''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Chroniques d'un esclave

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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


Chroniques d'un esclave _
MessageSujet: Chroniques d'un esclave   Chroniques d'un esclave EmptyLun 9 Avr 2012 - 10:54

Ce post sera modifié à chaque nouvelles informations.









Chroniques d'un esclave Aoi-le10


« Je ne sais pas trop par quoi commencer. Peut-être expliquer mon but dans la vie ? C’est un peu pompeux comme phrase. Plutôt le but de ma survie. Ca colle mieux. Bien… Aoi Haandar, 17 ans. Esclave, fugitif et accessoirement guérisseur. Ainsi que Séraphin. Pour faire court, on m’a abandonné lâchement sur cet horrible monde après m’avoir tranché, voir arraché les ailes. Je ne sais pas vraiment comment ils s’y sont pris. Et à vrai dire peu m’importe, le résultat reste le même… Enfin, soit. Je recherche ma sœur. Probablement ma chère jumelle, vu notre ressemblance. Elle, avait le don de soigner les gens de toutes sortes de blessures… Elle pourrait certainement soigner les miennes »


Chapitre III – un vrai Séraphin.


Extrait du RP "Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]" avec Volac Nénavist', page 2.


Retour des ailes de Aoi.


Je serrais les dents, mordant avec toutes mes forces dans un morceau de cuir, alors que ma vision se troublait déjà de par la douleur qui ne voulait pas quitter mon dos. Elle incanta. Une nouvelle douleur, semblable à une fracture, se fit sentir. Elle reconstituait mes os… Je chassais les larmes qui naissaient aux bords de mes yeux. Ce n’était pas le moment de craquer ! Ce n’était que le début après tout ! Elle continuait d’incanter et la douleur se faisait de plus en plus présente. La chair de mes omoplates était à vif, et je pouvais sentir du sang couler le long de mes flancs. Je mordais d’avantage sur le bout de cuir dur, alors qu’elle désinfectait les plaies avec de l’eau bouillante. Qu’est-ce que ça aurait donné si elle n’avait pas appliqué de baume anesthésiant… Une nouvelle douleur, plus forte encore. Semblable à celle que l’ont peu ressentir alors que l’ont vous déchire un muscle. Ce fut de trop, et je tombais dans l’inconscience…

Je me réveillais un jour plus tard. Un étrange inconfort m’avait tiré de mon sommeil. Je m’étais redressé, cherchant dans mon dos ce qui avait pu être aussi énervant… avant de sentir le doux duvet de mes membres retrouvés. Je lui avais sauté au cou, je m’en rappelle encore très bien, tant la joie m’avait emporté dans une ivresse jamais connue auparavant. Mes ailes étaient encore petites, à peine plus grandes que celles d’un aigle royal. Mais elles pousseraient avec le temps ; il lui aurait été trop éprouvant de les faire plus grandes.



Epilogue du RP, nouvelle vie pour Aoi.


Cela fait déjà une année que cette histoire m’est arrivée. Peut-être même quelques lunes de plus. Mes ailes avaient commencé à grandir il y a trois lunes, et avaient pris une dizaine de centimètres de chaque côtés. J’avais arpenté toute la partie « civilisée » de Feleth avec Driana, dans leurs carrioles. J’avais beaucoup appris à ses côtés, et je pouvais maintenant soigner sans tourner de l’œil un membre perdu depuis plusieurs semaines. Elles m’avaient accueilli comme si j’avais toujours été là, même si son amie ne m’a pas accepté tout de suite. Pour se faire pardonner, elle me fabriqua une amulette comme celle de Driana : elle dissimulait mes ailes, et changeait mes cheveux d’un blond de blé en un noir de jais, le bleu de mes yeux était également recoloré en un vert scintillant. Ma peau était matte. Avec ça, je pouvais errer en rue tranquillement.

Après m’être intégré dans le groupe, j’avais même eu droit à ma propre carriole. J’avais une maison, qui m’appartenait, enfin ! J'y entreposais beaucoup de livres de médecines mais aussi beaucoup de bouquins sur Adiryl. Ce n'étaient que des témoignages de personnes ayant réussi à franchir les "failles" et en revenir, et ils étaient unique. Kaai'to avait réussi à me les dégoter. Lui aussi faisait partie du voyage à présent. Il en avait assez de s'être sédentarisé et avait décider de nous rejoindre, avec sa propre carriole. Et ce n'était pas plus mal: il avait le don de toujours trouver tout ce dont nous avions besoin. Un as du marchandage!

