de trouver des substituts. Même L'Oeil Noir devait ignorer ma perte de puissance, c'était trop dangereux. Car quand bien même mon corps n'avait pas repris l'apparence de celui d'un jeune garçon, je sentais que mes pouvoirs n'étaient guère plus que ce qu'ils avaient été avant que je rencontre celui qui n'était plus. J'appelai mes serviteurs, et fis seller un animal. Nous avions mis la main sur les ressources d'un clan de vampires qui avait l'habitude de dompter et monter des animaux diverses, provenant des quatre coins de Feleth ... et je les suspectai d'un importer aussi du Vein, peut-être sans même le savoir.

Quelques minutes plus tard, j'étais sur un équidé noir, dont les pattes se finissaient non par des sabots, mais des pattes griffus comme celles des félins. Je n'avais pas le temps de me poser de questions, c'était déjà bien assez suspect que je prenne un moyen de transport quelconque. J'orientai ma monture vers les montagnes, où j'espérais trouver des réponses à mes questions.

Il me fallut deux semaines pour y arriver. J'étais devant l'entrée de la cité souterraine, devant cette porte dont j'avais inconséquemment franchis le seuil, il y a de cela peu de temps. Je posai ma main pour forcer sur l'huis, mais la retirais rapidement. J'avais l'impression de m'être brûlé. la fureur et l'agitation des anciens était si puissante qu'elle se sentais d'ici. Rien n'avait pus survivre. Un spasme de terreur traversa mon corps tout entier, alors que mes jambes cédaient sous moi, et bien vite je me retrouvais assis sur mon derrière. La peur immobilisait chacun de mes muscles, et je dus faire appel à toutes mes facultés mentales pour ne pas céder à la folie. Même à travers cet huis épais, l'influence du peuple antique était sensible.

La créature qu'ils avaient suivie était censée être immortelle, pourtant elle n'était plus ,en témoignait leur agitation et la perte des effets du contrat. Plus jamais ils ne se plieraient à quiconque, pas avant des milliers d'années. Ce lieu était plus maudit encore qu'il ne l'avait jamais été, la pierre de l'arche était perdue, le Marchemonde partit, les Anciens enragés. Il n'y avait plus rien à faire ici que sceller cet endroit et prier qu'il ne soit pas découvert avant de nombreux millénaires. J'avais peut-être perdu beaucoup de puissance, mais j'étais encore capable de fermer cette entrée pour longtemps. J'avais emmené du sang avec moi, j'avais assez de puissance pour ça.

Car je voulais voir Feleth changée, pas réduit à néant. Ces monstres ne feraient rien d'autre que tout ravager sur leur passage. Feleth deviendrait un désert noyé dans les ténèbres éternelles, une terre à jamais stérile où des milliards d'insectoïdes cliquetant perpétueraient leur vie en forniquant et en mangeant leur progéniture. Ce ne serait qu'une immense ruche, dont la perversion se répandrait à travers les mondes, pour tous les modeler selon la même et stérile image. C'était hors de question. Sous mes coups répétés, le flanc de la montagne s'écroula, ensevelissant la race destructrice pour longtemps. Le jour où l'Arcane disparaîtrait, je me ferais le gardien de ce lieu. Et si un jour j'obtenais la puissance nécessaire, peut-être tenterais-je de devenir le prochain Seigneur sous la montagne.

Mais pour l'instant, je devais seulement faire croire à des vampires que j'étais un Dieu. Et pour cela, je devais trouver une autre source de pouvoir.