Durant l’opération, Driana en a profité pour retirer ma « marque ». Je ne me considérais plus comme un esclave. Mes ailes revenues, ma marque disparue, j’étais un séraphin, un vrai. Libre comme jamais. Et j’avais commencer à m’entraîner, avec quelques-uns des hommes de mains des filles. Mon but ? Prouver à Volac, quand il reviendra, que je peux me défendre seul à présent. Prouver que tout ce voyage m’avait mené à quelque chose. Qui sait ? Peut-être le reverrais-je … ?


Dernière édition par Aoi Haandar le Mar 17 Juil 2012 - 15:14, édité 1 fois
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


Chroniques d'un esclave _
MessageSujet: Re: Chroniques d'un esclave   Chroniques d'un esclave EmptyJeu 19 Avr 2012 - 11:05


Personnages importants pour Aoi.





Driana
Chroniques d'un esclave 19783611
Race: Séraphin
Métier: Guérisseuse, bienfaitrice
Âge: 17 ans

Couleur des yeux: Bleu
Couleur des cheveux: Blonds
Relation avec Aoi: Soeur


"Elle a vécu avec moi quand nous étions encore chez mes défunts parents adoptifs. Nous étions très proches l'un de l'autre, mais Driana a toujours eu des prédispositions pour la magie curative: elle connaissait toutes les utilités des plantes et soignait régulièrement les petits bobos de la famille. Nous étions forts semblables tous les deux, ce qui nous a toujours un peu frustrés; elle est un séraphin et moi aussi. Nous ne le savions pas à l'époque, évidemment, mais aujourd'hui, j'en viens à me demande si elle n'est pas ma sœur biologique, plutôt qu'adoptive...

Avant elle avait des bosses dans le dos, là où normalement se trouvaient ses ailes. Moi j'avais des creux. Le jour où les mercenaires sont venus attaquer le village, ses bosses ont littéralement éclaté alors que ses ailes étaient revenues à leur place. Elle s'était alors enfuie. Je ne lui en veux pas. Récupérer ses ailes et manquer de se faire violer dans la même journée, ça ferait fuir n'importe qui.

Plus tard, j'appris qu'elle parcourait entièrement le pays, à la recherche de personnes au grand cœur ayant besoin de son aide pour les guérir. Une sorcière s'était joint à elle; l'une soignait les blessures des plus méritants par des miracles, l'autre détectait les pommes pourries et le signalait à ma sœur. Depuis que j'eus appris ça, je me mis en quête de la retrouver, coute que coute: ma plus grand crainte avait été qu'elle rencontre des pervers, comme ce fut mon cas. Mais elle, elle était libre. Et elle pourrait me soigner.

_______________________________________________________________________________





Kaai’to

Chroniques d'un esclave Kaaito10

Race : Humain
Métier : Marchand d’herbes, casseroles d’étain et autres breloques.
Âge : Un peu moins d’une trentaine d’années.

Couleur des yeux : Bleu.
Couleur des cheveux : Bleu.
Relation avec Aoi : Amant.

«Cet homme est un des rares humains que je peux apprécier. Il faut dire que je lui dois une fière chandelle. Alors que j’étais poursuivi par la garde, il m’avait caché dans son étal et m’avait couvert. Pour le coup, c’était juste qu’il déteste ces hommes sans scrupules. Il était marchand itinérant et m’avait garder chez lui, dans sa tente durant quelques jours, profitant de mes connaissances en herboristerie pour étendre ses produits et ainsi, son commerce. Alors qu’il était absent un jour, les soldats vinrent rendre une visite surprise et me virent. Ils me capturèrent et m’emmenèrent. Je ne dus pas attendre plus de deux heures dans un cachot sordide qu’il arriva avec un grand sourire, brandissant le trousseau de clés permettant d’ouvrir les cellules. Il avait préalablement assommé toute une clique de gardes afin d’éviter les ennuis.