Dernière édition par Uridan Sangried le Dim 21 Sep 2014 - 15:53, édité 1 fois
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Uridan Sangried

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Âge : 1327 ans

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Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
1-2-3-4

MessageSujet: Re: Monstre, Dieu, Gardien   Mer 22 Jan 2014 - 18:51

Je ne trouvais pas. Je cherchais, je me battais, mais je ne trouvais pas. Aucun objet, aucun être ne s'était montré capable d'améliorer mes pouvoirs. Du moins, pas au point de me permettre de continuer mes activités. Tous avaient été détruits ou vaincus. Des voleurs et des brigands, trop sûrs d'eux, étaient aussi venus mourir sur ma lame. Mais rien de tout cela n'était important. Je sentais ma propre faiblesse avec une acuité cruelle : même avec les pouvoirs du Marchemonde, j'avais faillis mourir. Sans, j'étais incapable de conquérir les Plateaux de Lune. Et si je ne rentrais pas rapidement auprès de mes fidèles, ils finiraient par penser que leur Dieu les avait abandonnés, et se disperseraient : mon travail de plusieurs mois, ainsi que les ressources de l'Arcane, auraient été fait et utilisés en vain. Chaque jour je me morfondais un peu plus, chaque jour je m'enfonçai encore un peu dans une apathie, dans une inaction et un désespoir de plus en plus profond, de plus en plus pesant.

Oui, il faut bien l'avouer aussi. Au-delà du fait que mes projets étaient sur le point d'avorter, la puissance me manquait. Aujourd'hui que j'avais eu l'expérience d'un pouvoir plus grand, j'étais trop conscient de mes lacunes actuelles. C'est la raison pour laquelle je ne bougeai plus. Je m'étais assis sous cet arbre il y a longtemps. Enfin, pas très longtemps, pas par rapport à la vie que j'avais déjà menée, mais malgré tout, cela faisait plusieurs heures, presque une journée entière. J'avais entendu parler d'êtres anciens qui plongeaient volontairement dans un sommeil magique de plusieurs années, parfois plus, pour se couper du monde : peut-être devrais-je m'y essayer ? Je n'étais plus de la même utilité qu'avant à l'Arcane, et quand bien même je n'y étais pour rien, j'étais profondément honteux d'avoir perdu cette puissance.

J'avais finis par m'endormir. Encore le même rêve, encore plus puissant, plus prenant, plus réel. Chaque personne que j'avais tuée depuis que j'avais contracté avec le Marchemonde, je la revoyait. Dans les moindres détails, encore porteuse des blessures que je lui avais infligées. J'entendais clairement chaque voix, j'entendais leur colère, leur détresse, leur haine. Chaque soir, je les voyais. Chaque fois que je tuais un être de plus, il se rajoutait à la horde de ceux-là. Ils étaient déjà nombreux, étant donné mes activités. Je sentais leurs doigts s’accrocher à moi, tentant de m’entraîner dans leur masse grouillante et sauvage, de me perdre dans leur nombre. Privé de ma force, je ne peux résister, et petit à petit je disparais au milieu de cette mélasse humaine, vampirique et autre.

Je me réveillai en sursaut. La sueur perlait sur mon front, ma respiration était hachée. Chaque nuit, ils semblaient plus proches. Chaque nuit, leur contact était plus palpable, comme de plus en plus réel. Ce cauchemar emplissait tous mes sommeils depuis que le contrat était brisé. Sans exception. Il empêchait les autres rêves de se manifester, et il gangrenait mon moral, mon âme. Je savais que certains humains, ayant beaucoup tué, avaient ce genre de cauchemars, à cause des remords. Mais moi, je n’avais aucun remords. J’avais tué en sachant parfaitement ce que je faisais : dans tous les cas, si des âmes me poursuivaient à cause de remords, ce ne serait pas celles des êtres que j’avais tué APRES avoir contracté. Ça n’avait pas de sens, et cela aussi m’inquiétait.

Cela faisais plusieurs jours que j’étais immobile sous cet arbre, plusieurs jours que je ne pouvais pas dormir. J’étais dans un état de somnolence perpétuelle, et le cauchemar empiétait sur la réalité, devenant une illusion presque constante. Les mains se tendaient, les mains m’agrippaient, elles tiraient, creusaient la chair. Les voix étaient de plus en plus fortes, présentes :
« Vengeance, vengeance ! Punition ! Cruel, cruel ! Vengeance, sauvagerie ! Vengeance, bientôt ! A nous, bientôt, vengeance ! »

Bientôt ? Le mot semblait le plus réel, alors qu’il était à peine murmuré. Ce fut comme un déclic. D’un seul coup, mon esprit s’éclaira, et je réalisais alors seulement à quel point il était embrumé. Je sentis que quelque chose essayait de m’atteindre. Quelque chose de corrompu, une énergie malsaine. Mais d’où pouvait-elle venir ? Pourquoi utilisait-elle les souvenirs des morts sous le contrat ? Qui pouvait s’être attaqué ainsi à moi ? Mistemul pourrait peut-être m’aider : je devais trouver une faille, et prendre garde à me protéger de ce qui ressemblait à une bien étrange malédiction.
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Uridan Sangried

Maître du sang

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Race : Vampire-Seirdan
Classe : Lamesang
Métier : chasseur de primes / mercenaire
Croyances : aucune
Groupe : Arcane XIII

Âge : 1327 ans

Messages : 522

Fiche de Personnage : Le Dieu du sang vous accueille

Histoire de Personnage : Avant l'arcane :
1-2
1-2-3-4

prélude à l'arcane :
1-2-3
1-2-3-4-4bis-4ter-5

Divinisation :
1-2-3-4-5

Dieu arcaneux :
1-2-3-4-5-6-7-8-9

Prélude à la chute :
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MessageSujet: Re: Monstre, Dieu, Gardien   Dim 2 Fév 2014 - 1:00

La faille était plutôt loin de moi. J’ai encore dû perdre du temps pour l’atteindre, et une fois dans le Vein, j’étais tellement loin de chez Mistemul que j’ai bien cru que quelque chose voulait simplement m’empêcher de retrouver mes pouvoirs et de continuer mon entreprise. Mais finalement, j’étais arrivé près de l’habitation du Beliath. Essoufflé, amoché, j’étais dans un état tout à fait pitoyable. Je levais la main pour toquer à la porte, mais celle-ci s’ouvrit à la volée, dévoilant un mur hérissé de lances magiques. Je me laissais choir plus que je ne plongeai pour esquiver les projectiles, puis je grognais en rencontrant le sol avec violence.

L’énorme démon se pencha vers moi, un regard terrible sur le visage. Il brandissait son ancienne arme, une hache à double tranchant, utilisant la magie pour tenir debout malgré l’absence de sa jambe. Sa voix était terrifiante, probablement modifiée par un sort ou un état d’esprit différent.

Mistemul – Qui êtes-vous ?

Il me fallut un moment pour encaisser le choc. Il ne me reconnaissait donc pas ? Alors que cela faisait des siècles que nous nous côtoyions, il ne me reconnaissait pas ? Pire encore, il piégeait sa masure à mon approche, et il me menaçait de son arme. Mais qu’est-ce qui lui arrivait ? Il me fallut un moment pour me rappeler que j’étais loin d’avoir la même apparence que lors de me dernière visite. Je me décidai à ouvrir la bouche.

Uridan – C’est moi, Uridan. J’ai besoin de ton aide, c’est important.

Il me fallut deux bonnes heures pour expliquer la situation à Mistemul. Lui-même m’apprit des choses sur le Marchemonde, en particulier ce qu’il avait fait avec les démons. Cet homme était un fou, un fou puissant mais un fou furieux. Le bâton qu’il possédait ne sembla pas raviver de souvenirs chez le Beliath, et je fus le premier surpris de trouver une lacune à son savoir. Quoiqu’il en soit, j’étais avant tout venu pour cette histoire de malédiction. Depuis que j’étais arrivé sur le Vein, les choses empiraient. Il me semblait même, à présent, que les âmes de mes victimes pleuraient et hurlaient en moi.