Chroniques d'un esclave 20841711

Après notre évasion, je parcourais un petit bout de chemin avec lui. Traversant plusieurs plaines et étendues, nous nous sommes même égarés dans les montagnes, errant dans un canyon aride. Il avait quelques connaissances là bas et je pus découvrir tout un tas de nouvelles plantes. Ce fut vers ce moment là que notre relation s’est un tout petit modifiée je pense… Passant de « ami » à « amant ». Même moi je n’avais pas trop imaginer en arriver là.. Bref, depuis, dès que j’ai des soucis, je sais que c’est lui que je dois aller trouver… Il loge aux alentours de Venill. Enfin, aux dernière nouvelles…

Après que je sois enfin parvenu à retrouver mes ailes, il ne tarda pas à rejoindre le petit groupe que formait la troupe de guérisseurs de ma chère sœur Driana. Je n’avais pas la moindre envie de retourner à mon état de fugitif et, quand je lui avais proposé de rejoindre le mouvement, il avait de suite accepté. Il s’était depuis longtemps lassé de sa vie de sédentaire et cherchait à retourner sur les routes. Logeant dans sa propre roulotte, il aidait volontier le groupe à trouver une place sur une foire ou à dégoter des plantes ou objets rares. Un escroc reste un escroc, après tout."



Kaai’to n’a pas de nom de famille. Il est le fils de « Personne ». Il était le fils d’une prostituée qui errait sur les quais à la recherche d’un éventuel client. Non pas qu’elle était laide, elle était même très jolie. Sa mère était un vampire. Un étrange mélange qui permettait une plus longue vie à sa fille. Enfin, si elle venait à mourir de mort naturelle. Ce qui n’arriva pas. Elle fut assassinée par l’un de ses clients.

Le jeune garçon, à peine âgé de dix ans à cette époque, dût découvrir la dure vie d’un pensionnat. Pas le beau pensionnat des nobles, non. Le genre de pensionnat des bas fonds de la ville où les pauvres orphelins dormaient les uns sur les autres dans des lits miteux. Après trois longues années dans ce taudis, il s’enfuit et découvrit le Monde. Il fut bien vite enrôlé dans un groupe de voleurs. Ils cherchaient des enfants pour chaparder des trucs. C’est ainsi que le jeune adolescent passa sa vie à voler. Mais ses crimes montèrent un échelon à ses dix sept ans où il commença à assassiner des personnes « envahissantes ». Il se mit ensuite à son compte en tant que mercenaire. Il rencontra alors une dame qu'il pensait arnaquer. Il n'avait pas prévu qu'il allait devoir lui passer la bague au doigt pour pouvoir bénéficier de son argent... Il lui servit en prétexte de partir étudier les plantes et s'en fut aussi loin que possible. Mais la jeune dame l'avait cru et, malheureusement pour lui, lui envoyait régulièrement un messager avec des lettres.

Vers ses vingt et un an il fit la rencontre d’Aoi. Il avait raccroché son métier depuis un an et s’était reconverti dans la vente de breloque, en roulotte. Aoi partit à la recherche de ses ailes et les années passèrent. L’envie de reprendre son travail de voleur et de mercenaire lui revint. Et il le fit. Mais ça… Aoi ne le savait pas, évidemment.






Photos détaillées:

Spoiler:
 


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Sir Gunar

Chroniques d'un esclave Carl_Woodley

Race : Humain.
Métier : Revendeur d’esclaves.
Âge : Une quarantaine d’années.

Couleur yeux : Bruns
Couleur cheveux : Noirs mais grisonnant par endroits.
Relation avec Aoi : Actuel propriétaire.