Mistemul m’installa sur un tabouret gravé de runes, et commença une suite d’incantations complexes auquel je ne comprenais rien. Les psalmodient n’étaient qu’une suite de sons sans sens, les gestuelles étaient incohérentes, et la magie rassemblée indéfinissable. Lorsqu’il eut finis, Mistemul claqua des doigts, en un immense parchemin apparut dans ses mains. Il le lut à toute vitesse, si vite même que je ne compris pas ses paroles. Puis d’un coup ledit parchemin prit feu, et les cendres elles-mêmes disparurent. Mistemul me fit alors signe de me relever, et sortit un petit orbe translucide de sous son bureau. D’un geste, il montra l’intérieur de sa masure, puis d’un autre, nous obtinrent l’image et le son du passé, du moment où il avait lu. La séquence se déroula à nouveau, beaucoup plus lentement, si bien que Mistemul semblait en fait énoncer distinctement chaque mot. Et ce qu’il disait me glaça les sangs.

Apparemment, l’enchantement noir qui était celui de ma dague avait muté. Comme les âmes capturées n’avaient pas encore étaient livrées au Marchemonde, elles s’étaient retrouvées piégées. La malédiction était en fait l’activité psychique de toutes ces âmes. Pire encore, lancé par ce bâton étrange, l’enchantement noir était instable, ce qui avait mené à la création d’une sorte de conscience globale de tous les êtres piégés dans mon arme. A moins de prendre le dessus et le contrôle de cette conscience, et donc de ces consciences, je finirais complètement fou, aliéné par les plaintes incessantes, le jouet de ma propre arme. Je devais absolument l’éviter.

Cette fois, Mistemul me fit crédit. Il ne cessait de jeter des regards nerveux vers ma dague, comme si elle lui faisait peur. Il m’offrit une potion qui me permettrait d’entrer en communion avec elle. Il me conseilla de ne l’utiliser qu’une fois dans un lieu sûr, en Feleth. Je le remerciai, avant de me mettre en quête d’une autre faille pour rentrer.

La peur est intimement liée à la non-compréhension des choses. Depuis que je savais ce qui se passait, toutes ces voix ne m’effrayaient plus autant. En fait, si je ne portais pas attention à ce qu’elles racontaient, j’aurais presque pus avoir l’impression que les autres contractants du Marchemondes étaient encore là, avec moi. C’était assez déroutant de penser cela, comme si la présence d’autant de personnes dans mon esprit était un réconfort. En fait, je ne réalisais que maintenant à quel point je m’étais rapidement accoutumé à ce que le roi sous la montagne m’avait offert.

Une fois à nouveau sur Feleth, je me mis en quête d’un « lieu sûr ». Je finis par m’isoler dans les hauteurs des montagnes, de façon à ce qu’i me soit aisé de me neutraliser moi-même si jamais j’en venais à céder face à mes victimes, et que cela deviennent trop dangereux. J’avais scellée une race entière, je ne pensais pas vraiment que cela serait plus dur de m’emprisonner moi. Je m’assis en tailleur, et fermai les yeux. Le flot des pensées et des plaintes de mes victimes s’éleva clairement à ma conscience, alors que j’essayai de me détendre et de me rasséréner. Je sortis la potion de mon sac, et la bus d’un trait. Ma respiration se fit profonde d’abord, puis de plus en plus saccadée. Le léger manque d’oxygène, dû à l’altitude, amplifia ma détresse respiratoire, et bientôt je sombrai dans une transe magique.
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Uridan Sangried

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MessageSujet: Re: Monstre, Dieu, Gardien   Lun 3 Fév 2014 - 9:00

Le monde était blanc. Le monde, où l’intérieur de ma dague. Je m’attendais plutôt à quelque chose de sombre, une sorte de salle de tortures géantes, ou que sais-je ? Mais il n’y avait qu’un vide blanc sur lequel mes pieds ne reposaient pas. Où étaient ces âmes que j’avais fauchées ? Où étaient les furies qui me tourmentaient dans mon sommeil ? Je marchais, lentement, dans un monde sans bruit. J’essayais de crier, mais aucun son ne sortait de ma bouche. Je fermais les yeux, mais le monde blanc restait visible. Le temps lui-même semblait tantôt suspendu, et tantôt passait à une vitesse monstrueuse.