« Ce type… Un Connard avec un grand C. Après avoir pris un malin plaisir à m’humilier lors d’une de mes petites révoltes, ce type ne m’a plus lâché d’une semelle. Il était… obsédé par moi. Il aimait me rabaisser, me ridiculiser. J’étais sa nouvelle victime, d’après ce que disaient les autres esclaves. Et ça alla jusqu’à l’indignation suprême : il me marqua au fer rouge, comme un vulgaire bovin. Je le hais plus que tout ! »


Sir Artae Gunar est un homme riche, avide et volage. Il possèderait cinq grands manoirs en campagne et en ville, tous à des noms différents : l’homme n’aimait pas débourser un seul sous. Enfin, à une exception près ; les vêtements. Un vrai Dandy, une bonne partie de sa fortune part en nouvelles collections ou en cadeaux pour ses conquêtes.
Bref, un homme avec un ego surdimensionné qui a bien trouvé son métier pour le satisfaire, cet ego : Vendeur d’esclave. Il se dit être compréhensif et n’aimant pas faire du mal à autrui. Ca c’est la version officielle. Officieusement, il passe son temps à battre sa marchandise, à les ridiculiser et à les rabaisser. C’est sa manière à lui de se sentir fort et puissant.

Le gaillard a aussi la main baladeuse et collectionne les conquêtes d’un soir. Le genre de conquêtes consommées dans la charrette même, durant un bal. Il n’a aucun scrupule et, rustre qu’il est, s’amuse à jeter les pauvres damoiselles en fin de soirée. Qu’elles n’étaient qu’un amusement.

Avide de pouvoir et d’argent donc, il s’est attiré pas mal d’ennemis et s’est improvisé chef dans ce qui est la fuite. Ses manoirs regorgent de passages secrets pour pouvoir fuir en cas d’attaque sur sa petite personne. Pareil pour ses succursales de ventes d’esclaves. Un vrai serpent qui se cacherait dans le premier trou à rat disponible. Ce qui explique certainement pourquoi il est toujours en vie...

Véritable fraudeur, il n’apparaît sur presque aucun registre. Enfin si. On l’y voit propriétaire d’une modeste demeure noble mais pas très fortuné. Pour le reste des propriétés, c’est à coups de pots de vin et d’arnaques en tout genre qu’il a réussi à les mettre sur le compte d’autres personnes. Décédées. Conclusion ? L’homme est un sacré vicelard qui s’attire beaucoup d’ennuis.



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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


Chroniques d'un esclave _
MessageSujet: Re: Chroniques d'un esclave   Chroniques d'un esclave EmptyMar 21 Aoû 2012 - 18:09

Petites anecdote en tout genre...

Ici seront regroupé plusieurs "sortes" de RPs Solos plutôt courts propres à l'histoire d'Aoi.




On ne se moque pas impunément d'un ange innocent.

Il avait osé. Il m’avait trahi. Et je ne pardonne pas la trahison et la fourberie. Il m’avait endormi avec ses belles promesses, ses jolis cadeaux. Il m’avait juré qu’il n’avait que moi. Que j’étais le soleil qui illuminerait à jamais sa vie misérable. Il m’avait menti. Et, vu qu’il a une vie misérable, autant y mettre un terme.
Il était rentré tôt ce jour là. Il ne se doutait pas que je trouverais quelques vêtements de son amant cachés sous le lit. Oh vous allez me dire qu’ils auraient pu appartenir tout simplement à l’un de ses amis. Mais dans ce cas, les draps n’auraient pas l’odeur de « l’autre » homme. Une odeur bestial de galipettes exécutées furtivement, dans l’interdit et le mensonge le plus total. Non pas que je n’étais pas contre le fait que mes amants aient eux aussi plusieurs amants. Mais le fait de me le cacher est pour moi une faute impardonnable. Et toute faute impardonnable se doit d’être punie de la manière qu’il convient…
Il était donc rentré tôt. C’était parfait. J’avais mitonné un bon repas, comme à mon habitude et je l’avais accueilli chaleureusement. Un baiser déposé sur ses lèvres, son manteau rangé dans la penderie… il partir se reposer sur son canapé, fatigué par une longue journée de travail. Oui, je m’étais donné le rôle de… femme au foyer, si on peut dire. Etant en cavale, je n’avais pas le loisir de faire autre chose de toute manière. J’avais bien l’intention ce soir de lui faire avouer sa faute.
Et de le punir ensuite.
Il me fit savoir qu’un de ses meilleurs amis allait passer dans la soirée et que j’aurais à me cacher dans la chambre pour éviter qu’il ne me voie. Il allait rester longtemps donc je pouvais dormir. Je devinais de suite qu’il s’agissait de ce fameux amant, évidemment. Mais je me laissais aller à son jeu. Je parviendrais certainement à entendre un bout de conversation compromettante et à le piéger par après.