Au bout d’un siècle (ou était-ce une minute ?), le monde s’agita. J’en fus douloureusement conscient, comme si c’était ma chair elle-même qui était parcourue de spasmes. D’immenses mais fines colonnes du noir le plus profond s’élevèrent d’un coup tout autour de moi, et bien qu’aucune n’aie de visage, je sentais leur regard peser sur moi. De ces colonnes s’échappait un brouillard, et de ce brouillard émergeait une forme. Bientôt, la forme fut un visage semblable à celui d’un dragon, et l’on pouvait voir clairement qu’elle était dotée d’ailes membraneuses. Mais cela n’était rattaché qu’à un brouillard plus consistant et paque, qui formait comme un drap autour d’un corps qui n’existait pas. Une sorte de fibule ornait ce qui aurait pu être tantôt l’épaule, tantôt la poitrine de la chose.

Et quand bien même ce monde était blanc, ses habitants étaient aussi noirs qu’une nuit sans lune et sans étoiles. Et quand bien même ce monde était silencieux, chacun pouvait discuter avec les autres, comme si les mots ne s’embarrassaient plus de son pour se propager. Cependant, il n’y avait guère que la créature devant moi que je regardais : car elle était le somme des consciences emprisonnées ici, et c’est ici que je devais négocier ma paix.

Spoiler:
 

??? – Qui ? Toi ? Comment oses-tu ?

Uridan – Je suis ici pour négocier. Pour comprendre. Pour apprendre.

Je vais vous épargner la suite des « négociations », un tas d’idées décousues maladroitement mises les unes avec les autres. Le monde blanc déformait les pensées, les propos, distordait la logique. La haine des âmes s’apaisa, se réanima de plusieurs façons et en plusieurs occasions. Le monde du possible s’étendait devant nous, et nous l’arpentions. Puis vint un moment où, sans vraiment le savoir, nous arrivâmes à un compromis qui semblait le bon. Un parchemin apparut entre nous : nous y apposâmes nos signatures sans rien graver sur le papier, puis je me sentis aspiré, ou repoussé.

J’ouvris les yeux. Le monde était coloré, le son s’y propageait, je pouvais m’en couper en fermant les yeux, et le temps passait à un rythme régulier. Sans savoir comment ni pourquoi, je savais que tout cela n’avait duré quelques heures. Dans ma main, un petit parchemin était recouvert d’une écriture malhabile, qui cependant était indiscutablement la mienne. Je le lus, et je sus que la paix avait bel et bien était conclue … pour le moment.

Les âmes m’aideraient à vivre le plus longtemps possible, en me prêtant leur force et leur pouvoir. En échange de quoi, à ma mort, ma propre âme serait enfermée pendant mille ans dans la dague, où elle serait torturée par eux encore et encore, après quoi seulement la dague serait détruite, et toutes nos âmes relâchées. Pourquoi seulement mille ans ? Elles auraient pu me tourmenter pour l’éternité, mais alors quand auraient-elles enfin été libérées ? Quoiqu’il en soit, j’étais très satisfait. Avec la puissance des âmes, j’avais retrouvé une partie des pouvoirs du contrat, et mes propres capacités semblaient avoir atteint un nouveau palier. Et comme ce nouveau contrat engageait aussi les âmes qui seraient prochainement capturées, je n’aurais pas besoin d’y retoucher ou de m’inquiéter de la suite des évènements … jusqu’à ce que je meure. Ne me restait plus qu’à retourner vers mes fidèles, que j’avais abandonnés depuis près d’un mois. J’espérais au moins qu’ils seraient toujours là, et toujours fidèles, justement.
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Uridan Sangried