Le soir venu, j’allais me coucher. Il vint même vérifier si je dormais vraiment. Une fois qu’il eut claqué la porte, je me relevais et allait écouter au travers du mur, avec un verre pour amplifier le son. Ils discutèrent bien vite du travail de son « ami » et de a famille qui ignorait ce qu’ils faisaient, à deux. Quelques bruits suspects m’indiquèrent qu’ils s’embrassaient. Je faisais fis du pincement qui enserrait mon cœur pour me concentrer sur leur conversation. Et la suite me plu encore moins. Son amant lui demanda où j’étais, en ce moment, et si il n’y avait pas de risques que je les voie. Il lui fit savoir que je dormais et que si je devenais trop envahissant, il me livrerait aux gardes, en prétextant une balade en ville.

Il voulait donc se débarrasser de moi ? Bien. Je me débarrasserais de lui bien avant ça.



Il partit tôt le lendemain à son travail. Assez de temps pour moi donc pour lui préparer un succulent repas. Et… j’ajoutais un petit supplément à ce dit repas. Des herbes en poudre, spéciales, que Kaai’to m’avait vendues. Il avait d’ailleurs fait une drôle de tête quand je les lui avais demandées. Elles avaient pour effet de déclencher de fortes toux, des nausées, des vertiges, une forte fièvre et affaiblissait progressivement la personne si on lui en donnait un petit peu pendant plusieurs jours et en augmentant les doses. La mort assurée après quelques jours d’agonie. Si on en donnait trop d’un coup, cela ne pouvait durait que quelques heures. C’était une question de dosage et de pratique. Mais elles me serviraient bien aujourd’hui. Je déposais une pincée de la poudre dans son potage et dans la sauce de sa viande avant de me laver précautionneusement les mains. Je mélangeais délicatement les « épices » dans son repas avant de le laisser mijoter.
Il revint dans l’avant-midi et me fis savoir qu’il était fatigué. Je lui apportais donc son repas mitonné avec « amour » qu’il s’empressa de humer avant de se saisir de sa cuiller et de vider son assiette de potage. Si j’ai pris plaisir à le voir ingurgiter le poison ? Je mentirais si je disais que non. Je me sentais… puissant. Quelque chose qui n’arrivait pas souvent. Il semblait tellement heureux, tellement rassasié par ce bon petit plat… Il ne se doutait pas que ça le mènerait à une mort certaine. J’en souriais intérieurement. Et il tomba malade le soir même.

Il se plaignit tout d’abord de douleurs dans la gorge et toussa beaucoup. Puis il fit savoir qu’il avait mal au ventre et à la tête. Je lui dis alors de s’installer dans le lit, que j’allais lui apporter quelques décoctions. Que c’était certainement une petite maladie qui passait par là, transportée par un de ses compagnons de travail. J’en profitais pour rajouter un peu de poudre dans la dite décoction et la lui apporta. Il la but sans même se méfier, ayant toute confiance en mes remèdes. Pauvre naïf… Dans un nouveau sourire, je lui indiquais de dormir, qu’il lui fallait prendre du repos. Il s’excusa de m’imposer ça, qu’il aurait bien voulu m’emmener en ville plus tard…
Je lui préparais donc un somnifère. Sinon, il allait m’emmerder toute la nuit avec ses histoires. J’avais un meurtre à peaufiner moi !

Le lendemain matin, son état empira un peu. La fièvre l’avait largement gagné et il était bouillant. Comme le bon amant que j’étais il y a quelques temps, je lui déposais un chiffon sur le front et lui apportait régulièrement des médicaments. De faux médicaments évidemment. Il fallait juste qu’il croie que ça allait le soigner. Il semblait m’admirer pour ce que je faisais pour lui, mais aussi rongé par le remord. Alors comme ça on regrette ses tromperies ? Il est trop tard pour cela.

Le jour suivant, ce fut des toux sanglantes qui se manifestèrent. Je fis donc mine de rechercher dans mes bouquins et lui indiquais que je ne connaissais absolument pas ce que cette maladie aurait pu être. Il commença alors doucement à paniquer. Je lui assurais que j’allais chercher divers remède et qu’on allait les essayer, pour voir ce que ça pourrait faire.
Je continuais évidemment à lui apporter son potage et sa viande en sauce, pour qu’il ne perde pas de force. Enfin ça c’était la version officielle bien entendu. Il mangeait aveuglément cette nourriture empoisonnée sans réfléchir plus loin que le bout de son nez. Bref, c’était amusant. Il se faisait doux comme du miel, empli du remord qu’il était d’avoir dans ses plans l’idée de me jeter dans les pattes des gardes, sans aucune considération à mon égard. Plusieurs fois il me dit que j’étais un chic type. Plusieurs fois je lui souris sans rien répondre. Pourtant, l’envie de tout lui révéler me brûlait les lèvres, comme un plat un peu trop épicé mais délicieux. Pas encore. Il n’était pas suffisamment faible.

Les jours passèrent et son état se dégrada encore. Voilà une semaine qu’il était cloué au lit. Son ami était venu le voir un jour, avec une mine incroyablement funèbre. Ils discutèrent peu mais il resta pourtant longtemps à son chevet. Enfin, jusqu’à ce que je le chasse pour le « soigner ». Comme à mon habitude depuis le début de sa convalescence, je déposais une assiette fumante de bouillon devant lui. Il attrapa fébrilement sa cuiller et commença à boire, trempant de temps à autre son pain dans la mixture. A la moitié de son assiette, il fit une pause pour tousser. Du sang, comme depuis cinq jours, sortis de sa bouche. Attentionné que je suis, je lui épongeais les commissures des lèvres. Il ne tint plus.

- … T’es un chic… type.. j’te mérite… pas.

Il avait affiché un sourire en coin en disant ça, faisant fi de sa voix rauque et cassée. Il ne pensait pas ce qu’il disait. Alors la tentation fut plus forte que la raison. Je lui révélai tout à demi-mot :

- … Ca je le sais bien, voyons !

Cette phrase c’était accompagné d’un sourire charmeur, mutin. Comme si c’était une plaisanterie. Il sembla comprendre cela au début.

- Maintenant, fini ta soupe.


Il riposta, indiquant qu’il n’avait plus faim. J’insistais. Et c’est à ce moment que ses yeux se posèrent sur sa soucoupe de potage pour ensuite se diriger vers moi. Ah ? Enfin, il avait compris ? Un large sourire se dessina sur mes lèvres. Je le sentais, cette euphorie passagère. Et je ne pus même pas m’empêcher de pincer ma langue entre mes dents, trop heureux que j’étais de ma petite vengeance.

- Ah, ça y est, tu comprends… Quel terme avais-tu utilisé encore ? Ah oui… Tu « percutes » !

Ses yeux s’agrandirent d’effroi. Il venait de comprendre qu’il était complètement à ma merci. Il était trop faible pour bouger. Et donc trop faible pour fuir. Son ami ne pourrait revenir que dans quelques jours. Il suffirait de l’éliminer avant cela. M’enfin, il lui resta tout de même assez de force pour m’envoyer son assiette à la figure. Projectile que j’esquivai de justesse.

- Je… ne… mangerais plus !


Un ricanement s’échappa de ma gorge. Je me serrais presque fait peur à moi-même… La colère et la haine avaient ceci de merveilleux qu’elles transformaient les gens. Elles avaient parfaitement réussi leur relooking dans mon cas, me transformant en une créature assoiffée de vengeance. Un petit démon qui se satisfaisait de voir sa proie tenter une résistance.
Je le laissais donc seul, prenant garde à verrouiller fenêtres et portes depuis l’extérieur et je m’appropriais le salon pour lire quelques nouveaux ouvrages en médecine. Le somnifère que j’avais mélangé à son repas sembla faire son effet vu que je ne l’entendis plus de la soirée.

La résistance continua le lendemain. Il refusa d’ingurgiter son lait chaud.