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MessageSujet: Re: Monstre, Dieu, Gardien   Lun 10 Fév 2014 - 10:18

Le contrat était complexe. Les âmes de la dague étaient peut-être forcées de m’obéir, mais plus le temps passait, plus il semblait évident qu’elles n’attendaient que ma mort. Régulièrement, cauchemars et chuchotis m’embrouillaient les idées et gâchaient mon sommeil. Cela faisait à peine deux semaines que j’étais retourné auprès de mes fidèles, et déjà mon changement d’attitude, dû à la fatigue, faisait jaser. Il fallait que je redore mon blason, et pour cela j’avais besoin de quelque chose de nouveau, qui sanctifie mon retour et pose à nouveau mon autorité sur ces petits crânes fervents.

A mon appel, tous s’étaient réunis dans la grande salle du manoir. Debout devant mon trône, je regardais mes hommes. Tous arboraient une lame rouge sang au côté, et la plupart l’arboraient même fièrement. Les dix patriciens rouges étaient assis autour de l’autel, dans les bures tissées des cheveux de leurs ennemis et teintes du rouge de leur sang. Je ne pouvais m’empêcher de trouver tout cela un tantinet trop voyant, mais qu’importe : ils avaient pris cette initiative d’eux-mêmes, et il faut bien dire que c’était plutôt amusant.

A l’écart des autres, les quinze prélats de l’acier carmin se tenaient en trois rangs de cinq. Un autre groupe, formé d’une trentaine de vampires ne portant pas d’armes, étaient ceux qui n’avaient pas encore combattus sous ma bannière. J’espérais bientôt leur trouver une bataille à mener, pour qu’ils fassent partie intégrante du groupe de mes fidèles. Cependant, j’avais mieux à faire à l’heure actuelle que de passer mes gens en revue. Je fis légèrement appel à mes pouvoirs, faisant apparaître les tatouages de sang sur ma peau, pendant que mes yeux changeaient.

Uridan – Je vous ai appelés pour vous annoncer une nouvelle. Nous sommes nombreux à présent, et notre influence grandit de jour en jour. Cependant, il ne suffira pas que nos ennemis craignent un Dieu et ses fidèles sans nom. Ils me vénèrent sous différentes formes, mais ne me reconnaissent pas sous ces traits. Aujourd’hui, nous allons entrer dans le jeu de leur guerre. Aujourd’hui, le fantôme qui les fait trembler gagne un nom. Aujourd’hui, nous avons un nom.

Un léger murmure parcourut les rangs, seuls les prélats et les patriciens restant de marbre : je les avais choisis pour leur totale dévotion, et c’était une satisfaction de voir qu’ils ne s’émouvaient pas de cela.

Uridan – Aujourd’hui donc, nous ne sommes plus un conglomérat de fantômes qui se battent au nom de moi. Aujourd’hui, nous devenons le flot du sang qui déferle depuis les abysses ! Aujourd’hui, nous sommes le fleuve maudit, qui répand la mort dans les rangs des fous qui osent s’opposer à nous ! Aujourd’hui, nous sommes une armée ! L’Armée du Quatorzième Styx !

Une ovation s’éleva. L’art des mots m’était resté de la démocratie, bien que je n’y sois pas le plus habile pour autant. C’était cependant suffisant pour galvaniser les esprits de ceux qui me croyaient dieu. Ce qui forçait les sceptiques à se rallier à la liesse. Et les indécis à basculer définitivement chez les convaincus. Tant mieux, me voilà donc Dieu de l’Armée du Quatorzième Styx.

Alors que les cris se taisent, un murmure sournois résonne en moi, un écho de nombreuses âmes, toutes réunis sous la même voix. Elles semblaient jubiler, et malgré leurs voix entremêlées je compris quelques mots. Etrangement, ces mots firent courir un frisson le long de mon dos, comme s’ils étaient une sorte d’avertissement ou de menace.

Gardien des Morts … Passeur antique … Garant de notre revanche …
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