- Allons… C’est un bon lait chaud au miel préparé avec amour ! Tu ne vas quand même pas le laisser là…


Il s’évertua à laisser sa bouche close alors que je tentais de le faire boire. Perdant patience, j’attrapais son menton et lui glissa le rebord de la tasse entre les lèvres, prenant place à califourchon sur lui afin d’avoir plus de force. Dans son état, même un enfant aurait pu le mettre à terre. Mais le bougre était coriace et m’arracha le récipient des mains d’un revers de manche et me cracha le lait que j’avais réussi à lui faire prendre en bouche à la figure.
Je voulais éviter tout soucis pour moi. J’allais donc vite me laver les mains et le visage. J’étais resté calme. Je ne voulais pas lui montrer mon agacement. Mais la colère m’emporta alors qu’il tentait de se lever. J’attrapais un vase et, hors de moi, je le jetais contre un mur. Il s’arrêta net.

- Que tu boives ou pas ce que je te donne à avaler, j’en ai rien à foutre ! Tu vas crever dans quelques jours, avec toute la dose que t’as ingurgité ! C’est clair !? Tu vas crever comme le traître et le chien que tu es !


Et je m’en étais allé, claquant la porte derrière moi. J’avais passé mes nerfs sur les meubles de la maison, renversant vases et décoration, lançant les petites babioles en tout genre dans l’âtre de la cheminée avant d’y mettre le feu. Que je le haïssais… je le détestais ! Après avoir briser une énième armoire et m’être cassé la voix, je me calmais enfin et me décidais à aller nettoyer les débris dans la chambre. J’y fis le ménage proprement, sous le regard torve de mon ex-amant et futur cadavre. Ensuite je passais la journée à lire, jusqu’au soir où je commençais à préparer son repas. Du lait chaud, encore. Ca tache moins que de la soupe. Au moment de partir lui apporter son repas, mon regard s’attarda sur la pile de bris de verre, conséquence directe de notre altercation du matin. J’avais un gros doute et il fallait que j’en ai le cœur net.. Il en allait de ma vie après tout. Je reconstituais alors minutieusement les deux récipients pour m’apercevoir bien vite qu’il manquait un gros morceau de verre au vase et un autre à la tasse. Des morceaux particulièrement pointus et tranchants. Je jubilais d’avoir mis au jour son stratagème mais à la fois j’avais peur de le savoir si revêche. Et si il arrivait à me blesser ?

C’était simple comme bonjour. Je ne lui apporterais plus à manger. Il n’en avait plus pour longtemps après tout.

Doucement, j’ouvris la porte de sa chambre. Il était nerveux. Il me fixait d’un regard empli de colère et d’angoisse. Je lui souris et m’assis sur une chaise, à l’opposé de son lit.

- Et bien ? Tu ne m’attaques pas avec ces débris que tu as pris tout à l’heure ?


Ses yeux mis clos s’écarquillèrent. Il avait peur. Et il était désemparé. Tellement désemparé que je voyais des larmes poindrent aux coins de ses yeux, alors que son menton se tordait de frustration. Je fouillais alors la chambre, pour trouver les armes sous son matelas. Il n’avait pas fait un geste pour m’arrêter. Il était résigné. J’avais également trouvé un petit message à l’attention de son amant. Dans lequel il indiquait que j’essayais de le tuer. Je souris.

- Tu sais, tu ne verras plus ton cher ami. Tu mourras avant ça. La nuit prochaine ou dans deux jours, au mieux. Il serait donc peut-être temps de prier pour ton âme et te repentir de tes pêchés, tu ne penses pas ?


Je sortis, d’un pas royal, alors qu’il laissait librement les larmes couler sur ses joues.
Et comme je l’avais annoncé, il allait mourir le lendemain soir.

Son état s’était grandement détérioré. Il pouvait à peine parler, à peine bouger. J’étais resté assis à côté de lui, le plus proche possible, et le fixait de mon regard suffisant, un sourire mutin accroché aux lèvres. Il agonisait. Et plus il s’éteignait, plus ma vengeance me satisfaisait. Il tenta alors d’articuler quelques mots. Des mots qui semblaient s’accorder pour dire « Pardonne-moi et je te pardonnerais». Il avait prononcé si bas que je l’avais à peine entendu. Ceci évidemment accompagné d’un regard de chien battu.

Pourquoi ne l’avais-je pas épargné ? Et bien je vais vous donner la même réponse qu’à lui…

«- Je ne pardonne pas la trahison. »
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